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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Brassage d'idées

Mardi 30 août 2011

Par Gilles Bordonado

Qui a dit que la concurrence était une mauvaise chose? La venue de la Coalition pour l'avenir du Québec sur l'échiquier politique forcera les partis à l'Assemblée nationale à revoir leur programme et leurs façons de faire.

En effet, le Parti Québécois, malmené par ses tiraillements endémiques, le Parti libéral,  englué dans une certaine usure du pouvoir, et l'Action démocratique du Québec, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même depuis le départ de Mario Dumont, n'auront d'autres choix que de se remobiliser sous de nouveaux auspices s'ils veulent prendre le pouvoir ou ne carrément pas disparaître.

Certains seront tentés de dire que François Legault est un opportuniste, qu'il dénonce des situations connues de tous, il n'en demeure pas moins qu'il crie haut et fort certaines vérités que plusieurs politiciens semblent ignorer. Quand on dénonce le décrochage scolaire, les retards dans les hôpitaux, les impôts trop élevés et qu'on dit qu'on mettra la souveraineté de côté pour au moins 10 ans, on fait du millage dans l'opinion publique.

La CAQ est dans une situation idéale auprès de la masse des électeurs, en particulier des indécis et des désillusionnés de la politique. Le mouvement joue les gérants d'estrades, ce qui est normal dans le contexte de démarrage qu'il vit. Il consulte, il présente, il jase et il représente la nouveauté.

Même si c'est un politicien depuis belle lurette (depuis 14 ans, quand même) et qu'il a été ministre dans les gouvernements péquistes de Lucien Bouchard et Bernard Landry, François Legault a conservé une image relativement vierge. Pour bien des Québécois, «c'est un petit nouveau qui dit les vraies affaires».

Devant la faiblesse du leadership de Pauline Marois, que Legault n'a jamais voulu confronter à la chefferie du PQ, l'impopularité de Jean Charest et la situation morbide de l'ADQ face à la CAQ, qui lui volera ses derniers appuis, l'ancien député péquiste de Rousseau fait le plein chez certains péquistes souverainistes découragés de la chicane, chez des nationalistes libéraux et des adéquistes naufragés à la recherche d'une nouvelle bouée.

Le jeu de Jean Charest est de faire durer le plaisir et d'amener la CAQ et son chef sur la glace. Les élections peuvent attendre jusque dans deux ans et demi, et François Legault, qui égraine son programme au compte-gouttes, ne pourra pas toujours garder le haut du pavé, se dit-il. Quant au PQ et à Pauline Marois, ils recollent les morceaux en se disant que l'on ne peut pas tomber plus bas.

Pour François Legault, jouer les jeunes premiers, c'est avoir le beau rôle. Mais quand on est le meneur dans les sondages, les journalistes ont l'habitude de questionner le présent et le futur proposé, mais aussi et surtout de gratter le passé. Et celui du porte-parole de la CAQ est péquiste. Plusieurs contradictions ne manqueront pas d'être révélées tant par les concurrents que par les médias.

«La nouveauté, ça fait un temps», doivent prier et souhaiter péquistes et libéraux. Entre-temps, et ce qui est clair, c'est que ce nouveau joueur vient brasser les convictions des trois ou quatre équipes déjà inscrites au championnat...  Le brassage des idées est à l'agenda et ça, ça fait du bien, surtout qu'il est loin d'être fini.

 

Gilles Bordonado

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