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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Classique

Mardi 20 juin 2017

Par Gilles Bordonado

Le trio Benoit Brière, Martin Drainville et Luc Guérin a eu la main heureuse avec Les 3 Ténors. Dans la pure tradition du théâtre d’été terrebonnien, cette pièce fait le bonheur des amateurs de cet art qui allège l’été de ses spectacteurs.

Comme l’écrit ma consœur Pénélope Clermont, la mise en scène est réussie, les comédiens sont excellents, et les décors et costumes sont superbes.

Dès la levée du rideau, le soir le la première, les applaudissements ont fusé devant le décor recherché. Si la pièce démarre relativement lentement, mettant en place l’intrigue et le positionnement de tout un chacun, une accélération de l’action survient peu à peu et c’est heureux, car la deuxième partie livre la marchandise attendue. Les quiproquos s’enchaînant à vitesse grand V, les rires se font plus nombreux. Personnellement, j’ai trouvé la pièce très divertissante. Est-ce la meilleure des dix dernières années? Je ne le pense pas, car certaines pièces, dont La Cage aux folles, étaient tout à fait uniques et extraordinaires. Mais Les 3 Ténors est réussie et plaira beaucoup aux habitués du genre et plus.

Certains se diront lassés des mimiques de l’un ou de l’autre des membres du célèbre trio. Ils trouveront à redire et se diront déçus. Mais lorsque l’on assiste à une pièce avec Brière, Drainville et Guérin, merveilleusement entourés ici, il ne faut pas se surprendre qu’ils soient… ce qu’ils sont. Ce sont d’extraordinaires comédiens, qui ont le sens du comique et de la dérision, voire de l’autodérision. Ils nous offrent le meilleur d’eux-mêmes et livrent ici ce que la grande majorité des spectateurs attendent. Les habitués ne seront pas surpris ou déçus. C’est là la marque de commerce du TVT et il serait regrettable de s’en passer. Aller au TVT en été, c’est s’assurer de passer un bon moment en bonne compagnie. La tête et le cœur sont plus légers, le sourire retrouvé. C’est l’essentiel de ce à quoi on a droit ici.

La production est spectaculaire. On en met plein les yeux et les oreilles, du décor aux éclairages en passant par les costumes et la musique fort à point. Car il n’était pas facile de plonger ces talentueux comédiens dans un monde où le chant est à l’honneur. Beaucoup de temps, d’argent et surtout, beaucoup d’amour sont investis. Car c’est de ça qu’il est question aussi. De l’affection de Benoit Brière et de ses acolytes pour Terrebonne et les milliers de fidèles du théâtre en été au TVT. Et ce trio, de l’affection pour Terrebonne, il en a beaucoup, et c’est tant mieux pour nous.

Reste à voir, dans l’avenir, si le trio s’en tiendra à la recette qui fait… recette, ou s’il tentera le grand coup en passant à un registre plus classique, mais risqué.

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