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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Une décision éclairée

Mardi 30 novembre 2010

Par Gilles Bordonado

Comme tout le monde, je suis triste que l'Oktoberfest des Québécois soit forcé de quitter le parc du Grand-Coteau à Mascouche. Commanditaire de l'événement par le «Guide Gourmand des Moulins», encarté dans votre «Guide Rouge», j'ai assisté à ce grand rendez-vous les deux dernières années, et le cachet de l'endroit est extraordinaire et s'adapte à la perfection à l'événement.

 

Mais il y a un «mais». Il est aussi clair que de l'eau de roche que le site suffoquait complètement cette année. Le samedi soir, j'étais à notre kiosque et je n'en revenais pas du nombre de personnes qu'on retrouvait sur place.

Les Archambault, promoteurs de l'Oktoberfest, ont fait un coup de maître en mettant sur pied cet événement. Quelle belle vision ils ont eue!

Cependant, force est de constater que ce festival à saveur brassicole est victime de son extraordinaire succès et qu'il ne cessera pas de grandir de sitôt. Ce n'était qu'une question de temps pour que l'événement ait l'obligation de se trouver un site mieux adapté à sa tenue.

Le parc du Grand-Coteau n'est pas un site propice à l'accueil de plusieurs dizaines de milliers de personnes à la fois. C'est avant tout un parc de détente qui peut recevoir quelques milliers de promeneurs un week-end, mais sûrement pas des dizaines de milliers en trois jours.

Le fait que de petites tortues sont mortes piétinées n'est pas le seul élément justifiant le déménagement de l'événement. Il est clair que le parc souffre et que la situation ne fera qu'empirer avec le temps, et ce, malgré les efforts considérables et les gestes louables des promoteurs pour remettre tout en place.

Autant ils ont frappé un grand coup dans le monde des festivals en proposant cet événement hors de l'ordinaire chez nous, autant les jeunes promoteurs de l'Oktoberfest devront se faire à l'idée que leur initiative est si géniale qu'ils n'ont d'autres choix que de trouver un nouveau site pour les accueillir, et de préférence à Mascouche.

Car c'est là la grande question que doivent se poser Catherine, Justin et Samuel Archambault, qui vivent annuellement les nombreux risques inhérents à l'organisation d'un tel rendez-vous.

Une chose est certaine, la ville qui les a vus naître et grandir ne les renie pas. Elle leur dit simplement qu'elle les aime assez, comme les usagers du parc d'ailleurs, pour leur dire de travailler avec elle à trouver un nouveau site mieux adapté au développement futur de ce grand classique de la rentrée.

La décision de la Ville de Mascouche est éclairée, mais ses dirigeants doivent déployer toutes les énergies possibles pour garder l'Oktoberfest chez nous. Et c'est ce qu'ils ont laissé entendre, et c'est tant mieux.

 

Gilles Bordonado

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