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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Usé

Mardi 19 septembre 2017

Par Gilles Bordonado

Deux déclarations du premier ministre Philippe Couillard m’ont interpellé récemment et je désirais vous offrir mes réflexions à ce sujet.

D’abord, son appel au retour des Anglo-Québécois au Québec. La Presse a présenté quelques articles sur le sujet, dont l’un soulignant, à la suite de plusieurs entrevues, que personne n’avait entendu parler de l’invitation ailleurs au pays.

J’en tire une conclusion : Philippe Couillard ne s’adressait pas aux anglophones hors Québec, mais bien à son électorat anglophone au Québec. Pourquoi? Car il craint de perdre son soutien. Et les libéraux ont raison d’être inquiets, puisque le PLQ voit les anglophones et les allophones songer à quitter le bateau. L’usure du pouvoir et les scandales font leur œuvre, même chez cette clientèle de tradition stationnée chez les libéraux.

Selon le sondage Léger / Le Devoir / Journal de Montréal d’août, le PLQ n’attirait plus que 69 % de ces électeurs. Il y a donc 31 % qui avaient l’intention de voter pour un autre parti : 9 % pour la CAQ, 8 % pour le Parti conservateur du Québec, 5 % pour Québec solidaire, 3 % pour le PQ et 6 % pour un autre parti.

Déjà en chute libre chez les francophones (22 % d’appui), le PLQ a bien raison de s’inquiéter, d’où l’appel de Philippe Couillard.

L’autre citation qui porte à réflexion, celle voulant que progressisme et économie soient indissociables. Le PM laisse entendre par là que le PLQ pouvait faire preuve de progressisme. Faut être culotté! Depuis leur retour, les libéraux ont prôné le laisser-faire dans tous les domaines. Ils ont pelleté les problèmes sociaux en avant, laissant bien des citoyens à l’abandon pendant des années pour atteindre le sacrosaint équilibre budgétaire et favoriser les ti-namis.

Le sous-financement chronique de l’éducation, de la santé, des services sociaux, de la protection de l’environnement, de la culture et de combien d’autres secteurs de l’activité gouvernementale a eu un impact catastrophique.

Je suis révolté que Philippe Couillard se permette de parler de progressisme, lui qui a dirigé un gouvernement qui saigné les citoyens en augmentant les taxes et les impôts, tout en sabrant dans les services. L’équilibre budgétaire s’est réalisé sur le dos des citoyens et contribuables.

De voir le gouvernement libéral se faire du capital politique en promettant enfin de réduire les impôts et en investissant enfin dans les priorités qui auraient dû être les siennes pendant des années me lève le cœur. Espérons que les Québécois ne seront pas assez naïfs pour tomber dans le panneau et qu’ils sauront punir ce gouvernement usé, corrompu, et qui a été sans âme et sans vision pour le bien collectif pendant des années, en plus de ne balancer les comptes qu’en fin d’année. C’est qu’on a eu droit à tout un projet de société ces dernières années…

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