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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Convergence

Mardi 11 octobre 2016

Par Gilles Bordonado

J’ai perdu mes élections à la chefferie du Parti Québécois avec la défaite claire de Martine Ouellette. Mais comme mon second choix s’arrêtait sur Jean-François Lisée, j’ai un peu gagné quand même.

Les membres du PQ, toujours aussi souverainistes à mon avis, ont clairement choisi de chasser les libéraux de Philippe Couillard du pouvoir comme première étape dans l’atteinte du Saint Graal. Une majorité claire de péquistes ont compris que ce n’est pas dans l’opposition que l’on fait avancer la souveraineté et des politiques sociales-démocrates. D’où la stratégie de Lisée.

Les libéraux et les caquistes devraient s’inquiéter du chef nouvellement élu. Jean-François Lisée entend ratisser large. Philippe Couillard devrait cesser de fanfaronner. N’obtenant le soutien que de trois Québécois sur 10, il a la chance de profiter de la division du vote pour demeurer au pouvoir.

Dans son discours d’intronisation, Lisée a lancé un appel aux nationalistes qui optent pour le PLQ et la CAQ par défaut. Il réclame aussi une convergence des forces indépendantistes et nationalistes pour sortir les libéraux du pouvoir. J’entendais les propos de Sol Zanetti d’Option Nationale et Françoise David de Québec Solidaire qui rejetaient d’entrée de jeu l’appel de Lisée et je me disais que ceux-ci ne comprenaient rien à rien. C’est à se demander s’ils ne sont pas commandités par les libéraux pour diviser le vote de gauche et souverainiste indéfiniment. Je passe le mot immédiatement, voter pour ON et QS, voire pour la CAQ, aux prochaines élections, c’est favoriser l’élection des libéraux et moi, ça ne me dit rien de bon. Le Parti progressiste-conservateur et l’Alliance Canadienne (l’ex-Reform Party) se sont regroupés en 2003 pour mettre fin au règne des libéraux fédéraux, une stratégie qui a été payante pour les conservateurs. À quand une logique similaire au Québec? À quand une convergence de forces plus souverainistes, nationalistes et progressistes pour buter les libéraux du pouvoir à Québec?

Un autre élément encourageant, c’est le taux de participation exceptionnel à ce scrutin électronique peu commun. Malgré cela, 75 % des 75 000 inscrits ont voté. Je trouve ça impressionnant.

Alors que les fédéralistes crient à la fin du PQ depuis des lunes, ce dernier compte plus de membres que tous les autres partis québécois réunis. Pas mal pour une formation politique que l’on dit moribonde. Et attention, Lisée est là. Je ne sais pas vous, mais j’ai comme le sentiment que la récréation est terminée…

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