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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Patience et longueur de temps...

Mardi 15 mars 2011

Par Gilles Bordonado

Le maire Richard Marcotte semble gagner son pari. À la suite du tremblement de terre médiatique qui a frappé il y a quelques mois et des secousses qui ont suivi, il a su, avec habileté, tenir le profil bas pour se faire oublier. La mémoire des Québécois et des Mascouchois étant ce qu'elle est, et devant le fait qu'il ne se représentera sûrement pas en 2013, on voit que l'opposition, si vigoureuse à ses débuts, s'essouffle.

 

Il va de soi que si un sondage était mené aujourd'hui sur sa popularité, il serait dévastateur. Il en serait de même s'il devait se présenter à la mairie. Mais il n'en est pas là maintenant.

L'objectif du premier magistrat de Mascouche n'est pas de gagner une élection ou un concours de popularité. Il reste en place pour gagner en crédibilité, pour rebâtir sa réputation et regagner la confiance progressive des citoyens. Il égrainera peu à peu de l'information qui expliquera sa position. Il mettra de l'avant ses explications sur les différents dossiers sur lesquels il a été attaqué. Cette semaine, dans nos pages, vous pourrez en apprendre plus sur la gestion des contrats de déneigement des rues et des bornes-fontaines.

Avec humilité, il a dû accepter, à son corps sûrement défendant, l'abolition du cabinet du maire. Il a dû digérer le nouveau budget et les nouvelles règles du jeu imposés par le conseil et en particulier par une majorité de conseillers indépendants. Richard Marcotte joue le jeu, car il n'a pas beaucoup le choix de jouer le jeu, mais aussi parce qu'il a tout à y gagner. En montrant un nouveau respect imposé de facto à ses collègues, il montre une ouverture qui lui est profitable. Et la ville s'en porte beaucoup mieux d'ailleurs.

Les conseillers indépendants n'ont d'autres choix que de traiter avec le maire, élu en bon et due forme par une majorité de citoyens lors des dernières élections municipales.

L'essoufflement de la campagne d'opposition est clair. On le voit par le peu d'engouement des deux pétitions lancées de façon improvisée par les opposants. Pas plus de 500 personnes les ont signées, et il y a, dans le lot, plusieurs personnes qui ont signé les deux et d'autres qui ne sont pas résidantes de Mascouche. La lassitude de bien des citoyens face à la démission du maire est palpable. De toute façon, semble-t-on se dire, a-t-on l'argent pour se payer une élection à la mairie? Et les candidats disponibles nous motivent-ils? Actuellement, le plus populaire et le seul des aspirants potentiels est Serge Hamelin, qui a été défait deux fois par Richard Marcotte. Malheureusement pour lui, on ne descend pas dans la rue pour réclamer son couronnement.

La seule chose qui pourrait relancer l'espoir des opposants favorables à la démission du maire serait une destitution pure et simple de M. Marcotte par le ministère des Affaires municipales du Québec, qui le condamnerait pour des gestes jugés illégaux à la suite de son enquête et de celle de la police. Mais il ne semble pas que le gouvernement en soit là, loin de là.

Et ce ne sont pas les demandes répétitives des opposants et des conseillers indépendants qui feront changer l'affaire. Ni les pétitions, d'ailleurs... Une idée intéressante, mais lancée trop tard, alors que la poussière est retombée sur la colère des Mascouchois.

Richard Marcotte est un homme persistant. Patience et longueur de temps jouent invariablement en sa faveur.

 

Gilles Bordonado

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