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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 53 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Hausse

Mardi 27 février 2018

Par Gilles Bordonado

Quand un politicien est élu ou réélu, il est de tradition que tous les gestes qui risquent de déplaire aux citoyens et aux contribuables soient posés dans les deux premières années suivant son élection.

À Terrebonne, devant l’ampleur de la précarité des finances publiques et le peu de temps qu’il avait pour agir entre son élection et l’adoption du budget, le maire Marc-André Plante n’a pas eu d’autre choix que d’imposer une hausse importante du compte de taxes.

Comme contribuable commercial à Terrebonne, à titre de propriétaire de l’édifice où loge La Revue, je comprends la situation. J’ai confiance que Marc-André Plante et son administration analyseront la machine municipale et poseront les gestes qui permettront de rétablir la situation.

Les dernières années ont été perturbées à Terrebonne et la fonction publique a été un peu laissée à elle-même, alors que des perturbations profondes frappaient le conseil municipal et la haute direction de la Ville.

En l’absence d’un leadership libre d’agir à la direction et malgré les efforts louables de Stéphane Berthe, arrivé bien tardivement, le travail de réforme qui s’imposait n’a pas été fait. Il est à souhaiter que Marc-André Plante et son équipe réalisent les grandes réformes qu’ils promettent et répondent aux formidables attentes placées en eux.

Le maire Plante profitera de l’enviable développement sur le territoire de Terrebonne pour remplir les coffres de la Ville et équilibrer les finances.

Ce même phénomène sera vécu à Mascouche, qui disposera des anciens terrains de l’aéroport pour accueillir ses premiers investissements majeurs au CentrOparc. L’administration Tremblay en aura bien besoin. Le maire n’a pas fait de cachettes en annonçant une certaine hausse du compte de taxes en 2019, avec l’arrivée de la nouvelle piscine. Après deux gels, ça se comprend.

Plus malhabile cependant est l’annonce de la hausse de salaires à la préfecture (voir article en page A-10). Globalement, il en coûtera autour de 100 000 $ de plus sur quatre ans aux contribuables pour payer nos deux maires à la préfecture.

Soyons honnêtes, les tâches de représentation des deux maires sur les plans régional, métropolitain et provincial justifient une certaine augmentation. Leurs tâches s’alourdissent, mais il reste que les hausses qu’ils se sont consenties frappent l’imagination.

Utiliser l’arrivée de la MRC 3.0 comme prétexte pour hausser leurs salaires est dur à vendre alors que c’était des bénévoles qui menaient la barque des conseils d’administration du CLDEM et de Tourisme des Moulins. Aurions-nous dû les payer pendant tout ce temps?

***

En terminant, je lève mon chapeau sur les belles et longues carrières sportives d’Olivier Jean et de Marc-Antoine Gagnon, qui nous ont représentés fièrement aux Jeux olympiques d’hiver en Corée.

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