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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 53 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

La grande séduction

Mardi 10 juillet 2018

Par Gilles Bordonado

Avec la chute de la popularité du NPD au Québec et les chicanes au Bloc Québécois, le Parti libéral et le Parti conservateur du Canada sont en mode séduction dans les circonscriptions de Terrebonne et de Montcalm.

N’ayant pas élu un candidat libéral dans Terrebonne depuis Roland Comtois en 1980 et un candidat progressiste-conservateur depuis Jean-Marc Robitaille en 1988, libéraux et conservateurs voient le ciel s’ouvrir devant eux à l’orée des élections fédérales prévues à l’automne 2019.

Lundi, deux poids lourds de ces partis sont passés dans la région, la ministre libérale du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, dans les deux circonscriptions pour rencontrer les maires de Terrebonne et Mascouche, et le lieutenant québécois du Parti conservateur, Alain Reyes, dans Terrebonne, pour mener une consultation auprès de représentants du milieu.

Première représentante notable du gouvernement de Justin Trudeau à mettre les pieds dans la MRC Les Moulins en trois ans, la ministre n’a pas caché l’intérêt de son parti pour ces circonscriptions nationalistes qui ont fait l’objet de luttes serrées aux élections de 2015. Le Bloc y avait fait élire Michel Boudrias dans Terrebonne avec 33 % des voix et Luc Thériault dans Montcalm avec 37 % des appuis. Pour une rare fois, un parti souverainiste sortait gagnant de luttes à trois. Les libéraux avaient chauffé les candidats indépendantistes avec 27 % du soutien populaire. Il n’y a rien de surprenant à voir les libéraux s’activer ici et ailleurs dans le 450. Ces derniers convoitent le vote progressiste du NPD, dont les députés sont en plein désarroi actuellement.

Avec la déconfiture récente des libéraux provinciaux en Ontario (seulement 7 élus sur 124 circonscriptions), Justin Trudeau et ses troupes sont inquiets. Craignant un effritement de leur appui chez nos voisins, ils ont plus que jamais besoin du vote des Québécois pour demeurer au pouvoir.

De leur côté, les conservateurs, qui ont obtenu des résultats extrêmement décevants en 2015 dans Terrebonne et Montcalm, se disent qu’ils n’ont rien à perdre. Il y a, croient-ils, un vieux fond bleu qui ne demande qu’à prospérer. Les troupes d’Andrew Scheer, bien moins interventionnistes que les libéraux, espèrent que la mouvance caquiste plus à droite actuellement dans la province fera tache d’huile au Québec en leur faveur. Dans Montcalm, qui compte des villes en milieu rural, le gâteau pourrait prendre, surtout si Andrew Scheer parle de décentralisation des pouvoirs, de respect des juridictions des provinces et de rapport d’impôts unique, des demandes historiques du Québec.

Mais cela risque d’en prendre un peu plus tout de même. Dans le sud de la région, les gestes posés envers les familles par le gouvernement plus progressiste de Justin Trudeau ont davantage de chance de plaire aux électeurs.  

C’est cependant jouable pour les conservateurs. Si les néo-démocrates ne s’en sortent pas si mal en Ontario, en Colombie-Britannique, au Manitoba, dans les Maritimes et au Québec, ils pourraient voler des voix précieuses aux libéraux et donner une trentaine, voire une quarantaine de circonscriptions aux conservateurs dans ces provinces. Quelques élus au Québec pourraient suffire pour donner un gouvernement minoritaire au PC.

La plus grande inconnue demeure l’état des forces souverainistes dans Terrebonne et Montcalm. Que se passera-t-il avec le Bloc Québécois et Québec Debout et leurs 10 députés? Feront-ils la paix à temps pour les prochaines élections? S’entendront-ils sur un programme? Qui mènera les souverainistes au prochain scrutin? Voilà autant de questions qui auront un impact central sur les chances des libéraux et des conservateurs dans la région.

Entre-temps, libéraux et conservateurs jouent à la grande séduction, et c’est de bonne guerre…

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