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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 53 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Choisir

Mardi 10 avril 2018

Par Gilles Bordonado

À la voir annuler un certain nombre d’activités qui s’inscrivent dans l’histoire de la municipalité, la nouvelle administration du maire Marc-André Plante prend le taureau par les cornes pour régler la situation financière de la Ville de Terrebonne, situation qu’elle juge précaire.

Le premier magistrat et son équipe plaident pour une révision de ces activités. Disons qu’à court terme, le citoyen impliqué risque de voir ces «refontes» aussi comme des moyens d’économiser pour équilibrer les finances de la Ville.

Si, comme plusieurs, je regrette l’annulation du Gala du Griffon d’Or, du soutien à des activités comme la Coupe Imperium et les Arts à la trace, et la suspension de la distribution d’arbres, l’administration du maire Plante possède la légitimité pour agir. Les citoyens lui ont donné un mandat clair pour administrer la Ville et il fallait s’attendre à des décisions douloureuses. La hausse du compte de taxes en est une, et une révision des activités municipales, dont le soutien à diverses organisations, en est une autre.

Je comprends le fond de la situation, mais je suis moins enthousiaste de la forme qu’elle prend. Le maire Robitaille disposait d’un budget discrétionnaire et le gérait… de façon discrétionnaire. Pour ce que j’en sais, il n’y avait pas de copinage lorsqu’il a débloqué quelques milliers de dollars pour soutenir les Arts à la trace et la Coupe Imperium. Il n’y avait pas d’illégalité dans l’octroi de ces dons. Il jugeait ces projets structurants et il les a soutenus. Que le maire Plante gère ces sommes de façon autre est à sa discrétion. Il est dans son droit. Le maire Robitaille a fait des choix que l’ancien conseil municipal entérinait et il en sera ainsi par le nouveau conseil des choix discrétionnaires du maire Plante.

Si ce fonds existe, à la mairie de Terrebonne comme chez nos députés provinciaux et fédéraux, c’est qu’il y a là une liberté pour eux de soutenir des projets qui n’entrent pas dans les normes de la machine administrative quelquefois inflexibles. Avec la faiblesse du conseil municipal au cours des deux dernières années du mandat, la fonction publique de Terrebonne a eu une liberté d’action rare dans l’histoire politique récente de la Ville. Divisé et empêtré dans une crise politique unique, le conseil municipal n’a pas eu les coudées franches pour agir en 2016 et en 2017, permettant souvent à la machine, un peu laissée à elle-même, de décider de ce qui était le mieux pour la municipalité.

Les décisions récentes de l’ADT montrent que le conseil municipal reprend ce contrôle, avec les décisions douloureuses qui s’ensuivent. Il fait des choix, il révise et il doit économiser au risque de mécontenter. Il a le privilège de donner de nouvelles orientations à la Ville et il lui reste trois ans et demi pour les mettre en place et les faire partager par les Terrebonniens, qui auront alors la liberté de juger de la pertinence de ces choix.

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