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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Œuvre

Mardi 24 mai 2016

Par Gilles Bordonado

Avec le décès de Richard Marcotte, un pan de l’histoire moderne de Mascouche disparaît. «Richard» aura marqué sa ville comme aucun maire ne l’aura fait auparavant.

Richard Marcotte avait du cran. Vendeur de la vision qu’il voulait imposer de sa ville, il a fracassé des portes pour la faire valoir. Ce Machiavel savait diviser pour régner. Élu préfet en montant les maires Forget, Therrien et Bélec les uns contre les autres, il retentera l’affaire lors des fusions imposées par Louise Harel. Les trois l’ont vu venir. Le retrait de Mascouche de l’ex-SORDEM (CLDEM), qui l’avait mise au monde, était une magistrale contradiction.

Comme je le présente en page 6, le bilan de Richard Marcotte est sans pareil pour Mascouche. Sa vision du «Nouveau Mascouche» était géniale. Ça a été une ère dorée, les projets se multipliaient malgré les crises. Richard trouvait toujours le moyen de survivre, ralliant citoyens et ennemis du passé à sa cause. Quand on disait de ce chat à sept vies qu’il était fini politiquement, une petite voix nous susurrait à l’oreille qu’on ne devait pas le compter pour battu. Avec raison.

Sa confiance hors normes frôlait l’omniscience. Il avait la solution à tout. Si ses discours ponctués de «Je vais vous apprendre» faisaient la leçon, je ne crois pas que Richard Marcotte était prétentieux. Privé de père, élevé par une mère absente, cet homme seul s’est fait seul, il a été un survivant à la volonté de fer.

Je pense qu’il avait le service public à cœur, mais qu’il a eu la morale élastique, se disant que, lui aussi, avait le droit de toucher au pactole, erreur magistrale lorsqu’on sert le public. Quelquefois, il avait un détachement troublant face aux choses touchant le contribuable. Il faut ce qu’il faut. La hausse des comptes de taxes en fin de règne en était le meilleur exemple.

Ne pas avouer l’erreur, nier l’évidence, ne pas s’excuser, voilà aussi ce qu’était Richard Marcotte. Acculé au pied du mur, c’était un chat de gouttière. «Je mettrai Mascouche sur la carte» avait-il promis. C’est ce qu’il a fait dans tous les sens du terme. Jamais il n’avouera avoir magouillé. Mis au courant de ses problèmes de santé, nous lui avons proposé une entrevue, espérant le voir faire son mea culpa. Mais ce n’était pas son genre. Comme il l’a si bien fait dans sa dernière grande entrevue avec nous, Richard Marcotte n’avait qu’un objectif. Sa priorité : parler de l’héritage qu’il laissait aux Mascouchois. Des distractions et du scandale, il n’avait que faire. Il demeurait centré sur ses objectifs. Ultimement, le vantera-t-on pour ses réalisations ou le dénoncera-t-on pour ses écarts de conduite? L’histoire jugera son œuvre.

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