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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

La souffrance et l'espoir ont un nom : Haïti

Vendredi 22 janvier 2010

Par Gilles Bordonado

On ne sait pas ce que l'ensemble de ce 21e siècle nous réservera, mais notre petite planète et en particulier certains de ses pays les plus démunis ont souffert depuis le passage de l'an 2000.

Les attentats du 11 septembre ont ouvert la porte à un début de millénaire troublé en 2001, synonyme de chocs des civilisations.

Ensuite, il y aura eu le tsunami qui aura fauché l'Indonésie et plusieurs pays de l'océan Indien. C'est sans compter tous ces ouragans qui ont mis le sud des États-Unis et les Caraïbes et sens dessus dessous. On voit bien que le réchauffement de la planète fait de plus en plus de ravages.

Mais, parmi ces pays, il y en a un qui souffre particulièrement : Haïti. Il paye le plus lourd des tribus, celui des catastrophes, des dévastations qui s'enchaînent et celui du décompte des morts et des blessés qui s'accumulent.

Une instabilité politique chronique

Premier pays au monde issu de l'abolition de l'esclavage, indépendant dès 1804, à la suite d'une lutte d'indépendance contre Napoléon, Haïti n'a que rarement vécu la stabilité politique. Coup d'état sur coup d'État, despotes remplaçant d'autres despotes, son histoire récente a été marquée par la période Duvalier.

Créant un véritable exode de sa population, Papa Doc et son fils Baby Doc ont pillé le pays dans la violence la plus extrême avec leurs totons macoutes, des escadrons de la mort qui ont fait régner la terreur pendant presque 30 ans.

On espérait bien que le départ de Duvalier permettrait de rétablir une paix durable au tournant des années 1990. Disons que le pays a gagné une certaine stabilité, malgré les nombreux troubles politiques qui ont marqué Haïti depuis, dont l'ère Aristide.

On n'a qu'à voir le pauvre président René Préval en interview à la télé pour comprendre toute la faiblesse des moyens de ce pays courageux dont l'économie sans ressources naturelles n'offre que peu de perspectives.

Cette nouvelle catastrophe, une énième à survenir, vient s'ajouter aux nombreux malheurs de ce peuple.

Espoir

Ce que je souhaite, c'est que la mobilisation mondiale actuellement en marche permette de doter ce pays d'un système politique solide et de moyens pour développer à moyen terme son économie et certains secteurs en particulier, qui font le succès de pays voisins, dont le tourisme.

Peut-être cette aide qui promet d'être tout à fait exceptionnelle permettra-t-elle de doter cette nation d'un meilleur système d'éducation, de services de santé de meilleure qualité, d'infrastructures routières suffisantes pour se développer.

S'il y a un espoir derrière cette terrible catastrophe, c'est la formidable mobilisation mondiale qui s'articule pour aider ce pays tourmenté.

S'il y a un espoir derrière cette terrible catastrophe, c'est le courage du peuple haïtien dans ce nouveau malheur. On ne peut que lui souhaiter de sortir grandi de cette épreuve et qu'il profite enfin d'une paix et de moyens durables dans le concert des nations.

De mon côté, je n'ai qu'un appel : soyez généreux!

 

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