5° Terrebonne, vendredi 24 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

le blogue de Gilles Bordonado

Fil RSS

À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Majoritaires ou minoritaires, les bleus?

Mardi 22 mars 2011

Par Gilles Bordonado

Il est assez clair, pour la majorité des analystes, que le déclenchement des prochaines élections fédérales pourrait être un nouveau coup d'épée dans l'eau. Tous les partis y jouent leur va-tout.

Au Québec, l'inimitié pour les forces libérales et conservatrices est totale. Les rouges sont en chute libre, tandis que les bleus perdent de leur aura dans la région de Québec, dont le cœur bat au rythme d'un nouveau Colisée et du retour des Nordiques que les conservateurs ne veulent pas soutenir. Quant au NPD, il stagne dans l'appui populaire, ses gains ne lui permettant pas de faire élire plus d'un député.

Dans la Belle Province, le parti qui dominera veut justement qu'elle n'en demeure pas une. Avec Gilles Duceppe à sa tête, pour un dernier tour de piste, le Bloc fera le plein comme jamais auparavant. Armé de demandes financières - dont l'harmonisation des taxes fédérale et provinciale - que ni les libéraux ni les conservateurs n'ont jamais voulu régler, le Bloc surfera en tête. Car que ce soit Michael Ignatieff, qui a un charisme semblable à celui de Stéphane Dion, ou Stephen Harper, qui semble toujours avoir une idée rétrograde cachée dans sa manche, les chefs fédéraux n'ont rien d'inspirant. On aime bien Jack (Layton), mais le NPD, se dit-on, ne prendra jamais le pouvoir. Comme le Bloc, direz-vous. Mais le Bloc a au moins la force du nombre. Le parti souverainiste, lui, ne travaillera jamais contre le Québec.

Il reste le vote symbolique pour les verts, un vote qui ne donnera pas le pouvoir, mais la satisfaction de soulager sa bonne conscience envers la planète.

Alors, si le Québec vote Bloc, que les Maritimes votent rouge, que l'Ouest vote surtout bleu, ce sera à l'Ontario de décider si elle veut d'un gouvernement conservateur minoritaire ou majoritaire.

Si les libéraux s'effondrent devant le NPD et devant les conservateurs dans les zones urbaines ontariennes, les forces de Stephen Harper, qui ont mis tous leurs œufs dans le même panier au cours des trois dernières années pour séduire l'électorat de nos moins riches voisins, remporteront leur pari.

Mais la partie sera serrée, car tous les chefs vivent en ce moment sur du temps emprunté, surtout si l'on se retrouve à nouveau devant un gouvernement minoritaire.

Que restera-t-il du Bloc Québécois après le départ de Gilles Duceppe au cours du prochain mandat? Il est déjà assuré que Stephen Harper démissionnera s'il ne remporte pas un gouvernement majoritaire. Voir Maxime Bernier s'activer depuis quelques mois démontre bien les risques que court Harper.

Quant à Michael Ignatieff, il quittera à coup sûr son poste s'il ne prend pas le pouvoir. Il en est de même pour Jack Layton, qui devra faire un miracle dans les urnes pour rester en poste, d'autant plus qu'il lutte courageusement contre un cancer depuis des mois. Il doit avoir d'autres priorités, et on le comprend.

Dans tous les cas, ce scrutin que tous les partis ne veulent et ne peuvent pas éviter aura un rôle déterminant sur la suite des choses dans le pays. Pour plusieurs politiciens, ce sera le scrutin de la dernière chance...

 

Gilles Bordonado

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre


  • Mardi, 29 mars 2011 12:50:02
    Pas minoritaires ni majoritaires les bleus. Si on veut que la réputation du Canada (et du Québec indirectement) cesse de se dégrader sur la scène internationale, c'est dehors les Conservateurs!

Publicités

Derniers articles

Archives