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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Bleus

Mardi 12 septembre 2017

Par Gilles Bordonado

Les campagnes électorales sont des moments privilégiés pour bien des groupes de faire connaître leurs doléances. Les syndiqués et autres citoyens en profitent pour sensibiliser les élus à leurs revendications.

C’est le cas pour les cols bleus de Mascouche et les citoyens lésés de la rue des Bernaches à La Plaine, qui ont manifesté bruyamment en ouverture des rencontres du conseil de Mascouche et de celui de Terrebonne lundi. Le choix du mot «indignation» sur notre couverture résume bien leur position. Toutefois, malgré leur mécontentement que je comprends, je doute que ces manifestations mènent à un dénouement rapide et positif de ces revendications qui les affectent, eux en priorité et non tous les citoyens à la fois.

À Terrebonne, les demandes des propriétaires de la rue des Bernaches font leur chemin. Leur situation est connue et reconnue, mais je ne pense pas qu’il y aura règlement avant l’élection étant donné les parties concernées et les questions juridiques à régler. Ce dossier épineux sera tranché par le nouveau conseil.

À Mascouche, les enjeux sont majeurs pour les deux parties, campées sur leur position. D’un côté, les cols bleus veulent améliorer leur sort, rejettent la sous-traitance et dénoncent l’ajout de cadres, pendant que la Ville cherche des marges de manœuvre pour gérer son personnel comme elle l’entend et répond aux moyens de pression des syndicats en faisant appel à la sous-traitance. Entre force de travail et droit de gérance, le ton monte.

Malgré leurs revendications défendables, les syndiqués n’ont souvent pas la cote. Leurs demandes passent fréquemment sous le radar. Certains les jugent «gras dur», tandis que les hauts cris et le vandalisme de quelques-uns ne passent pas la rampe pour plusieurs.

Ces dernières années, certains syndicats municipaux à Terrebonne ont joué les durs avec les élus, en faisant beaucoup de bruit et en décrétant des grèves longues et impopulaires qui ont pris les citoyens en otage. Ça n’a rien fait pour les rendre populaires. Finalement, ces employés sont rentrés au travail la queue entre les jambes, sans gain significatif.

À Mascouche, le maire Tremblay et son administration sont en position de force. Il n’y a pas d’opposition significative, et le premier magistrat et son équipe se dirigent vers une réélection facile. Les «Bleus» risquent gros. Comme il est à prévoir qu’il n’y aura pas d’entente d’ici le 5 novembre, on peut se questionner sur la suite des choses. Inévitablement, quelqu’un devra mettre de l’eau dans son vin pour un règlement sensé, où de part et d’autre, on écoutera l’autre.

Je crois que ces manifestations, alors que les demandeurs ne sont pas en position de force, n’apportent pas les solutions escomptées. Elles ne mènent pas à un règlement, bien que des citoyens se disent lésés par une injustice ou que des employés désirent être écoutés.

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