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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 53 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

La Justicière

Mardi 15 mai 2018

Par Gilles Bordonado

Le monde littéraire québécois voit un nouvel ouvrage arriver sur les rayons ces jours-ci. Et il était fort attendu. Il s’agit de La Justicière 2 du Terrebonnien Marc Aubin. Il récidive avec un deuxième tome après la publication de son premier roman, qui avait été fait best-seller en 17 jours.

Ce gestionnaire d’entreprise a pris d’importants risques en se lançant dans l’écriture. Diplômé universitaire en biologie, il rêvait de devenir écrivain et il s’y est engagé avec passion et enthousiasme. Et Marc Aubin ne l’a pas eu facile. Il a dû trimer dur. Il a multiplié les formations pour devenir le meilleur auteur possible. Et il y est arrivé.

J’avais dévoré le premier livre. Au fil de sa lecture, on découvrait une écriture toujours plus solide et confiante. Le lecteur était tenu en haleine jusqu’à la toute fin et le dénouement était spectaculaire. Inutile de vous dire que j’ai hâte de m’attaquer au deuxième volet, La joute mortelle.

J’avertis immédiatement le lecteur potentiel ou la lectrice potentielle qu’il faut cependant avoir les nerfs solides, puisque l’auteur mène ce thriller dans le monde méconnu du sadomasochisme. «Cette série est pour adultes avertis», écrit Aubin. Cœurs sensibles s’abstenir.

Comme il le fait en touchant des thèmes peu abordés par les auteurs de récits policiers, Marc Aubin associe ce livre à une vaste campagne de marketing, ce qu’il avait également fait pour son premier roman. Un phénomène à mon avis unique au Québec.

C’est dans une salle de réception comptant 200 de ses fans qu’il a procédé au lancement de ce deuxième opus. Le tout en grande pompe évidemment, car ce Terrebonnien ne fait rien comme tout le monde.

Et ce n’est pas tout. Au volant d’un véhicule récréatif aux couleurs du livre, Marc Aubin et sa conjointe, Josée, participeront, comme ils l’ont fait pour le premier ouvrage de la série, aux divers salons du livre qui se tiennent dans la province. Il propose même des produits dérivés de La Justicière.

L’auteur a tissé des liens serrés avec ses fans et entend bien qu’il en soit encore ainsi avec La joute mortelle. Sa page Facebook (facebook.com/justiciere) est très courue et compte 17 000 fans. À mon avis, cette campagne n’enlève rien au mérite de l’auteur, bien que je sois convaincu qu’elle doit déranger le monde littéraire peu habitué de voir un nouvel auteur se démarquer de la sorte. 

Et connaissant Marc Aubin, il n’en restera pas là. Le premier tome, disponible en format électronique, avait été traduit en anglais. Je ne doute pas qu’il rêve que ses romans soient adaptés un jour au cinéma.

Entre-temps, j’invite les «adultes avertis» à lire La Justicière 1 et 2, qui sont disponibles dans toutes les librairies du Québec depuis quelques jours. Je ne crois pas que vous en serez déçus.

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