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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Du caractère

Mardi 4 août 2009

Par Gilles Bordonado

Quand je pense à Gilles Forest, le premier mot qui me vient à l'esprit est «respect». Du respect, il en imposait. Gilles Forest s'est donné pour sa ville pendant 25 années, remportant, de mémoire, toutes les élections auxquelles il a fait face. C'était un homme terre-à-terre, qui avait une énergie débordante, peut-être du fait de l'agriculteur travaillant qu'il était.

Des positions claires

Les hommages que lui ont rendus, dans la présente édition, le maire Richard Marcotte et l'ancien maire Irenée Forget sont révélateurs du personnage. «Caractère» est le maître mot.

Gilles Forest n'avait pas la langue dans sa poche. Il avait des opinions claires sur la façon dont les choses devaient se faire et se passer. La langue de bois et les faux-fuyants, Gilles Forest, il ne connaissait pas ça.

Marie-France Despatis, ancienne journaliste et propriétaire de La Revue, était une habituée des réunions du conseil municipal de Mascouche. Elle m'a raconté qu'à l'une de ces rencontres, un citoyen ne cessait de se plaindre au micro de l'administration de la ville, mettant en parallèle la «saine» administration de Terrebonne. Visiblement excédé par l'entêtement dudit citoyen, Forest lui aurait répondu du tac au tac : «Si vous n'êtes pas content de Mascouche, eh bien, déménagez donc à Terrebonne!» Problème compliqué, solution simple. Personnellement, j'adore. Pas de tataouinage.

Toujours impliqué

Quand je suis arrivé comme journaliste à La Revue en 1989, cela faisait déjà six ans qu'il avait tiré sa révérence à la mairie. Je ne l'ai donc pas côtoyé comme premier magistrat, mais à l'occasion comme commentateur de la vie politique municipale de Mascouche.

Ces rencontres ou ces appels téléphoniques ont toujours été cordiaux. Il prenait le temps de nous écouter, de soupeser le pour et le contre, mais quand il sentait sa position solide, ses idées étaient bien arrêtées et il les exposait clairement.

C'était un homme d'action, un homme de décision. Je sentais, malgré le temps  passé, qu'il s'ennuyait de la politique active.

Je l'ai ressenti en particulier à l'élection municipale mascouchoise de 1991, alors qu'il avait fustigé un certain aspirant à la mairie dénommé Richard Marcotte. Sa déclaration, qu'il m'avait donnée en exclusivité si mon souvenir est bon, avait fait tout un tapage. Les Mascouchois étaient cependant ailleurs. Bien qu'on sentait toujours dans sa voix toute cette passion pour sa communauté, celle-ci évoluait sur des terrains qu'il n'avait jamais connus et qui ne le connaissaient pas.

Une contribution exceptionnelle

Gilles Forest était de ces hommes qui ont appris à vitesse grand V comment faire une municipalité d'un village. Irenée Forget en fera de même quelques années plus tard à Saint-Louis-de-Terrebonne et à Terrebonne, ce dernier disposant cependant d'outils plus développés et d'une vision plus moderne de l'appareil municipal. Entre les retraits politiques de Gilles Forest en 1983 et d'Irenée Forget en 1997, bien de l'eau avait coulé.

Ces deux hommes ont cependant des parcours similaires. Chacun, de son temps, a contribué de façon exceptionnelle au développement de sa ville, s'y donnant corps et âme. Je vous dirais que les maires d'aujourd'hui ont ce même rythme de vie, ne s'appartenant souvent plus. Cependant, ils disposent de machines beaucoup plus sophistiquées que Gilles Forest et, dans une moindre mesure, Irenée Forget.

Notre région, et Mascouche en particulier, doit beaucoup à Gilles Forest, et c'est avec fierté que je le salue pour sa formidable contribution au développement de notre communauté.

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