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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

La politique, ça vous tente, vous?

Mercredi 10 novembre 2010

Par Gilles Bordonado

Je suis un idéaliste. Je baigne dans le politique - que je distingue de la politique - depuis mon plus jeune âge. Mes parents m'ont inculqué des valeurs de justice, d'équité, d'écoute et de générosité. Après des études en science politique à l'université, je me suis mis à rêver qu'un jour, peut-être, je pourrais faire de «la» politique.

Si les grands enjeux internationaux sont captivants, que les débats Québec-Canada sont invitants, les affaires municipales sont passionnantes.

Je n'ai jamais fait de cachette à propos du fait que ça m'intéressait, mais je dois avouer que les derniers jours ont mis à mal mes convictions. Je suis un peu, comme vous, déçu de tout ce qui se passe. Mascouche et Terrebonne ont perdu de cette belle virginité qui faisait notre fierté.

Je crois que nos maires sont foncièrement bons et qu'ils ont le bien commun en priorité, mais je pense que les derniers événements mettent en relief des situations bien problématiques.

Si leur réputation est ternie à jamais, je crois que Jean-Marc Robitaille s'en sortira sûrement mieux que Richard Marcotte. Et c'est là mon avis, comme celui de bien des gens qui suivent ce débat depuis ses débuts. Une chose est certaine, ces allégations auront un impact majeur sur le milieu municipal dans notre région, comme ailleurs au Québec.

À mon humble avis, TVA Nouvelle et l'Agence QMI ont forcé la note à Terrebonne, mais Radio-Canada y est allée d'un reportage étayé et dévastateur à Mascouche.

J'ai toujours dit que le pouvoir que nous détenons comme média est formidablement puissant, et les derniers jours le démontrent largement. On peut détruire à jamais des réputations et effacer des dizaines d'années d'engagement dévoué en quelques clips, en quelques mots.

Les politiciens doivent cependant être traités comme tous les citoyens. S'ils ont posé des actes répréhensibles ou illégaux, ils doivent payer pour ça. S'ils sont blanchis, il faudra aussi qu'on le reconnaisse, bien que le mal soit fait.

Au-delà des irrégularités potentielles dont seraient responsables ces deux personnes et des drames humains qu'elles vivent, qu'elles le méritent ou non, un autre des éléments qui m'a attristé, c'est la haine verbalisée par certains de leurs opposants.

Certains savent faire preuve de respect et d'une certaine retenue qui les honore au micro (dont Sylvain Lessard, Serge Hamelin et Gilles Patenaude), mais d'autres ont fait preuve d'un irrespect total pour l'institution. Tout en se réclamant de la démocratie, certains ont insulté des élus municipaux parce qu'ils ne pensaient simplement pas comme eux, devant les caméras nationales par surcroit. Après les allégations envers nos maires, voilà qu'on a eu l'air d'une belle gang de clowns...

Même s'ils ont été des témoins indirects de possibles malversations, rien ne justifiait un tel déchaînement de haine. Vous en trouverez sûrement qui me critiqueront pour ce commentaire, mais c'est cela qui fait qu'aujourd'hui, je me sens moins tenté par ce défi.

Dans ce contexte, ça vous tenterait d'en faire, de la politique, vous?

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