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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

De bonnes nouvelles

Mardi 8 février 2011

Par Gilles Bordonado

Du leadership et de bonnes nouvelles, voilà ce dont avait besoin Mascouche dans la période trouble qui se vit dans cette ville depuis quelques mois. Avec l'appui de la directrice générale par intérim, Isabella Cellini, et les directeurs de services, les cinq conseillers indépendants ont réussi à trouver les 1,5 M$ qui permettraient de geler le compte de taxes résidentielles des Mascouchoises et Mascouchois en 2011.

  

Avec l'absence du maire Richard Marcotte de novembre à la mi-janvier et la collaboration restreinte des conseillers du Ralliement Mascouche, qui ne forment plus la majorité au conseil, les conseillers indépendants ont abattu un travail imposant qui semble avoir porté ses fruits.

En prenant à bras le corps des questions aussi importantes que la gestion financière et la réorganisation des services municipaux, le quintette formé de Chantal Laurin, Lise Gagnon, Nathalie Filion, Sylvain Picard et Jacques Tremblay insuffle un peu d'air frais dans le climat politique municipal de Mascouche, qui en a bien besoin.

Selon leurs dires, des revenus inattendus et des coupes budgétaires judicieuses dans le budget 2011 ont permis de trouver les 1,5 M$, un manque à gagner que le conseil aurait été obligé de prendre dans la poche des contribuables sans leur action.

Politiquement, le groupe s'était mis la tête sur le billot en réclamant le report du budget et le fait à nouveau ici en annonçant haut et fort que l'équilibre budgétaire est possible sans la hausse des taxes résidentielles.

Cela prend un certain courage, pour ne pas dire un courage certain, et c'est avec une fierté mesurée que les cinq élus ont annoncé ce tour de force. Ce qui m'a beaucoup plu également, c'est qu'il n'y avait pas, dans cette conversation qu'ils ont eue avec La Revue, de triomphalisme ou de pointage de doigt, ou si peu.

Conscients qu'ils sont majoritaires au conseil municipal, ils savent qu'ils peuvent changer les choses à leur mesure et disent souhaiter une toujours plus grande collaboration avec les directeurs et les employés pour améliorer la gestion de leur municipalité. Et il semble que les avenues pour améliorer encore les choses sont possibles. C'est plus qu'encourageant.

Leurs attentes envers le maire Marcotte et les conseillers du Ralliement Mascouche sont modestes, sachant que l'avenir du quatuor est scellé. Ces derniers n'auront d'autres choix que de suivre la voie tracée par leurs collègues, qui semblent d'une solidarité à toute épreuve.

Dans le contexte actuel, on ne peut que saluer le courage de ces cinq élus insatisfaits des réponses qu'on leur a données. Je suis d'autant plus touché de cette action collective que celle-ci va à contre-courant des habitudes reçues.

De plus, même si rien ne semblait les lier a priori, car ils sont presque tous d'horizons politiques différents, ils donnent un bel exemple de collaboration.

Certains diront qu'il était temps que des conseillers se lèvent ainsi. Personnellement, je dirai simplement que c'est maintenant fait. L'abcès est crevé. C'est là une nouvelle rafraîchissante.

En conclusion, je salue le courage de Mme Laurin, qui, malgré la maladie, œuvre toujours avec autant de vaillance pour ces concitoyens. Ça aussi, c'est inspirant...

 

Gilles Bordonado

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