3° Terrebonne, mercredi 22 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

le blogue de Gilles Bordonado

Fil RSS

À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Le supplice de la goutte

Mardi 23 novembre 2010

Par Gilles Bordonado

La situation est intenable au conseil municipal de Mascouche avec les révélations à répétition qui marquent actuellement la vie politique du maire Richard Marcotte.

  

À chaque jour qui s'égraine, à chaque semaine qui passe, les messages envoyés par les médias nationaux et repris par les hebdos locaux, comme ceux des représentants de l'opposition à Mascouche, battent au rythme du scandale potentiel au centre duquel se trouve le maire.

Et maintenant, c'est au tour de ses propres équipiers, des gens qui ont été élus grâce à lui, de lui tourner le dos. Quand son propre parti, un parti qui portait, il n'y a pas si longtemps, le nom de Ralliement Mascouche / Équipe Richard Marcotte, en vient à se dissocier, c'est que le malaise est terriblement grand et que la confiance n'y est plus ou s'est sérieusement effritée.

Depuis 21 ans, j'en ai vu, des crises politiques à Mascouche. Si Gilles Forest était LE chef et qu'on le contestait avec une certaine prudence, m'a-t-on dit, Bernard Patenaude, l'intégrité faite homme, avait été abandonné à deux reprises par les membres de sa formation politique à la suite des élections de 1983 et 1987.

Alors qu'il avait pu remonter la pente à la première occasion et convaincre les électeurs de lui refaire confiance en 1987, cette désunion avait mené à sa défaite prévisible à l'occasion des élections de 1991.

Ces chicanes internes, et il s'agissait bien de chicanes, avaient aussi emporté ses opposants d'alors, les citoyens faisant table rase en optant pour Richard Marcotte et son parti.

Richard Marcotte a bien fait face à une tempête alors que certains de ses conseillers lui ont tourné le dos pour se solidariser avec l'ancien président du Ralliement Mascouche, M. Jean-Guy Ouellette, qui était alors en cour avec la Municipalité sur la question de la taxation de certains travaux inhérents à la montée Masson. L'homme d'affaires, qui avait porté Richard Marcotte aux nues en 1991, se présentera même contre lui, en vain, en 1995.

Cette tempête passée, M. Marcotte a mené sa barque, prenant même le risque de se présenter comme candidat libéral dans le comté de Masson dans un combat inégal qu'il ne pouvait remporter. Encore une fois, ce batailleur s'en est sorti.

Ce texte a un peu les airs d'une oraison funèbre, et avec raison. À l'orée de l'âge de la retraite, Richard Marcotte savait très bien que ce mandat serait son dernier. Les derniers événements ne feront qu'accélérer le moment de ce départ attendu de tous.

Richard Marcotte a livré un héritage que l'on ne pourra jamais oublier, bien que les allégations récentes, qu'elles se vérifient ou non, terniront à jamais son intégrité. 

Ce grand bâtisseur de Mascouche aurait fait l'envie de Machiavel par son sens de la politique, mais ce dernier aura finalement eu raison de cette aura d'invincibilité qui faisait sa fierté. Car c'est de cette invincibilité dont il est question. S'il a commis une faute, et certains indices disent que cela serait le cas, il n'échappera pas au destin qui l'attend.

À mon sens, le sablier de sa carrière politique égraine ici ses derniers jours...  Actuellement, c'est le supplice de la goutte...

Gilles Bordonado

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités

Derniers articles

Archives