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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

On attend quoi?

Mardi 22 novembre 2016

Par Gilles Bordonado

La discrimination positive peut-elle s’appliquer aux hommes? Et pourquoi pas ? Selon diverses sources, on ne comptait que 35 % d’hommes à l’Université du Québec à Montréal, si on excluait les sciences. 35 %!

Il n’y a rien de surprenant au fait qu’il y ait bien peu d’enseignants masculins dans nos écoles. Il n’y a presque plus d’hommes qui étudient dans les différents départements de formation universitaire en éducation.

Ce phénomène se vérifie avec les statistiques. Le taux d’échec scolaire des garçons est plus élevé que celui des filles, leurs notes sont généralement plus basses et ils sont plus nombreux à décrocher de l’école. Il n’est donc pas étonnant que ces différents constats aient un impact sur la scolarisation des gars à l’université et je pense qu’il est temps, comme je le mentionnais la semaine dernière, que le ministère de l’Éducation, les commissions scolaires, les écoles et les parents se penchent sur ce grave phénomène de société.

Je veux bien croire que les filles sont plus studieuses et plus motivées que les gars, mais on fait quoi après ce constat? On attend qu’il n’y ait plus d’hommes à l’Université, qu’il n’y ait plus d’enseignants masculins au primaire? Pardon, ça, c’est déjà le cas et c’est, à mon avis, inacceptable.

Si on pousse des femmes à devenir maçonnes, électriciennes, soudeuses, ingénieures, comptables et policières, je ne vois pas pourquoi on ne mettrait pas en place des mesures pour pousser plus d’hommes à aller à l’université.

J’applaudis les initiatives qui valorisent une place plus grande des femmes en politique, dans les conseils d’administration et dans la pratique de métiers non traditionnels. Certaines ne vont pas assez loin et sont trop longues à se mettre en place. La discrimination positive, même si elle doit favoriser les femmes dans une foule de domaines, c’est dans les deux sens qu’elle doit se pratiquer et il est plus que temps qu’on se penche sérieusement sur la place des gars à l’école.

Le chercheur Égide Royer a mis le doigt sur le bobo et la Coalition Avenir Québec (CAQ) a emboîté le pas. Ce parti a proposé des gestes concrets pour contrer le décrochage et accroître la réussite scolaire via son projet Objectif réussite Québec, dont la maternelle à 4 ans accessible pour tous, des réinvestissements majeurs pour les nombreux élèves en difficulté et la scolarisation obligatoire jusqu’à 18 ans. «Il faut réinventer l’école», dit la CAQ. Elle a raison.

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