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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Le protecteur

Jeudi 9 décembre 2010

Par Gilles Bordonado

Luc Tremblay est le modèle même du haut fonctionnaire compétent. En tant que directeur général de Mascouche, il représentait l'alter ego du maire Richard Marcotte.

Pendant toutes ces années de complicité, il acceptait tous les coups pour le maire. Je le compare souvent à l'agent de la CIA qui protège le président des États-Unis. Luc Tremblay, c'était le paratonnerre, le protecteur du politique.

Quand l'ancien candidat libéral dans le comté de Masson David Grégoire (aussi candidat libéral au fédéral, soit dit en passant), a fait sa sortie, je dois avouer que j'ai été le premier surpris d'entendre le nom de Luc Tremblay, un libéral avoué, mêlé à ses affaires.

Il est vrai que la haute direction de la municipalité est rouge, puisque le trio était complété par leur confrère Michel Gobeil, directeur des finances de la Ville de Mascouche, qui a été, comme Richard Marcotte, membre de l'exécutif du Parti Libéral de Masson et partenaire du maire dans une firme de consultation municipale, Développement Stratégique Sophos. Celle-ci existe toujours aujourd'hui, selon le Registre des entreprises du Québec. Les deux visitaient des villes du Québec prônant un dégraissage des administrations municipales. C'était des apôtres des budgets base zéro et du recentrage des villes sur leurs missions premières.

Le premier mandat de Richard Marcotte, 1991-1995, a d'ailleurs été une période de grandes coupes à Mascouche alors que 10 cadres allaient être congédiés et pour la plupart remplacés dans les 10 ans qui ont suivi avec la croissance de la ville.

À son arrivée, Luc Tremblay portait le titre de directeur des finances, poste qui allait se bonifier de ceux de directeur des ressources humaines, de directeur des travaux publics et d'une série d'autres responsabilités, dont la plupart sont associées au poste de directeur général. La Ville ne pouvait alors lui donner ce titre, car elle avait aboli ce poste pour se débarrasser du DG du temps, un homme trop près de l'ancien maire Bernard Patenaude.

Mais Luc Tremblay ne pouvait tout faire seul, et c'est là que Michel Gobeil est venu à la rescousse, étant engagé discrètement comme directeur des finances, libérant son confrère d'une partie des lourdes responsabilités qu'il portait.

Tout cela pour dire qu'il était clair que la haute fonction publique de Mascouche était libérale et que la complicité au travail était grande. Le maire s'est entouré de gens en qui il avait confiance.

Il n'en demeure pas moins qu'encore aujourd'hui, je dois avouer que je ne vois pas Luc Tremblay en commissionnaire d'argent. S'il avait très clairement des affinités politiques avec le maire de Mascouche, je n'aurais jamais cru possible de le voir dans une telle situation. Je serais cependant très surpris que le jeune Grégoire ait imaginé tout cela.

Peut-être un jour saura-t-on vraiment pourquoi Luc Tremblay s'est retrouvé avec une liasse d'argent entre les mains? L'avait-il lui-même collecté? Le lui a-t-on simplement remis pour qu'il le donne à David Grégoire? Et si oui, qui lui a remis la somme?  

Il est triste de voir tant d'années de labeur se terminer ainsi. Une erreur de jugement exige souvent un lourd tribut.

Et c'est peut-être ça qui a amené Luc Tremblay à se retirer; il y a des limites à vouloir pendre les balles pour son patron...

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