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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Populisme

Mardi 25 avril 2017

Par Gilles Bordonado

Le populisme gagne du terrain. Donald Trump aux États-Unis, Viktor Orban en Hongrie, Rodrigo Duterte aux Philippines, voire Vladimir Poutine en Russie, et maintenant Marine Le Pen du Front national en France.

Même ici certains se laissent tenter. Des candidats à la chefferie du parti conservateur du Canada n’ont pas de gêne à associer la pensée de Donald Trump à leurs discours. Au Québec, François Legault, pourtant un politicien démocrate reconnu, a évoqué imprudemment qu’il n’avait pas de mal à être comparé à Trump, bien que ce dernier ne soit pas un modèle pour lui.

Une frange majeure de la population des pays occidentaux est dégoûtée de la politique et de l’élite qui la mène. Alors qu’une majorité des citoyens sont de gauche, de droite ou entre les deux, certains, désabusés, achètent les discours de politiciens qui jurent vouloir faire le grand ménage. Ces électeurs, malheureusement, ne s’attardent pas à savoir comment ce ménage sera fait.

Cela mène à des situations telles que ce qui se vit en France: un président socialiste désabusé et impopulaire, un candidat de la droite corrompu qui donne des emplois fictifs à des membres de sa famille et la popularité d’outsiders inattendus.

Lassés des politiciens qui ne règlent rien ou qui profitent du système, les électeurs misent sur les extrémistes: Marine Le Pen, à droite, et son nationalisme exacerbé et identitaire, et Jean-Luc Mélenchon, à gauche, sympathique à Poutine, et qui veut revoir l’Union européenne quitte à l’abolir, comme le souhaite Le Pen. Il prône même l’abolition de la 5e république, voire du capitalisme! Rien de moins.

Le Pen est un danger pour la démocratie, voilà pourquoi la majorité des partis et politiciens français appuieront Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle. Ce miraculé profite du désarroi général pour devenir président, proposant une politique d’extrême centre, un terme que j’ai popularisé il y a plusieurs années dans cette chronique.

Je suis un électeur de gauche peu enthousiaste des propos de Mélenchon. Sa guérilla contre les médias et le système politique ne me rassurent pas. Ce n’est pas parce qu’il est de gauche qu’on doit lui donner le bon Dieu sans confession.

Le populisme offre des solutions simplistes et radicales à des problèmes compliqués. Dire que tout va mal est facile. Faire en sorte d’apporter des solutions démocratiques acceptables pour les régler en est une autre. Et quand pointe l’absolutisme, les risques de dérapage sont bien présents.

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