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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Pouvoir

Mardi 5 décembre 2017

Par Gilles Bordonado

La décision de Québec solidaire (QS) de gommer le mot «patrimoine», qui fait trop masculin, pour utiliser «héritage culturel» est d’un ridicule consommé.

Ça s’ajoute à d’autres folies comme les trois micros à leur congrès : un pour les hommes, un pour les femmes et un pour les autres, qui n’a été utilisé que par une seule personne. À mon avis, QS a manqué de respect envers les minorités et des citoyens québécois. Il aurait dû y avoir un 4e micro pour les autochtones, un 5e pour les immigrants et un 6e pour les Québécois de souche… J’ironise…

Ces anecdotes montrent comment QS s’éloigne du réel objectif d’un parti politique, celui de prendre le pouvoir. Car c’est bien beau d’avoir un super programme progressiste et tout le reste, encore faut-il avoir la capacité de l’appliquer en gagnant des élections. Si QS pense se rapprocher du pouvoir avec ses prises de position actuelles, il se trompe. On parle des licornes de Justin, mais on n’en est pas loin chez QS. Mis à part que Trudeau, lui, est au pouvoir.

Le PQ, en fédérant large, n’a pris que huit ans pour accéder à la direction de l’État. Sur son erre d’aller, la Coalition Avenir Québec pourrait le prendre en 2018 après sept ans d’histoire – 13 ans si on considère la date de fondation de l’ADQ.  Depuis sa fondation il y a 11 ans, jamais QS n’est passé près de prendre le pouvoir ou d’influencer de façon déterminante la joute politique. Il y a bien quelques coups d’éclat bien sentis, mais la direction du pays lui échappe complètement et ce sera le cas pour longtemps. La preuve en est que malgré l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois, QS ne lève pas dans les sondages. Il végète à 10-12 %, ne pouvant remporter que des circonscriptions à Montréal. QS est fier de la chute du PQ, mais à cause de la division entre souverainistes, la gauche n’aura jamais scoré aussi bas au Québec. On en est à 30 %. Bravo, champions!

Tous pensaient que GND allait rendre ce parti pragmatique, mais la bibitte à deux têtes se plaît à vouloir avoir raison plutôt qu’à poser les gestes qu’il faut pour prendre le pouvoir. Et pour le prendre, il faut agir, mettre de l’eau dans son vin. Il faut discuter avec des alliés potentiels sérieux, pas seulement Option nationale et ses 30 700 électeurs en 2014. Seule une alliance avec le PQ sauvera la gauche, mais on n’en a que faire à QS, qui se regarde joliment le nombril.  

«Le courage politique, c’est notre meilleure arme contre l’immobilisme politique au Québec», slogan de GND sur le site de QS, est vide, car l’immobilisme se poursuivra sans la prise du pouvoir. Le vrai courage politique est de poser les gestes nécessaires pour que les bonnes idées fassent consensus et puissent un jour être mises en application. Et ici, on en est bien loin. La CAQ et le PLQ doivent bien rire et on les comprend…  

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