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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

2018

Mardi 29 août 2017

Par Gilles Bordonado

Est-ce que le coup de dés de François Legault viendrait à payer? Celui qui a quitté le PQ en 2009 pour ensuite fonder la Coalition Avenir Québec en 2011 est sur la pente ascendante depuis quelques mois.

Si l’on prend le dernier sondage du Journal de Montréal/Le Devoir/Globe and Mail et qu’on le compare aux résultats des élections de 2014, Philippe Couillard et ses troupes ont bien raison d’être inquiets. Le PLQ a perdu 9,5 % et touche un plancher historique de 32 %.

Soyons francs, tout le monde semble en avoir soupé des libéraux dont le règne tire à sa fin. Le taux de satisfaction du gouvernement est à 28 %, et ce, malgré l’embellie de l’économie; 72 % d’insatisfaits, c’est une incroyable côte à monter.

Le parti qui tire les marrons du feu est la CAQ, qui a connu un été du tonnerre, avec des sorties publiques bien ciblées à l’emporte-pièce. Pour la première fois, il est en tête en région. Il gruge du vote fédéraliste et du vote souverainiste. Des 23 % obtenus en 2014, il passe à 28 % sur le plan national.

Le PQ frappe aussi un plancher à 22 %, ce qui est pourtant seulement 3 % de moins qu’en 2014. Mais à 22 % et derrière la CAQ en région, le PQ a toutes les raisons de s’inquiéter.

Quant à Québec solidaire, qui semblait chauffer le PQ, il chute à 12 %. Il avait eu 7,6 % en 2014. L’effet Nadeau-Dubois semble s’estomper, mais ne profite pas beaucoup au PQ. Le sondage du Journal de Montréal présente deux données peu fiables. Il montre le Parti conservateur du Québec à 3 % et les autres partis à 3 %. Ces 6 % sont trop importants. Ils n’ont été que 2,4 % dans ces formations en 2014. Il y a donc là un 4 % à redéployer.

Autre élément qui plaira à la CAQ, François Legault est le chef de parti provincial qui ferait le meilleur premier ministre avec 24 %, contre 18 % pour Philippe Couillard et 13 % pour Jean-François Lisée.

Il n’y a rien de surprenant à ce que la CAQ se mobilise en Mauricie, de tradition plus libérale et péquiste, et que le PQ s’attaque au «450», où la CAQ a fait une grande percée en 2014 et l’ADQ en 2007, et au Saguenay, une région traditionnellement souverainiste qui pourrait se laisser tenter par la CAQ.

S’il est vrai qu’une élection ne se gagne jamais un an avant l’échéance prévue, les électeurs cherchent une alternative aux libéraux, qui vivent finalement l’usure du pouvoir que tous leur promettaient. Reste à savoir qui prendra la relève et ce récent sondage, comme les précédents du printemps, doit conforter François Legault et ses troupes alors qu’une élection générale doit se tenir d’ici le 1er octobre 2018.

Mais l’électorat demeure volatil et bien des choses peuvent arriver. Ne pariez pas sur la fin des libéraux ou la mort du PQ si souvent annoncée, mais jamais consommée…

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