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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 53 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Obligatoire

Mardi 21 novembre 2017

Par Gilles Bordonado

Comme plusieurs, j’ai été surpris de la faiblesse de la participation au vote aux élections municipales à Terrebonne et à Mascouche.

Pour saisir le problème, il faut savoir qui vote et qui ne vote pas. Selon une étude de Statistiques Canada citée par La Presse en 20151, l’abstention est dramatique chez les 18 à 44 ans sans études secondaires. Elle atteint 65,4 %! C’est à peine mieux chez les diplômés d’études secondaires de ce groupe d’âge, où l’abstention est de 52,6 %. Les plus jeunes votent moins que leurs aînés, mais les jeunes diplômés universitaires votent dans une proportion de 70 %, donc dans la moyenne. Il y a là un fort potentiel de croissance pour les politiciens. Si l’éducation à la citoyenneté et au devoir de voter n’est pas motivée dès l’adolescence, voire la majorité, l’abstention s’installera à long terme.

Donc si vous avez des enfants à la maison, mettez-vous au travail. S’ils ne votent pas une fois adultes, ce sera de votre faute. Votre rôle de citoyen et de parent vous impose d’aller voter et de rappeler à votre progéniture qu’il est important de le faire. Et si vous les motivez à demeurer à l’école, vous en ferez des citoyens mieux armés sur les plans personnel et professionnel et plus avisés pour critiquer de façon structurée les choses et pour voter de façon éclairée.

Voter est un privilège qui fait l’envie de plusieurs citoyens qui en sont privés dans le monde. Alors que ces pays voient leur liberté d’expression bafouée, nous avons tendance à oublier le privilège qui est de choisir nos représentants.

Intéressé à la politique depuis que je suis tout jeune, je crois que nos élus peuvent changer les choses. Les lieux communs tels que «voter ne changera rien», «tout est arrangé d’avance», «on connaît déjà le résultat» ou «les politiciens sont tous des pourris» sont des excuses pour les gens désirant se déresponsabiliser d’aller voter pour des raisons aussi futiles que le mauvais temps, les délais d’attente ou le manque de temps.

Devant cette situation, je crois que le vote devrait être obligatoire sous peine d’amende ou de sanction, comme c’est le cas dans 22 pays dans le monde, dont la Belgique, la Grèce, le Danemark, le Brésil, la Turquie, le Mexique et l’Argentine. En Australie, les taux de participation ont bondi au-delà des 80 % avec l’adoption d’une loi dans ce sens.

Au Canada, la participation aux scrutins est en baisse constante : 71,44 % aux élections provinciales de 2014 (avec un creux historique de 57,43 % en 2008),  68,3 % aux élections fédérales de 2015 (avec un creux de 61,1 % en 2011) et 40 % aux municipales à Terrebonne et à Mascouche cette année. Si la responsabilité du vote est individuelle, les conséquences globales sont graves. L’abstention enlève de la crédibilité à nos gouvernements et amène un désintéressement des affaires publiques. Il est plus que temps que ça change. 

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