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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Croisons nos doigts

Mardi 27 septembre 2016

Par Gilles Bordonado

Comme ça, Gabriel Nadeau-Dubois (GND) et Jean-Martin Aussant (JMA) ont décidé de reprendre le combat. En effet, l’ancien leader étudiant et l’ex-député péquiste et chef d’Option nationale devaient annoncer hier après-midi un nouveau « projet d’ampleur » nous a appris La Presse mardi matin.

Au moment d’écrire ces lignes, mardi en milieu d’après-midi, nous en savions bien peu sur la proposition de ces deux personnages qui vivent en marge de la société civile depuis quelques années. Ils entendaient, disent-ils, partager à travers la province, un manifeste « qui vise à réfléchir à l’avenir du Québec au sens large, pas seulement sur l’avenir politique constitutionnel », apprend GND à La Presse. Ce qui est clair, c’est que ce manifeste sera assurément de gauche et parlera de souveraineté, car je ne vois pas ni GND, ni JMA, s’éloigner trop loin de leurs positions passées.

Ce que j’espère, c’est que ce projet soit intégrateur et fédérateur. S’il mène à un nouveau parti politique qui ne regroupe ultimement à une coalition des forces actuelles du Parti Québécois, de Québec Solidaire, d’Option nationale et du Parti vert, il s’agira d’une nouvelle « patente à gosses » qui ne favorisera qu’une chose : la division du vote souverainiste et de gauche et la réélection ad vitam aeternam du Parti libéral. Disons que c’est la dernière chose dont le Québec progressiste a besoin. La cible sera alors totalement manquée.

Je veux bien d’une « Coalition Avenir Québec de gauche », comme certains se plaisent à présenter le nouveau manifeste du duo, mais si elle ne sert qu’à diviser, on n’en aura vraiment rien à faire. C’est bien beau d’amener un projet que ces créateurs disent original et novateur, mais s’ils ne se matérialisent pas en coalisant la gauche indépendantiste et environnementale, on se retrouve à la case départ.

GND et JMA laissent savoir que ce manifeste se veut une réponse à la gauche qui a perdu sa créativité et son audace. Je veux bien voir, même si je ne suis pas un grand admirateur de ces deux solitaires qui semblent quelquefois être seuls à avoir le pas. Je croise mes doigts pour que leur proposition soit intéressante et inspire un véritable regroupement des forces souverainistes et de gauche de la nation. Il serait temps que ceux-ci arrêtent de laisser la voie libre aux fédéralistes de droite qui dirigent le Québec depuis 2003, à part l’aparté de 18 mois du Parti Québécois. On s’en reparle…

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