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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Si

Mardi 19 juillet 2016

Par Gilles Bordonado

Je connais Jean-Marc Robitaille depuis 1988 et je le considère comme un ami. Et ce n’est pas évident d’écrire une chronique sur un ami dans les circonstances vécues par cet ami. Mais ça ne nous empêchera pas de faire notre travail dans ce journal et mon travail ici, dans cet éditorial.

Sans accusation criminelle, le maire peut demeurer en poste et défendre bec et ongles son intégrité. Des présomptions et des liens par association ne mènent pas à des arrestations. Cela prend des preuves, et dans le contexte où l’on voit la justice se planter dans des causes dites «solides» comme celles contre les sénateurs Duffy et Brazeau et les maires de Saint-Constant et de Blainville,  il est en droit de se défendre s’il se juge injustement traité.

Outre sa potentielle implication dans des affaires douteuses selon les gestes de l’UPAC, une grande question demeure :  Jean-Marc Robitaille a-t-il un avenir politique? Dans le contexte où la police cherche des preuves depuis des années, il lui est permis de l’espérer, bien qu’il ait plus de temps derrière lui que devant lui. Après 19 ans d’engagement, il aura à se pencher sérieusement sur cette question, lui qui avait dit, il y a sept ans, que son 4e mandat serait son dernier. Il avait changé d’idée en cours de route, un privilège qui lui revient, et il en est aujourd’hui à compléter son 5e.

J’ai interrogé plusieurs résidents de Terrebonne et la très grande majorité ne voyait pas de raison pour qu’il quitte son poste alors qu’il ne fait face à aucune accusation. Facebook, terreau anonyme, permet à certaines personnes bien cachées derrière leurs écrans de lancer toutes les inquisitions et d’attaquer sans vergogne les défenseurs du maire comme s’ils étaient de vulgaires collabos. Si Facebook ne représente pas toute la réalité, il est cependant révélateur d’un très sérieux malaise que le maire ne peut ignorer.

Si ce chat à sept vies aime ce qu’il fait, il demeure un humain comme vous et moi, avec ses forces et ses faiblesses. Il a un amour profond pour son travail et les citoyens de Terrebonne, et la majorité d’entre eux le reconnaissent. Certains plaident l’absence d’opposition pour expliquer sa longévité, mais cette absence s’explique peut-être par son travail apprécié.

Si l’UPAC l’arrête, sa carrière politique devra s’arrêter là, bien qu’il aura tout le privilège de se défendre.

Si l’UPACne l’arrête pas et laisse tomber ses accusations, il aura à décider s’il poursuit son œuvre.

D’autres crises sont-elles à prévoir? L’UPAC mettra-t-elle la main sur son Saint-Graal, la preuve qu’elle recherche depuis tant d’années?

Mais tout ça, ça fait beaucoup de «si». Les 18 prochains mois offriront-ils aux citoyens des réponses que nous attendons tous? L‘avenir le dira.

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