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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Que faisiez-vous le 11 septembre 2001?

Mardi 6 septembre 2011

Par Gilles Bordonado

Le 11 septembre 2001, les États-Unis ont été frappés en leur cœur. De voir la «guerre» se transporter chez eux, alors qu'ils ont l'habitude de la mener chez les autres, a eu un effet dévastateur. Les Américains en vivent encore les stigmates aujourd'hui, eux qui commémoreront ce drame avec toute la démesure qu'on leur connaît.

  

C'était un mardi; j'étais en pleine tombée du journal. Les rumeurs se sont élevées petit à petit, à mesure que la journée avançait. Des terroristes avaient pris le contrôle de quatre avions, deux avaient frappé des gratte-ciel à New York. Au total, près de 3 000 morts.

Le soir à la télé, je revoyais ces images en boucle, incrédule. Même si bien d'autres batailles, d'autres guerres ont fait plus de morts, ce fut le choc pour le peuple américain. On venait de perdre bien des illusions sur la capacité du pays à protéger ses enfants...

Depuis ce jour, les chiffres 911 n'ont plus la même signification, comme la date du 11 septembre d'ailleurs. Impossible de les croiser comme c'était le cas avant.

Le monde a changé, surtout celui des États-Unis, qui n'avaient jamais été attaqués directement sur leur territoire par une force étrangère. La plupart des attentats perpétrés dans le passé l'avaient été par des Américains. Le 11 septembre 2001, c'est le territoire national qui était attaqué.

On s'est alors mis à parler du Moyen-Orient, à apprendre des noms de pays que peu de gens pouvaient situer sur une carte et de villes totalement inconnues. Avec un président aux capacités intellectuelles douteuses, mais une volonté de vengeance annoncée et un souhait d'annihiler rapidement les méchants, les États-Unis sont entrés en guerre contre l'Irak, Saddam Hussein et de supposées armes de destruction massive. L'Afghanistan suivra, avec le Canada et ses soldats d'ailleurs. Ils mèneront là des guerres impossibles à gagner.

Trois mille milliards de dollars (3 000 000 000 000 $!) ont été dépensés depuis par les États-Unis en Irak seulement et la terreur règne encore, même si Oussama Ben Laden n'est plus là. Son œuvre, Al-Qaïda, est toujours présente, bien qu'affaiblie.

Al-Qaïda s'est approprié le jihad et lui a donné sa définition, soit de combattre les infidèles, une lutte datant des croisades, du Moyen Âge. Si elle s'est approprié cette lutte d'un autre temps, Al-Qaïda n'a pas convaincu tous les musulmans, dont la très grande majorité s'est dite largement défavorable à ces attentats. Et dans ce sens, le mouvement est voué à l'échec, comme les extrémistes nord-américains le sont en mettant tous les musulmans dans le même panier.

Cependant, aujourd'hui, on ne prend plus l'avion avec la même insouciance qu'avant. S'il y a une victoire d'Al-Qaïda, c'est bien celle-ci...

Entre-temps, comme vous tous, j'aurai, le 11 septembre, une pensée pour ces 3 000 malheureux emportés lors de ces terribles attentats. J'aurai aussi une pensée pour les 5 000 soldats de la coalition qui ont été emportés dans cette guerre au terrorisme en Irak. J'aurai également une pensée pour les 100 000 Irakiens, civils et militaires, qui ont perdu la vie depuis 10 ans au cours de cette guerre; 100 000 morts, 30 fois l'attentat du 11 septembre. Malheureusement, ces morts-là, on ne les commémorera pas assez...

 

Gilles Bordonado

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