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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

61 + 12

Mardi 10 octobre 2017

Par Gilles Bordonado

L’histoire s’écrit à Terrebonne. Pas moins de 61 citoyens désirent enlever l’un des 17 postes en élection, un record pour cette ville habituée aux réélections décidées d’avance devant une opposition faible ou fragmentée.

Dans un monde qui se réclame du changement, il est intéressant de voir toutes les formations politiques dans la course l’évoquer, qu’il s’agisse du maire Stéphane Berthe, chef de Générations Terrebonne (GT), qui a insufflé une nouveauté certaine et un vent nouveau à l’hôtel de ville; de Marc-André Plante et de l’Alliance démocratique de Terrebonne (ADT), formation qui s’en inspire largement par ses slogans, son programme et son site Internet; ou de Valérie Quevillon et du Nouvel Élan Terrebonne, parti qui s’oppose à ces équipes en ne comptant en son sein aucun ancien membre de l’administration Robitaille. Pour Antoine Hanachian, qui veut incarner le changement, l’affaire sera plus complexe, car il ne comptera pas sur une majorité, n’ayant que trois aspirants conseillers.

À Mascouche, 12 personnes étaient sur les rangs. Six conseillers de Vision démocratique de Terrebonne (VDM) sur huit ont été réélus sans opposition. Alors qu’il réclame un deuxième mandat aux électeurs, Guillaume Tremblay est en bonne position pour l’obtenir. Présent sur Internet et les réseaux sociaux, l’aspirant François Collin est peu visible dans la communauté. Il fait bien du porte-à-porte, mais Mascouche est grande pour un homme sans équipe, alors que les élus de VDM soutiendront activement leurs collègues en élection. Les neuf font du porte-à-porte depuis un an déjà. Si la candidature à la mairie de Line Lavallée est fantaisiste, celle de François Collin, bien que trop confidentielle, apporte certaines réflexions pertinentes sur la congestion routière et la gestion administrative. Est-ce suffisant pour défaire Guillaume Tremblay? J’en doute. Cela prendrait une équipe, une présence active sur le terrain depuis des mois et des moyens qui manquent à François Collin. Qui plus est, ses suggestions d’abandonner le projet du Manoir déjà bien avancé et d’acheter le golf de Mascouche ne tiennent pas la route. La Ville ne peut mener ces deux projets de front. Je ne sais pas pourquoi il s’acharne à pousser ces deux idées.

Si je ne connais pas l’indépendante Fabienne Robert, il me semble qu’elle arrive bien tardivement pour défaire Bertrand Lefebvre. Le seul suspense à Mascouche, il est dans le quartier d’Eugène Jolicoeur. Celui qui a obtenu la plus importante majorité aux dernières élections fait face à Denis Nadeau, un col bleu à la retraite. Bien qu’annoncé il y a peu de temps, cet indépendant compte sur l’appui de l’ex-conseillère Lise Gagnon et d’une bonne équipe de bénévoles. À moins d’un revirement à la mairie ou dans le quartier 5, ce sera sur le 2 qu’on aura à l’œil à Mascouche.

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