La Revue

L'hebdo des gens d'action

Terrebonne, mardi 7 septembre 2010

Gilles Bordonado

Gilles Bordonado

Fil RSS

Indéfendables et inexpliquées

Mercredi 10 mars 2010

La réception des comptes de taxes municipales à Mascouche a apporté une grogne rarement vue au cours des 20 dernières années dans cette municipalité, en particulier chez les contribuables du secteur résidentiel.

Sérieusement sous-évaluées depuis nombre d'années à Mascouche, les valeurs immobilières ont crû de façon spectaculaire pour la plupart des propriétés en 2010.
De plus, en rétablissant ces valeurs à celles se rapprochant du marché immobilier, il aurait fallu que le conseil municipal de Mascouche abaisse sérieusement le taux de sa taxe foncière générale pour que les comptes de taxes soient plus équilibrés. La baisse proposée n'a pas suffi.
Jamais, en 20 ans, comme journaliste et comme contribuable mascouchois, n'ai-je rencontré une telle hausse des comptes de taxes résidentielles. Richard Marcotte et son équipe avaient toujours fait preuve de beaucoup de retenue. Ici, la Ville a visiblement sous-estimé les hausses et surtout leurs effets sur ses citoyens.
Je n'avais pas vu un tel branle-bas de combat depuis les travaux d'élargissement de la montée Masson. Il s‘agissait alors surtout de terrains et de bâtiments commerciaux.

Un impact majeur et généralisé
En conférence de presse, il y a quelques semaines, le maire Richard Marcotte m'avait mentionné que les hausses seraient de l'ordre de 7 à 10 %, ce qui est fort élevé en cette période économique houleuse et alors que l'inflation frise les 0 %. Je l'avais questionné à savoir si cela allait être la seule hausse du mandat. Il n'avait pu s'avancer sur cet élément, en particulier pour l'an prochain.
Si la moyenne est de 7 à 10 %, certains citoyens ont malheureusement vu leur contribution aux goussets municipaux franchir les 15 %, voire les 20 % de plus en argent sonnant.
La Ville est-elle dans une situation financière précaire nécessitant une action dramatique? Des projets exceptionnels exigent-ils des investissements importants?
Les citoyens verront-ils leurs comptes de taxes gelés pour le reste du mandat?
Si tel avait été le cas, les citoyens auraient pu comprendre. Mais là, ils ne comprennent pas, ils ne peuvent comprendre. Et on est loin de faire face à des caprices. L'impact est majeur et généralisé, d'où la réaction des gens.
Il y a moins de six mois, en pleine campagne électorale, on leur a juré que la situation financière de la Ville était excellente, que les infrastructures se payaient bien et que leur taxation demeurerait stable et compétitive.
Visiblement, la communication a manqué entre les citoyens et la Ville. Le document envoyé aux contribuables plaidant la compétitivité des taxes mascouchoises était loin de suffire comme justificatif à des hausses qui franchissaient allègrement les 200 $, 300 $ et plus encore dans certains cas.

La prudence s'imposait
Si on peut comprendre qu'une administration hausse les taxes au début d'un nouveau mandat, il y a des limites qu'il ne faut pas dépasser. Personnellement, je pense que dans le cas présent, le conseil municipal mascouchois y est allé trop fort.
Si M. Marcotte et son équipe ont été «trop gentils» en réduisant ou en gelant le compte de taxes des contribuables l'an passé, à l'occasion d'une année électorale, ils auraient dû être plus prudents au volet des dépenses ou plus transparents sur les raisons des hausses cette année, surtout que la situation l'imposait.
Les gens sont d'une nature tolérante, mais crieront toujours au loup s'ils ont le sentiment qu'il y a de l'abus. Et c'est bien la perception qu'ont les gens dans le cas présent.
Dans ce sens, ces hausses demeurent indéfendables et inexpliquées.

 

Un grand merci !

Samedi 6 mars 2010

Il y a deux samedis, j'ai vécu de bien beaux moments. En effet, la Chambre de commerce de Mascouche a honoré votre journal La Revue en tant qu'«Entreprise de l'année 2009». Rares sont les occasions où nous pouvons être honorés de la sorte dans notre région, et c'est avec beaucoup de joie et de fierté que mon équipe et moi avons accueilli cette nouvelle, nous qui sommes plutôt habitués à mettre en relief les succès des autres.

En tant que propriétaire de La Revue, je profite de cette chronique pour remercier de cet honneur la Chambre de commerce de Mascouche et le comité des entreprises.

De voir nos efforts et nos énergies être récompensés de la sorte nous pousse à poursuivre notre œuvre d'information, mais aussi d'implication sociale, communautaire et économique. Nous avons un rôle de ciment de notre communauté et nous entendons bien continuer à jouer ce rôle.

Je tiens à partager cette reconnaissance avec tous les membres de ma belle équipe, ainsi que nos partenaires fournisseurs, dont l'atelier Compomax. Nous sommes près d'une trentaine, en incluant l'équipe du fameux Guide Rouge, à œuvrer d'arrache-pied pour vous offrir chaque semaine le meilleur journal qui soit.

Ce prix, nous tenons à le partager aussi avec vous, chers lecteurs et annonceurs, hommes et femmes, qui ont confiance en nous, au produit que nous vous livrons, semaine après semaine, depuis maintenant 50 ans.

Ce 50e anniversaire, nous l'avons célébré avec faste en lançant, entre autres, un grand concours offrant 50 000 $ en produits canadiens et québécois, en publiant un livre anniversaire de 200 pages et en organisant un grand brunch.

J'ai ici également une belle pensée pour monsieur Aimé Despatis, fondateur de notre journal, qui est décédé l'an dernier en plein cœur des festivités du 50e.

Je partage aussi ce prix avec la fille de monsieur Despatis, Marie-France, de qui j'ai acquis l'entreprise il y a maintenant près de six ans, et qui était à nos côtés le soir du gala. Celle-ci a vécu un grand deuil avec le départ de son papa, mais elle était bien fière de le représenter avec nous ce soir-là.

Monsieur Despatis ne recherchait pas les hommages, mais il savait les apprécier. Je suis comme lui. Si je suis un fier entrepreneur propriétaire d'un hebdo indépendant à Terrebonne, je suis aussi un citoyen mascouchois, fichtrement fier que nous soyons honorés ainsi.

En terminant, je tiens à remercier les membres de ma famille, mes parents, qui sont toujours à mes côtés, mais aussi ma conjointe et mes deux filles, qui ont été privées d'un mari ou d'un papa bien souvent au cours des derniers mois. Et elles le sont encore à l'occasion... Elles ont mis beaucoup de cœur et d'action dans notre petite famille et m'ont permis de mieux vous servir et de servir notre communauté.

Mille mercis encore à vous tous, et soyez assurés que La Revue, le plus grand hebdo indépendant et gratuit au Québec, sera toujours à vos côtés pour faire briller notre monde, votre monde. Et surtout, continuez de mettre du cœur dans vos actions!

Gilles Bordonado
Président-directeur général
La Revue

Concours

Vous pourriez gagner 20 000 $ en prix

Publicités

vivelemegasinage.com
Billard le sieur
Terrebonne Mitsubishi