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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Psychodrame

Mardi 17 mai 2016

Par Gilles Bordonado

J’ai presque versé une larme devant le désarroi de «nos» humoristes qui plaidaient la libre expression dans la très «dramatique» décision d’un assureur de retirer un numéro du «très prestigieux» Gala Les Olivier.

Personnellement, je trouve que c’est l’une des plus grosses tempêtes dans un verre d’eau qui soit survenue dans le merveilleux monde de l’humour et du show-business québécois depuis des lunes.

Je ne vois pas tout ce qui cause la commotion dans ce dossier «si» épineux qu’il mérite qu’on en débatte pendant des jours et des jours dans les médias nationaux et maintenant dans… votre journal préféré, me direz-vous.

Regardez autour de vous et dites-moi depuis quand les humoristes d’ici sont censurés par de méchants avocats et de tyranniques assureurs? Que deux d’entre eux aient été bâillonnés et qu’ils s’en plaignent, grand bien leur fasse. Et dans le cas qui nous occupe, assurément que ça a été un geste bien malhabile que de les faire taire, car cela les a amenés à en parler encore plus. Quel psychodrame inutile!

Personnellement, je ne cautionnerai pas les propos d’un humoriste qui attaque personnellement les individus, sans retenue, et qui salit des réputations sous le seul prétexte qu’il doit faire rire. Il n’y a pas deux droits qui s’appliquent en société, celui des humoristes et celui des autres citoyens. Si un humoriste raconte des niaiseries, qu’il fait preuve de racisme ou qu’il attaque des gens sans défense et sans raison et qu’il se fait poursuivre, qu’il assume.

D’ailleurs, je crois que tous les humoristes ont la liberté qu’il faut pour s’exprimer et dire toutes les niaiseries qu’ils veulent et que leurs fidèles spectateurs applaudissent.

Comprenons-nous bien, je suis un grand amateur de spectacles d’humour, comme la majorité des Québécois d’ailleurs. Pour que le Québec se dote d’une école nationale dans le domaine et que sa population fasse vivre une industrie complète associée à ça, comme un méga festival internationalement reconnu, il faut que nous formions un terreau fertile pour ce genre d’art. Et j’y contribue, peut-être trop d’ailleurs.

Pour moi, cependant, il est clair qu’il n’y a pas deux lois. Il y en a une et elle doit s’appliquer à tous. Fort heureusement, pour tous les Mike Ward (dans le cas de Jérémy Gabriel en tout cas) et les Dieudonné de la Terre, il y a bien plus de vrais et talentueux comiques qui connaissent les limites de leur métier et le respect qu’ils doivent avoir d’autrui.

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