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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Cocktail explosif

Mardi 11 janvier 2011

Par Gilles Bordonado

Je déteste crier au loup... mais la séance du conseil municipal de Mascouche du 17 janvier risque d'être laide. Si le maire Richard Marcotte a légitimement le droit de s'y présenter et de diriger à nouveau les destinées de la Ville - car il a été démocratiquement élu en novembre 2009 -, pour le bien de Mascouche, il devrait se retirer.

Maire indépendant face à un conseil divisé en trois factions, il n'a tout bonnement plus le soutien des élus à la table pour mener la barque. Le lien de confiance est brisé, définitivement brisé.

Il a mentionné qu'il allait se défendre des allégations portées envers lui, mais il n'a pas répondu à plusieurs questions fondamentales posées, dont les quatre suivantes.


1- Pourquoi a-t-il acheté deux condos au rabais à un entrepreneur en construction œuvrant avec la Ville et les lui avoir revendus peu de temps par la suite avec un profit de 40 %?

2- Pourquoi avoir participé directement ou indirectement au financement en argent comptant d'une campagne électorale provinciale?

3- Peut-il nier qu'une cote de 5 % était demandée à certains éventuels investisseurs à Mascouche?

4- Sans remettre en question la légalité des contrats obtenus par ceux-ci, quels sont ses liens réels avec MM. Normand Trudel et Tony Accurso et comment ces liens ont-ils pu influencer ses décisions et celles du conseil municipal?

La grande question qu'il faut se poser sur le plan politique, c'est de savoir si Richard Marcotte a une seule petite chance de ramener la confiance des élus et des citoyens envers lui au cours des deux prochaines années et demie. La réponse est simple : non.

Richard Marcotte est honni par l'opposition, qui ne le lâchera pas d'un pas à toutes les assemblées du conseil municipal de Mascouche d'ici la fin de ce mandat.

Son propre parti, ses conseillers élus et ses membres l'ont rejeté, soulignant l'impossibilité de le maintenir au poste de chef de leur formation.

Deux de ses anciens conseillers, et parmi les plus fidèles, ont décidé de siéger comme indépendants tellement la situation était intenable. Comme l'opposition, ils ont réclamé sa démission.

L'augmentation inattendue et importante du compte de taxes l'an dernier a été une magistrale tache à son dossier. Le maire avait promis que tout allait bien, qu'il n'y aurait pas de hausse de taxes. Il avait erré. Certains diraient qu'il savait et qu'il avait sciemment menti.

Qui plus est, Richard Marcotte n'a pas fait preuve de l'humanisme que l'on peut souhaiter ou s'attendre d'un élu envers son peuple. Il ne s'est jamais excusé de la situation et a manqué d'empathie.

Le Québécois moyen est tolérant, mais il déteste trois choses : 1- le non-respect des promesses faites; 2- les fraudes potentielles, incluant une attaque à son portefeuille; et 3- la chicane et la division. Ici, on a un cocktail explosif des trois et un même détonateur : Richard Marcotte.

Comprenez-moi bien, si je demeure convaincu que Richard Marcotte a été un grand maire et qu'il a fait avancer Mascouche comme probablement aucun maire ne l'a fait auparavant, il n'est plus aujourd'hui l'homme de la situation.

 

Commentaires

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  • Mercredi, 12 janvier 2011 12:22:04
    Entièrement d'accord avec vous M. Bordonado. Si le maire Marcotte a vraiment l'intérêt de ses citoyens et de la ville à coeur, il devrait quitter au lieu de s'accrocher au pouvoir comme il le fait.
  • J. Dubois
    Jeudi, 13 janvier 2011 01:38:46
    Dans les faits, que le maire réponde positivement ou non à ces questions est peu importante. Le lien de confiance est rompu pour toutes ces raisons mais aucune ne le force à démissionner. À moins qu'il ne soit têtu et abruti, il ne peut pas demeurer isolé en tant que maire pendant deux ans et demi. Il serait la risée de tout le monde politique, bien que cela ne semble pas le déranger. Je ne crois pas pour ma part que ce maire a, depuis son arrivée, fait plus que de s'enrichir personnellement dans une conjoncture économique tout à fait favorable au développement rapide un peu partout dans la région. D'ailleurs, dans la même période, la plupart des municipalités de la région ont connu une progression toute aussi fulgurante. Lorsque tu acceptes de servir la population en tant que politicien, tu te dois être au-dessus de tout soupçon et tu dois respecter ton serment. À ce niveau, le maire Marcotte a échoué. Il a, à tout le moins, manqué de jugement et il doit se retirer.

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