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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Jack

Mardi 23 août 2011

Par Gilles Bordonado

«Mes amis, l'amour est cent fois meilleur que la haine. L'espoir est meilleur que la peur. L'optimisme est meilleur que le désespoir. Alors aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde.» - Jack Layton 

 

Dans un monde en quête de sincérité, d'une mission, de messages et de visions à partager, et d'icônes à chérir, Jack Layton, par son décès fait figure, d'inspiration. Sa simplicité, ce français du peuple qu'il cassait admirablement, ses origines québécoises, sa détermination à faire avancer des idées progressives et finalement cette lutte déterminée contre le cancer, un mal qui touche tant de gens, tant de familles, en ont fait un modèle à suivre au Québec.

Jack Layton était un politicien, c'est vrai. Mais Jack Layton était avant tout un gars du peuple, qui parlait pour le peuple, malgré des origines bourgeoises bien connues. C'était un gars sympathique qui faisait de la politique, qui parlait comme vous et moi, qui disait surtout ce que vous et moi, nous voulions entendre. Et pas pour nous faire plaisir, mais pour nous éveiller aux réalités que tant d'autres politiciens ignorent.

Désirant faire évoluer notre monde vers une société plus égalitaire, plus juste, Jack Layton a embrassé la vie avec passion. Cet engagement doublé d'un amour pour la politique, le véhicule de changement qu'il avait choisi, a amené sa formation politique aux portes du pouvoir. Le Nouveau Parti démocratique n'aura jamais aussi bien réussi qu'avec lui à sa direction. Quel analyste aurait cru que le «Bon Jack» aurait pu amener à l'opposition officielle à Ottawa un parti identifié autant à la gauche? Peu, en vérité, sinon Jack Layton lui-même. À sa grande surprise, peut-être...

Son décès soudain a révélé à la face du monde que le Québécois d'Hudson a mené, il y a quelques mois, la campagne électorale de sa vie alors qu'il était toujours malade, qu'il luttait non seulement pour les plus démunis de cette société, mais aussi contre le terrible mal qui le rongeait. Le tout avec l'énergie du désespoir. Pardon, correction : avec optimisme et l'énergie d'un grand espoir, celui de faire évoluer notre société vers un monde meilleur, pour paraphraser ses propos plus que touchants en conclusion de la lettre qu'il a partagée avec tous les Canadiens le 20 août à la fin de sa longue lutte contre la maladie.

Au cours de ses longues années d'engagement public, les citoyens ont découvert un homme de conviction. Au cours de la dernière année, les citoyens ont découvert un homme de courage. Au cours des 48 dernières heures, les citoyens ont découvert un homme qui passera à l'histoire et dont la lutte et la pensée en inspireront sûrement plusieurs pour des années. Plusieurs nouveaux députés, dont les deux qui nous représentent dans la région, n'oublieront jamais qu'ils lui doivent leur présence à la Chambre des communes à Ottawa. Après le deuil et la peine, une grande mission les attend. Et leur futur chef aura de bien grands souliers à chausser...

Repose en paix, Jack.

 

Gilles Bordonado

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