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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Volontaire(s)

Jeudi 3 février 2011

Par Gilles Bordonado

La fusion, en 2001, des villes de Terrebonne, Lachenaie et La Plaine est un vif succès. Autant que l'avait été la fusion entre les villes de Terrebonne et Saint-Louis-de-Terrebonne en 1985. Loin de dénaturer le caractère propre aux différents quartiers de la municipalité, elles ont permis à la nouvelle entité d'enrichir les citoyens au chapitre des services, sans alourdir indûment le compte de taxes des contribuables.

La fusion de 2001 était dans l'air du temps. Les maires Jean-Marc Robitaille, Marcel Therrien et Daniel Bélec avaient pris le taureau par les cornes en s'attaquant à ce regroupement. La ministre péquiste Louise Harel laissait entendre que les fusions pourraient être forcées, ce qui avait créé un tollé de protestations sur la Rive-Nord et la Rive-Sud de Montréal. Ces couronnes francophones, pour la plupart, étaient et sont encore aujourd'hui des bastions péquistes, et l'exercice était hasardeux sur le plan politique.  

Sur la couronne nord, la rumeur voulait que Mme Harel favorise une fusion qui regrouperait tout le sud de Lanaudière : Repentigny, Charlemagne, Le Gardeur, Lachenaie, La Plaine, Terrebonne et Mascouche. Rapidement, les maires se sont mis en branle, ne voulant pas se faire imposer une telle mesure. Repentigny et Le Gardeur ont uni leurs destinées, fusion que les citoyens de Charlemagne ont rejetée.

Dans notre région, les maires Robitaille, Bélec et Therrien ont eu vent que leur voisin de Mascouche songeait à prendre le leadership de l'affaire auprès de Mme Harel. Qu'il s'agisse d'une rumeur ou d'une vérité, le trio n'a pas attendu. Valait mieux être volontaires que de se la voir imposée... et ils ont été volontaires!

Ces bons amis ont uni les destinées de leurs villes, laissant Mascouche choisir si elle se joignait ou non à eux. Une fois les trois villes regroupées, l'affaire était consommée pour Mascouche, qui avait mené une consultation aux résultats neutres.

Avec les discrètes, mais efficaces interventions de la députée Jocelyne Caron auprès de sa consœur Harel, cette fusion volontaire a été un exercice payant pour Terrebonne, Lachenaie et La Plaine, qui ont pu se doter de nouveaux équipements et bâtiments modernes grâce aux avantages associés au regroupement.

Les économies générées par le regroupement, les importantes subventions du gouvernement et la nouvelle richesse issue de la fusion ont permis de rénover l'hôtel de ville de Terrebonne, de se doter d'une nouvelle salle du conseil municipal, d'un nouveau service des travaux publics, de rénover le poste de police et d'incendie, d'ajouter un poste de pompiers sur côte de Terrebonne, de construire la Cité du Sport et le Centre de soccer multifonctionnel, d'apporter une meilleure eau à La Plaine, de doter de nouveaux jeux plusieurs parcs des trois secteurs, d'améliorer nombre de rues de secteurs, et j'en passe.

La fusion a été l'affaire de trois hommes décidés dont les destinées étaient unies par une grande amitié et une vision d'avenir que l'on ne peut leur nier avec le recul.

Où en seraient ces trois villes sans cette fusion? Résolument moderne, à l'aise financièrement, Terrebonne est désormais un acteur important sur l'échiquier municipal par son simple poids démographique, mais aussi par le tempo qu'elle a imposé au Grand Montréal, dans Lanaudière et dans la MRC Les Moulins.

S'il y a un élément qui m'attriste dans toute cette histoire, ce n'est pas l'absence de Mascouche de cette fusion, car elle ne pouvait y être sur le plan politique, mais bien le décès soudain du maire Marcel Therrien au cours de l'exercice. Cet artisan de la première heure serait bien fier de cette nouvelle ville qu'il souhaitait tant.

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