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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

5 900 000 000 $

Mardi 31 janvier 2017

Par Gilles Bordonado

Cinq milliards neuf cents millions de dollars. C’est ce qu’il en coûtera pour réaliser le Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec, de l’argent que vous et moi avons investi dans ce fonds qui gère nos futures rentes. Donc, notre argent.

Je suis partisan du transport en commun, mais en observant la carte du REM, deux éléments sautent aux yeux :

Le REMdessert en priorité les circonscriptions libérales du West-Island et de la Rive-Sud. Avec sa longue boucle vers le nord, le REMprendra 25 minutes pour se rendre au centre-ville à partir de l’aéroport, ce qui est bien long.

Le REM n’offre rien de bon pour les citoyens de l’est de l’île et les résidents du sud de Lanaudière, défavorisés au chapitre des transports collectifs. Les gens de Terrebonne, Mascouche et Repentigny, utilisateurs du circuit bâtard du Train de l’Est, auront une correspondance supplémentaire, rallongeant encore leur temps de déplacement.

Investir 5,9 G$ pour satisfaire les besoins des seuls usagers de l’ouest de l’île, de la Rive-Sud et des Basses-Laurentides (région qui a son train de banlieue depuis longtemps) n’est pas équitable. Pourquoi le REM ne dessert-il pas aussi l’est de Montréal?

Ce projet ressemble dangereusement au Train de l’Est, dont le circuit est sorti de la boîte à surprise de l’Agence métropolitaine de transport, sans crier gare. Il a surtout profité aux entrepreneurs impliqués, puisque son budget a carrément explosé.

Quand je vois le maire Denis Coderre et le premier ministre Philippe Couillard insister pour que tout se fasse vite, vite, vite, je m’inquiète. Je conçois que CDPQ Infra ait la compétence pour mener ce projet, mais pourquoi faut-il le mener à vitesse grand V? Elle est où l’urgence? Ces deux élus doutent des conclusions du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement du Québec, ce qui est inadmissible dans le cas du premier ministre, qui doit voir à l’indépendance de cet organisme.

Je ne crains pas les grands projets, ni que nos élus y investissent les sommes nécessaires. Mais, comme contributeur au Régime des rentes du Québec et, un jour, futur retraité, je désire que mes investissements soient rentables et qu’ils profitent au plus grand nombre, surtout quand il est question de dépenser 5,9 G$. Avec cette somme considérable, nous pourrions réaliser bien des projets de transports en commun qui profiteraient à bien plus de gens et ce, aux quatre coins du Montréal métropolitain. Prudence.

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