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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Rapidement

Mardi 14 juin 2011

Par Gilles Bordonado

Je capote! Depuis l'ouverture du nouveau pont sur l'autoroute 25, je vous vois par centaines, par milliers, pognés dans le trafic de la 25 autant à 6 h que 9 h le matin, en me disant qu'on est vraiment traité comme des citoyens de seconde zone quand il est question de transport vers la métropole.

Trois questions pour commencer...

En inaugurant le nouveau pont, le ministère des Transports du Québec se foutait-il complètement de notre gueule en sous-évaluant la congestion automobile et en créant des bouchons interminables par des accès routiers mal pensés malgré les dizaines et dizaines de millions de dollars investis?
N'y a-t-il pas un seul ingénieur ou professionnel dans les bureaux de ce ministère qui n'ait prévu que de retirer une voie de circulation le matin sur la 25 et de passer de trois voies à une seule au retour à la maison était une hérésie?
Voulez-vous me dire quel est le nom du professionnel public ou privé ou du fonctionnaire qui a mis sa signature en dessous de ces plans clairement inadéquats?

Pendant des mois, La Revue a réclamé les prévisions d'achalandage de la circulation sur la montée Masson et les voies d'accès au nouveau pont. Nous n'avons jamais eu de réponses.

Trois autres questions...

Pourquoi n'avons-nous pas eu de réponses à nos questions sur ces accès visiblement très mal pensés?
Y a-t-il un seul chrétien dans ce ministère qui ait pensé à faire ces évaluations?
Et si elles ont été faites, et c'est ce que le ministère prétend, pourquoi Transports Québec et ses ingénieurs à l'interne ou à l'externe ont-ils opté pour de telles solutions? Elle est où, l'erreur?

Réponse à nos questions de la porte-parole de Transports Québec il y a deux semaines : «Nous allons réévaluer l'affaire rapidement.» C'est quoi, la définition du mot «rapidement», quand on parle à une porte-parole du gouvernement? Madame, vous allez évaluer l'affaire «comment et quand rapidement»? Pendant l'été, alors que les gens sont en vacances, pour nous dire qu'il n'y a plus de problèmes?

Pour les milliers d'automobilistes pognés dans le trafic par votre faute, le mot «rapidement», ça veut dire «maintenant» dans le sens de... «tout de suite»!

Il va se passer quoi à la rentrée de septembre si aucun geste n'est posé? Laissez-moi «évaluer» l'affaire... Ça va être le bordel! Ce sera pire que maintenant!

Allô! Transports Québec, je vous «évalue l'affaire rapidement» : ajouter des voies de circulation pour ceux qui ne veulent pas payer pour le pont et emprunter la 440 le matin, et ajouter au moins une voie, voire deux au retour à la maison, comme c'était le cas avant. Et en plus, mon évaluation ne vous coûte pas un sou en frais d'analyse!

Et dire que tous ces bons professionnels et ces bons entrepreneurs en construction vont repasser à la caisse pour effectuer les corrections à ces plans mal pensés.

À un moment donné, ça va faire, le niaisage!

***

En passant, vous ne nous trouvez pas privilégiés, vous? On est les seuls Québécois à avoir la chance et le grand bonheur de payer pour circuler sur un pont. Les autres circulent gratis, mais nous, on paye... Maudit chanceux, va!

 

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