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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Déception

Mardi 4 avril 2017

Par Gilles Bordonado

«Ça prend pas le pogo le plus dégelé de la boîte pour comprendre qu’après avoir mis le feu dans la bâtisse, ce n’est pas un coup de peinture et des nouveaux rideaux qui vont changer les choses.» Cette déclaration de Manon Massé résume parfaitement la pensée d’une majorité de Québécois à la suite du dépôt du budget 2017 du gouvernement de Philippe Couillard.

Un mot me vient en tête: déception. Des gros chiffres et du vent. En grattant, on réalise que ces millions de dollars annoncés s’étalent souvent sur des années. Une fois divisés, ils ne règlent pas grand-chose. D’où les dénonciations de l’opposition et l’exquise déclaration de la députée Massé.

Il y a des minimes baisses d’impôts et l’abolition de la taxe santé, une création libérale introduite par Jean Charest en 2010. Cette taxe s’ajoutait aux hausses de tarifs et aux taxes déguisées imposées par le PLQ au cours des ans.

Ce gouvernement usé se vante d’avoir fait le ménage. Je pense que le ménage, c’est dans nos porte-feuilles et dans l’offre à la baisse des services publics qu’il l’a fait. Le ménage du bon ministre Gaétan Barrette a accouché d’une souris à la santé. En éducation, une priorité, on a abandonné des milliers d’enfants aux besoins spécifiques. On a coupé dans l’aide aux devoirs, et des écoles sont en décrépitude. Des milliards ont été payés en trop à des «tinamis» pour des routes toutes croches et une informatisation de services qui ne marche pas. C’est sans parler du patronage qui a sévi pendant des années de règne libéral.

Pour les journaux, l’enthousiasme a été de courte durée. Pas d’abolition de la taxe sur le recyclage, mais des sommes pour figer les hausses astronomiques passées. Du surplace. Quant au programme de soutien à la modernisation des médias, les modalités sont inconnues. De l’argent que les grands groupes et les petits que nous sommes se déchireront. De l’argent que Québec promet, mais qu’il ne dépensera pas avant des lunes. Une chatte y perdrait ses petits, évidemment.

Donc, de la poudre aux yeux. Il est à se demander pourquoi 39 % des Québécois appuient toujours ce gouvernement selon un sondage réalisé après l’annonce du budget.

Philippe Couillard rit dans sa barbe. Fort de l’appui inconditionnel d’une solide proportion de 30 % des voix et d’une quarantaine de circonscriptions, il profite de la bêtise de ses opposants de ne pas s’entendre pour le chasser du pouvoir. Encore là, une déception. La logique finira-t-elle par triompher?

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