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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Délits mineurs

Mercredi 1 juin 2011

Par Gilles Bordonado

Je m'excuse, mais j'en ai fait et j'en fais encore une fixation. De quoi je parle? Des maudits graffitis. En ce printemps tardif, la nouvelle de l'arrestation des deux graffiteurs Oats et de Kwun est venue ensoleiller mes journées, comme celles de tous les propriétaires de bâtiments que ces vandales ont attaqués.

  

Vous me direz que je suis un chroniqueur bien tourmenté pour écrire ainsi. Vous savez, j'ai beaucoup de sympathie pour les gens qui le méritent : les bénévoles au grand cœur, les personnes qui prennent soin de leurs proches, les enfants qui s'amusent sainement, les bons travailleurs, les médecins et enseignants, les entrepreneurs vaillants (dont mes amis Yves et André de Paysagiste Andryves, élu entreprise de l'année à Mascouche, comme Le Buffet des Continents d'ailleurs), et plein d'autres hommes et femmes qui mettent du cœur dans leurs actions. Oats et Kwun ne font pas partie du groupe, eux qui ont attaqué des centaines de bâtiments au cours de leur année de «création de graffitis».

Ils ont été arrêtés au Manoir Notre-Dame de Mascouche. Ce bâtiment laissé à l'abandon par son propriétaire a été littéralement squatté et vandalisé par des écervelés au cours des derniers mois. Je ne peux pas dire si Oats et Kwun étaient du nombre de ceux qui ont tout cassé à l'intérieur, mais c'est là que les policiers mascouchois les ont arrêtés, alors qu'ils «créaient» et écoutaient de la musique à tue-tête.

J'ai appris que le duo pourrait (notez le conditionnel) s'en sortir avec un non-lieu. C'est que le procureur pourrait (renotez le conditionnel), malgré les preuves, les relâcher, car les graffitis sont jugés délits mineurs. Il ne faudrait pas embourber notre bon système judiciaire par de si faibles offenses...

Évidemment, les dossiers policiers seront fort étoffés, et je crois comprendre que les représentants de l'ordre espèrent eux aussi mettre un peu de bon sens dans la tête de ces jeunes de 21 ans et 23 ans qui doivent saisir la portée de leurs actes. Cela coûtera au bas mot 200 000 $ cette année aux institutions publiques, aux commerçants et aux résidants pour effacer les gestes créatifs de ces deux artistes de la peinture en canne! Il y a bien une limite, quand même.

 

Gilles Bordonado

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