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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Le grand défi

Mercredi 7 avril 2010

Par Gilles Bordonado

Comme entrepreneur, je suis à même de comprendre que la sélection et la rétention de la main-d'œuvre sont assurément deux des plus grands défis auxquels je dois faire face. Comme La Revue, toutes les entreprises et tous les employeurs du monde industrialisé sont confrontés à cette réalité.

  Avec le vieillissement de la population, les nombreux départs à la retraite de baby-boomers en droit de profiter du bon temps, les patrons devront multiplier les acrobaties pour fidéliser à long terme leurs travailleurs de tous les âges, qu'ils soient près de la retraite ou jeunes et mobiles.

En ajoutant à l'équation les exigences liées au développement d'une meilleure conciliation travail-famille et à une féminisation plus grande des postes de travail, la pression s'accentue sur les travailleurs et travailleuses qui demeurent en emploi et leurs patrons.  

Parmi les solutions, et c'est le plus important, c'est qu'il doit y avoir de la part des patrons un plus grand respect des travailleurs, l'obligation d'offrir de bons salaires, de bonnes conditions de travail et une ambiance de travail de qualité. Sur le plan de la rétention, d'autres avenues s'offrent aussi, dont le travail à temps partagé ou à temps partiel, le télétravail à partir de la maison, un départ plus tardif à la retraite, le mentorat et une transmission plus juste des connaissances.

Une meilleure formation et une efficacité améliorée des méthodes de travail représentent aussi des gains en productivité et, par conséquent, des gains pour un meilleur «usage» des ressources humaines.
Sujet controversé s'il y en a un dans les sociétés occidentales, l'immigration fait partie aussi de la solution avec la baisse des naissances et la présence de moins en moins de jeunes Québécois de souche sur le marché du travail. Se posera alors toute la question de l'intégration de ces nouveaux travailleurs étrangers ou de deuxième génération, de l'acceptation des autres avec leurs forces, leurs faiblesses, et surtout leurs us, coutumes et habitudes.

La question de la formation professionnelle, qui fait l'objet d'un dossier exclusif dans La Revue cette semaine, prend ici tout son sens. Pour répondre aux besoins de l'industrie, il faut intéresser les jeunes et même les adultes aux possibilités offertes par les «métiers». Longtemps, ces domaines d'emploi, exigeant moins d'années de scolarité, mais des compétences précises, ont été si dévalorisés dans le milieu de l'éducation et en société que des pénuries graves de travailleurs se sont installées dans des secteurs cruciaux de l'économie.  

Il est heureux que depuis le tournant de l'an 2000, les dirigeants du monde éducatif et des affaires aient rappelé l'importance de ces emplois. Ceux-ci sont plus qu'attrayants sur le plan des débouchés sur le marché du travail, mais offrent aussi des salaires plus que décents.

Comme on peut le constater, la gestion du capital humain représente tout un défi pour les entrepreneurs et il est heureux que notre société civile, en particulier dans notre région, en ait fait une priorité.

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