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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

C’est la faute au fédéral!

Mardi 6 décembre 2016

Par Gilles Bordonado

La Corporation des pilotes de l’aéroport de Mascouche a lancé les travaux de déboisement sur le site du futur aérodrome autorisé par Transports Canada.

Ce déboisement a été reçu comme une tonne de briques par les Villes de Mascouche et de Terrebonne et par les citoyens riverains. Mascouche a lancé des appels à grands cris sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette situation et cherchera à obtenir une injonction, mais on voit mal comment elle pourrait faire cesser ces travaux menés tambour battant. Ceux-ci semblent légitimes, car Québec, les tribunaux, les Municipalités et les citoyens ne peuvent pas faire reculer les promoteurs. Les décisions de Transports Canada ont, semble-t-il, préséance sur tout, puisqu’Ottawa a la totale juridiction sur le sujet. Mascouche expérimente ici exactement la même situation vécue à Neuville il y a quelques années. Un promoteur qui a la permission de construire un aéroport peut le faire.

Tous peuvent dénoncer avec véhémence les pilotes, ce déboisement décrit comme sauvage et un potentiel irrespect de l’environnement. Mais les pilotes exploitent comme ils en ont le droit l’autorisation donnée.

S’il y a un coupable, c’est Ottawa et Marc Garneau, ministre des Transports du Canada, qui ont permis le lancement de ces travaux. Le gouvernement Trudeau s’est foutu complètement de l’opinion des intervenants, donnant préséance au promoteur et à la centaine de pilotes impliqués.

Le Ministre plaidera qu’il n’avait pas le choix avec les lois en vigueur, mais son gouvernement avait toute la latitude pour les changer, ces lois, et il ne l’a pas fait. On en est là.

Peu de gens pensaient les pilotes capables de lancer ces travaux. Erreur. Ces derniers étaient plus convaincus que plusieurs ne le croyaient. Certains ont donc mis la main dans leurs poches pour financer ces premiers travaux. En auront-ils encore pour la suite des choses ? Ça reste à voir. Je ne doute pas que la Corporation a son plan de match. Ce n’est pas pour rien que les pilotes fêtaient au champagne la décision d’Ottawa il y a quelques semaines.

La Ville de Mascouche ne payera pas la compensation préalablement entendue avec la Corporation des pilotes sans lutter. Pariez donc sur une longue guerre juridique. Des millions sont en jeu. Entre-temps, Mascouche ne fait qu’une chose, des relations publiques. On est devant le fait accompli et ce, à cause d’Ottawa, de Transports Canada et de Marc Garneau.

Bravo champions !

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