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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

De lourdes responsabilités

Mardi 3 mai 2011

Par Gilles Bordonado

Bon, bon, j'en vois sourire. C'est que vous êtes nombreux, très nombreux, à avoir gagné vos élections lundi soir. En fait, 43 % des Québécois, la moitié ici, avaient bien caché leur jeu et déjoué tous les journalistes et pronostiqueurs du Québec, dont votre humble serviteur.

Lassés des libéraux à la suite de l'affaire des commandites, craintifs devant les conservateurs et leur idéologie de droite, vous avez rejeté du revers de la main les bloquistes, qui ont écœuré le Québécois moyen en jouant les revendicateurs et en parlant de souveraineté, un thème tabou lorsqu'il est question d'élections fédérales.

Le beau plan des souverainistes (dont je suis), que les Québécois n'ont pas acheté, était de faire élire le Bloc en premier, les péquistes en deuxième et d'enclencher ensuite un processus vers la tenue d'un référendum sur le pays. L'étape 1 est clairement à l'eau, ce qui ne met pas les plans de souveraineté en doute, bien que le bateau prenne un peu l'eau aujourd'hui...

Les Québécois ont préféré jouer encore dans la cour de l'opposition, celle visant à contrecarrer Stephen Harper. Leurs véhicules : le NPD et Jack Layton, Jack pour les intimes.

Ce faisant, ils ont donné leur appui à un parti clairement fédéraliste dont les intérêts sont pancanadiens. Le beau risque... J'ai bien hâte de voir les contorsions de Jack Layton dans des dossiers sensibles au Québec, comme le registre des armes à feu et la centralisation des pouvoirs, un objectif cher au NPD. Avec plus de 60 % de sa députation dans la Belle Province et un siège social en Ontario, ça promet! Avec le Bloc, les Québécois avaient l'assurance que leurs priorités étaient québécoises. Jack Layton et ses 58 recrues du Québec (Thomas Mulcair n'en est pas une) vont avoir du gros travail pour défier le gouvernement majoritaire conservateur, qui va pouvoir mettre de l'avant son agenda, le visible comme le caché. Le mandat confié au NPD par les Québécois est monstre. Ces députés, comme le natif de Hudson, auront quatre ans pour montrer que les intérêts du Québec sont importants. Grosse commande en perspective.

Pour le Bloc, la boutique est clairement fermée. Les quatre députés en poste ne représenteront jamais une avant-garde suffisante pour se révéler un danger quelconque pour le gouvernement conservateur au pouvoir. Si la souveraineté doit reprendre le haut du pavé, c'est par le seul Parti Québécois que cela passera. Le rôle du Bloc est terminé, le passage temporaire qui a duré près de 20 ans est maintenant fini. Voilà le verdict des Québécois, et c'est bien comme ça. Les choses seront claires.  

Entre-temps, les conservateurs pourront être bien attentifs à leurs fidèles électeurs des provinces de l'Ouest, de l'Ontario et des Maritimes, qui les ont bien soutenus. Les bleus peuvent aussi dire un grand merci et payer une bonne bière à Jack et à Michael Ignatieff, car la division du vote progressif les aura servis à merveille.

Si je suis triste pour Roger Gaudet et Diane Bourgeois, je m'encourage en me disant que plus de 80 % des électeurs québécois ont voté pour des forces du centre et de gauche. Au Québec, c'est la débandade totale pour les conservateurs avec 16,5 % d'appui et six députés. Mince consolation...

Quant au choix des citoyens de Terrebonne-Blainville pour une non-résidante de la circonscription totalement absente de la campagne électorale, cela me dépasse complètement. Fallait-il que vous ayez le goût du changement?

 

Gilles Bordonado

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