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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Café

Jeudi 11 février 2010

Par Gilles Bordonado

C'est avec une certaine retenue que je rédige la chronique de cette semaine.  Je vous dirais même que c'est sous l'insistance d'une collègue que je me permets de la rédiger, conscient que cela me met sur la sellette...

Les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas un grand amateur d'animaux domestiques, bien que ma petite famille abrite, grâce aux bons soins de ma conjointe, de nombreux poissons dans deux aquariums, une mini grenouille, un serin orange prénommé Clément et un hamster prénommé Chocolat... Évidemment, ils font le bonheur de nos enfants et en particulier de ma benjamine, Rosemarie.

On a eu un chien, Capucine, un schnauzer nain adorable, mais qui jappait tout le temps. Ce petit chien gentil nous a quittés pour un monde meilleur, et nous ne l'avons pas remplacé, car nous avons réalisé qu'il était difficile de consacrer suffisamment de temps à ce pauvre animal.

J'en viens au but de cette chronique : l'animal domestique, au même chapitre que tout être vivant, mérite un minimum d'attention de l'humain.

Je m'explique. Récemment, un chat angora a adopté notre patio comme nouvelle maison. Était-ce le chat qui avait abandonné ses maîtres ou l'inverse, je ne saurais dire. Mais je considère le chat assez intelligent pour savoir s'il est désiré ou non. Et là, il se trouvait fidèlement attaché à ma porte-patio, miaulant et ronronnant. Je vous laisse donc tirer vos propres conclusions.

Toujours est-il que nous avons nourri et abreuvé le pauvre animal, tout en lui donnant un panier et une couverture, donc un minimum de soins. Notre Rosemarie le brossait et lui avait même trouvé un nom : Café !

Malheureusement, nous ne pouvions adopter ce joli minet, car trois des membres de notre famille de quatre sont allergiques aux chats, et pas à peu près. Dilemme moral, s'il en est un.

Devant l'abandon de cet animal, après deux à trois semaines de services de traiteur félin, j'ai contacté les maîtres, qui ont fait montre de bien peu de sensibilité et de sens des responsabilités. Mon sens moral a fait que j'ai assumé les miennes. Je ne pouvais laisser «Café» comme ça.

Une amie d'une amie gère un refuge pour les chats abandonnés. Cette femme extraordinaire en a sauvé 200 à ce jour, c'est vous dire. Elle les fait traiter chez un vétérinaire à ses frais et leur trouve ensuite des familles qui les aimeront et prendront soin d'eux.

Jeudi dernier, elle est venue récupérer notre petit Café, qu'elle a pris de mes bras avec toute l'affection d'une maman pour ses petits. Je lui ai fait un petit chèque couvrant, j'imagine, une partie des frais de vétérinaire. J'étais mal à l'aise de la voir assumer des responsabilités qui ne lui revenaient pas, mais qui revenaient plutôt à ces maîtres qui voient les animaux domestiques comme des bibelots ou de petites choses dont on peut se débarrasser sans trop de questionnement.

Y a-t-il une morale, une conclusion à cette petite histoire? Bien sûr! C'est là l'objet de cette chronique. Je pense que le respect que l'on voue à tout être vivant démontre tout le respect que l'on a pour la vie.

Jeudi en après-midi, Jacynthe, cette âme charitable, m'a rappelé pour me dire que malgré le froid et le manque de soins, Café allait bien et qu'elle lui avait trouvé une nouvelle maison. Des gens qui l'apprécieront vraiment.

Et soudainement, je me suis senti bien d'avoir fait le bien...

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