<![CDATA[Journal La Revue - Gilles Bordonado :: Blogues de La Revue]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php Fri, 25 May 2018 04:57:21 -0400 http://www.larevue.qc.ca/images/logo_la_revue.gif <![CDATA[Journal La Revue - Gilles Bordonado :: Blogues de La Revue]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php Zend_Feed http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss <![CDATA[Courage]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=830 Les récits de courage décrits par nos journalistes et que vous lirez aujourd’hui en pages 3 et 4 donnent froid dans le dos. Ils racontent les gestes courageux, voire héroïques, de policiers dans l’exercice de leurs fonctions, des fonctions dans les cas qui nous occupent qui vont bien au-delà des gestes traditionnels attendus de ces agents.

 

À Terrebonne, à l’occasion de l’incendie survenu à la Résidence Oasis il y a près d’un an, le travail des policiers, des pompiers et des ambulanciers a été vanté avec raison. Les premiers répondants ont pris des risques pour sauver des vies et ils n’ont pas démérité.

C’est une situation similaire à celle de Mascouche, alors que deux policiers ont sauvé un malheureux qui a tenté de s’immoler par le feu. 

Même s’ils œuvrent dans l’ombre, les répartiteurs du 9-1-1 ont un rôle crucial. Deux répartitrices ont permis de sauver une vie à Terrebonne. Et que dire de cette simple citoyenne qui n’est pas restée indifférente à la conduite chaotique d’un automobiliste! Tout en suivant ce dangereux automobiliste sous l’emprise de l’alcool, elle a expliqué aux forces de l’ordre son itinéraire pour qu’elles puissent l’arrêter. Au lieu de regarder à côté, elle a troqué l’indifférence pour l’implication et le bien commun.

Car c’est bien ce que tous ces gens ont en commun, le mieux-être d’autrui, une valeur importante à mes yeux et pour bien des gens. Il est heureux que le gouvernement du Québec et son ministère de la Sécurité publique soulignent ces gestes extrêmes d’abnégation.  

Faire le bien, ici souvent au risque de sa vie, demande un altruisme hors-norme. C’est une vocation.

Bien des gens cassent du sucre sur le dos des policiers et se plaignent de leur manque de compréhension à l’occasion d’une contravention souvent bien méritée. D’autres se plaignent du traitement salarial des pompiers, qui passent, disent-ils, leur temps à dormir dans une caserne. Mais tous ces «critiqueux de salon», souvent forts en gueule sur les réseaux sociaux, ont tendance à oublier les risques inhérents à ces métiers. Combien d’entre eux, combien d’entre vous, prendriez ces mêmes risques dans des circonstances similaires? Bien peu à mon avis. Eux les prennent.

Les policiers, les pompiers, les ambulanciers et les répartiteurs 9-1-1 ont des vies entre leurs mains et ils en sauveront sûrement plusieurs au cours de leur carrière. Et à votre avis, ça vaut combien, une vie?

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Parlant d’altruisme et de générosité, je m’en voudrais de ne pas terminer cette chronique en parlant des bienfaits du bénévolat, qui fait du bien autant pour celui qui donne quelques heures que celui qui en est le bénéficiaire. Et de ces aidants naturels qui prennent soin d’un proche.

«Toujours les mêmes», entend-on quelquefois. C’est triste, mais c’est souvent le cas. Et vous, quand avez-vous donné un moment de votre précieux temps pour autrui?

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Tue, 22 May 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[La Justicière]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=829 Le monde littéraire québécois voit un nouvel ouvrage arriver sur les rayons ces jours-ci. Et il était fort attendu. Il s’agit de La Justicière 2 du Terrebonnien Marc Aubin. Il récidive avec un deuxième tome après la publication de son premier roman, qui avait été fait best-seller en 17 jours.

Ce gestionnaire d’entreprise a pris d’importants risques en se lançant dans l’écriture. Diplômé universitaire en biologie, il rêvait de devenir écrivain et il s’y est engagé avec passion et enthousiasme. Et Marc Aubin ne l’a pas eu facile. Il a dû trimer dur. Il a multiplié les formations pour devenir le meilleur auteur possible. Et il y est arrivé.

J’avais dévoré le premier livre. Au fil de sa lecture, on découvrait une écriture toujours plus solide et confiante. Le lecteur était tenu en haleine jusqu’à la toute fin et le dénouement était spectaculaire. Inutile de vous dire que j’ai hâte de m’attaquer au deuxième volet, La joute mortelle.

J’avertis immédiatement le lecteur potentiel ou la lectrice potentielle qu’il faut cependant avoir les nerfs solides, puisque l’auteur mène ce thriller dans le monde méconnu du sadomasochisme. «Cette série est pour adultes avertis», écrit Aubin. Cœurs sensibles s’abstenir.

Comme il le fait en touchant des thèmes peu abordés par les auteurs de récits policiers, Marc Aubin associe ce livre à une vaste campagne de marketing, ce qu’il avait également fait pour son premier roman. Un phénomène à mon avis unique au Québec.

C’est dans une salle de réception comptant 200 de ses fans qu’il a procédé au lancement de ce deuxième opus. Le tout en grande pompe évidemment, car ce Terrebonnien ne fait rien comme tout le monde.

Et ce n’est pas tout. Au volant d’un véhicule récréatif aux couleurs du livre, Marc Aubin et sa conjointe, Josée, participeront, comme ils l’ont fait pour le premier ouvrage de la série, aux divers salons du livre qui se tiennent dans la province. Il propose même des produits dérivés de La Justicière.

L’auteur a tissé des liens serrés avec ses fans et entend bien qu’il en soit encore ainsi avec La joute mortelle. Sa page Facebook (facebook.com/justiciere) est très courue et compte 17 000 fans. À mon avis, cette campagne n’enlève rien au mérite de l’auteur, bien que je sois convaincu qu’elle doit déranger le monde littéraire peu habitué de voir un nouvel auteur se démarquer de la sorte. 

Et connaissant Marc Aubin, il n’en restera pas là. Le premier tome, disponible en format électronique, avait été traduit en anglais. Je ne doute pas qu’il rêve que ses romans soient adaptés un jour au cinéma.

Entre-temps, j’invite les «adultes avertis» à lire La Justicière 1 et 2, qui sont disponibles dans toutes les librairies du Québec depuis quelques jours. Je ne crois pas que vous en serez déçus.

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Tue, 15 May 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Clarté]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=824 Le conseil municipal de Terrebonne fait bien de clarifier ce qu’il attend de la Société de développement culturel de Terrebonne (SODECT), des Complexes Sportifs Terrebonne (CST), du Groupe Plein Air Terrebonne (GPAT) et de la Cité GénérAction 55+.

Le rapport de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, justifiant l’action municipale, améliorera la gestion de ces groupes et de l’organisme en devenir VerTerrebonne, qui coordonnera des mandats du Plan Vert.

Même si je crois qu’ils réalisent un excellent travail et que j’ai pleinement confiance en eux, puisque je suis partenaire de deux d’entre eux et soutiens à l’occasion les deux autres, ces organismes mandataires de la Ville pour gérer divers services dédiés à la population n’ont pas toujours eu des mandats aussi clairs que ça aurait été souhaité et souhaitable de l’administration municipale. On sentait un flottement dans certains mandats attendus, même si des conseillers municipaux siégeaient à leurs conseils d’administration et assuraient le lien entre ceux-ci et la Ville. Ce ne serait plus le cas.

Ces associations reçoivent des millions de dollars en subventions de Terrebonne, sans compter qu’elle garantit des prêts importants pour des infrastructures que ces organismes sont appelés à gérer. Malgré que nous n’ayons pas à douter de la justesse de l’administration de ces organismes, qui profitent des compétences de plusieurs administrateurs chevronnés, la Municipalité comme les citoyens sont en droit de demander à ce que ces groupes leur rendent des comptes. Il y a ici de l’argent public en jeu.

La MRC Les Moulins, sous l’impulsion des maires Plante et Tremblay, intégrera les services du Centre local de développement économique des Moulins et de Tourisme des Moulins; il n’est toutefois pas question d’en faire autant avec les services offerts par le GPAT, le CST, la SODECT et la Cité. Ils continueront de jouir de leur autonomie. L’exercice annoncé par la Ville de Terrebonne la semaine dernière n’est pas une «municipalisation» des mandats de ces groupes, promet le maire Plante. Ce dernier croit qu’ils sont à même de mener à terme leurs missions importantes et il semble satisfait qu’il en soit ainsi. Si la Ville devait assumer ces responsabilités, il en coûterait sûrement plus cher aux contribuables sans assurance d’un meilleur service à la population.

Il y a cependant un risque. Si la Municipalité limitait ces organismes aux seuls mandats qu’elle souhaite voir menés, ce qui ne serait pas le cas, elle priverait la communauté de leurs forces vives. Elle ne leur permettrait pas d’innover et de proposer des services novateurs attendus par les citoyens.

Plus de clarté, plus de transparence et plus d’imputabilité ne nuiront pas. Mais une fois les mandats clarifiés, outre la liberté d’action de ces organismes, tout se jouera sur un autre plan : l’argent. Et ça, c’est une autre histoire.

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Tue, 01 May 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[S-E-P-T ans!]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=822 Ce serait la bonne, la vraie! Québec a annoncé de nouveau la prolongation de la 19 jusqu’à Terrebonne. Permettez-moi un certain scepticisme quant à cette annonce, surtout que le budget du projet est approximatif et que le délai de construction est une réelle hérésie.

 

Notons que les propriétaires des terrains de la future autoroute 19 ont été expropriés dans les années 1970 et que ce projet n’a jamais été réalisé, sinon par petits bouts : un bout à Laval et un petit bout à Terrebonne. Encore aujourd’hui, des viaducs non utilisés trônent depuis près de 40 ans sur la 640. Jean Charest avait réannoncé la 19 en 2010. Ouverture en 2015, disait-il. Ah bon. Ça sent le réchauffé.

Le premier ministre Philippe Couillard vient d’annoncer un budget de 500 M$ à 600 M$ pour la réaliser. Moi, les budgets approximatifs, ça m’inquiète toujours. Il en est de même de l’échéancier. Ouverture officielle de l’autoroute : 2025. Ma première réaction a été la suivante : «Tu me niaises!?»

Je me suis dit qu’on rit des gens et qu’on se fout de la gueule des journalistes. Parce qu’au Québec, on trouve tout à fait normal de prendre S-E-P-T ans pour construire 8 km de route, un pont et quatre échangeurs. Et on se demande pourquoi les projets ne se réalisent pas dans les délais ou qu’il y a des dépassements pharaoniques de coûts. Je me retiens pour ne pas sacrer! Sept ans, ça n’a pas de maudit bon sens.

Je mentionne en passant que Transports Québec ne construit pas une autoroute en plein centre-ville ou à deux pas d’un aéroport. Non, non, non. Le gouvernement du Québec va construire une autoroute sur des terrains expropriés, libres de tout obstacle et disponibles à construire drette là.

Pour mémoire, ce projet a déjà fait l’objet d’une étude du Bureau d’audiences publiques en environnement, dont le rapport a été déposé en 2015 (il y a donc trois ans, si je sais compter), ce qui devrait accélérer les choses. Qui plus est, il a fait l’objet de nombre d’études depuis les années 1970.

Donc, pourquoi sept ans? Pourquoi étirer le bordel pendant des années? Qu’est-ce qui justifie des délais pareils, sinon que ce n’est pas une réelle priorité? Quand un projet est prioritaire, tu le réalises. Et là, malgré les beaux discours, ça ne l’est pas, car si ça l’était, on ne réaliserait pas ce projet en sept ans.

Si je suis heureux de cette annonce pour les nombreux lecteurs et lectrices de La Revue résidant dans Terrebonne-Ouest, je les plains déjà des contraintes de circulation qui les attendent. À leur place, je croiserais aussi les doigts et allumerais un petit cierge à l’église le plus près de chez eux. Qu’ils prient que le gouvernement qui succèdera à celui-ci fasse une réelle priorité de ce projet et le mette sur la voie rapide… Ce qu’il aurait dû être depuis les débuts.

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Tue, 24 Apr 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[En direct]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=817 Dans un monde où l’électronique prend de plus en plus de place, il est heureux que des événements comme le Salon de l’emploi des Moulins permettent aux gens de rencontrer des patrons en direct.

Comme entrepreneur, je suis hyper sollicité, mais je prends toujours le temps de recevoir les gens qui me visitent au bureau, et ce, à la surprise même de ceux qui désirent me rencontrer. Et je tente, avec un certain succès et quelques retards à l’occasion, de répondre à tous les courriels qui me sont envoyés et aux coups de fil qui me sont donnés. Je trouve cette disponibilité importante. Elle montre le respect que j’ai pour les personnes qui m’interpellent, même si souvent, le message ne s’adresse pas à moi directement ou est une des nombreuses demandes d’aide financière que je reçois toutes les semaines.

Cela ne m’empêche pas de respecter ceux qui font un choix autre et qui, devant ce barrage de coups de fils et de courriels, préfèrent s’abstenir. La plupart du temps, ces envois ou appels sont non sollicités et ces gens sont en plein droit de gérer leur temps comme bon leur semble.

Je regrette cependant qu’il soit presque impossible aujourd’hui de parler à qui que ce soit dans certains services publics et en particulier au gouvernement du Québec. C’est devenu le royaume du «si vous voulez en savoir plus, consultez notre site Internet à l’adresse…» ou du «appuyez sur le 1 si…, le 2 si…, le 3 si…, le 4 si…, le 5 si…» Bonne chance pour parler à quelqu’un et obtenir une réponse. C’est rendu que certains changent le 0 de la réception pour un autre chiffre, question de ne pas se faire emmerder. Il semble que le temps de bien des fonctionnaires est plus précieux que celui des contribuables qui payent leur salaire. Je veux bien croire que les économies offertes par Internet sont extraordinaires pour l’État, mais répondre à son client a son importance.

À La Revue, il y a une réceptionniste présente pour vous répondre du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h 30. C’est un peu à contrecœur que nous nous sommes dotés de boîtes vocales qui sont incontournables aujourd’hui.

Nos journalistes couvrent les conférences de presse, bien que certaines entrevues se donnent comme avant par téléphone. Le courriel prend de plus en plus de place pour son caractère pratique, mais le contact humain demeure une source d’information bien plus fiable puisqu’on peut pousser la conversation plus loin. Et c’est encore plus révélateur à l’occasion d’entrevues en direct. Il en est de même pour nos conseillers publicitaires, qui visitent leurs clients le plus souvent possible ou échangent en direct avec eux par téléphone. Le courriel, s’il est pratique, n’a pas les qualités d’une bonne conversation où tous les points à discuter ou à regarder sont vidés.

Et voilà pourquoi j’aime autant le Salon de l’emploi. Quel bel outil efficace de recrutement!

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Tue, 17 Apr 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Choisir]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=808 À la voir annuler un certain nombre d’activités qui s’inscrivent dans l’histoire de la municipalité, la nouvelle administration du maire Marc-André Plante prend le taureau par les cornes pour régler la situation financière de la Ville de Terrebonne, situation qu’elle juge précaire.

Le premier magistrat et son équipe plaident pour une révision de ces activités. Disons qu’à court terme, le citoyen impliqué risque de voir ces «refontes» aussi comme des moyens d’économiser pour équilibrer les finances de la Ville.

Si, comme plusieurs, je regrette l’annulation du Gala du Griffon d’Or, du soutien à des activités comme la Coupe Imperium et les Arts à la trace, et la suspension de la distribution d’arbres, l’administration du maire Plante possède la légitimité pour agir. Les citoyens lui ont donné un mandat clair pour administrer la Ville et il fallait s’attendre à des décisions douloureuses. La hausse du compte de taxes en est une, et une révision des activités municipales, dont le soutien à diverses organisations, en est une autre.

Je comprends le fond de la situation, mais je suis moins enthousiaste de la forme qu’elle prend. Le maire Robitaille disposait d’un budget discrétionnaire et le gérait… de façon discrétionnaire. Pour ce que j’en sais, il n’y avait pas de copinage lorsqu’il a débloqué quelques milliers de dollars pour soutenir les Arts à la trace et la Coupe Imperium. Il n’y avait pas d’illégalité dans l’octroi de ces dons. Il jugeait ces projets structurants et il les a soutenus. Que le maire Plante gère ces sommes de façon autre est à sa discrétion. Il est dans son droit. Le maire Robitaille a fait des choix que l’ancien conseil municipal entérinait et il en sera ainsi par le nouveau conseil des choix discrétionnaires du maire Plante.

Si ce fonds existe, à la mairie de Terrebonne comme chez nos députés provinciaux et fédéraux, c’est qu’il y a là une liberté pour eux de soutenir des projets qui n’entrent pas dans les normes de la machine administrative quelquefois inflexibles. Avec la faiblesse du conseil municipal au cours des deux dernières années du mandat, la fonction publique de Terrebonne a eu une liberté d’action rare dans l’histoire politique récente de la Ville. Divisé et empêtré dans une crise politique unique, le conseil municipal n’a pas eu les coudées franches pour agir en 2016 et en 2017, permettant souvent à la machine, un peu laissée à elle-même, de décider de ce qui était le mieux pour la municipalité.

Les décisions récentes de l’ADT montrent que le conseil municipal reprend ce contrôle, avec les décisions douloureuses qui s’ensuivent. Il fait des choix, il révise et il doit économiser au risque de mécontenter. Il a le privilège de donner de nouvelles orientations à la Ville et il lui reste trois ans et demi pour les mettre en place et les faire partager par les Terrebonniens, qui auront alors la liberté de juger de la pertinence de ces choix.

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Tue, 10 Apr 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Oublié]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=807 Il y a des mois, j’avais dénoncé, dans cette même chronique, le Réseau express métropolitain (REM) qui non seulement ne s’étend d’aucune façon dans l’est de la Rive-Nord, mais forcera les usagers du Train de l’Est à faire une connexion en faveur du REM pour se rendre au centre-ville. Comme si ce n’était déjà pas assez long de se rendre en ville…

Les maires de Terrebonne, de Mascouche, de Repentigny et de Charlemagne ont dénoncé récemment cette correspondance forcée qui fera chuter, selon eux, l’achalandage de 30 % à 50 %. Ils réclament des solutions permettant au Train de l’Est de rester sur ses propres rails, soit un nouveau tunnel sous le mont Royal, l’élargissement du tunnel actuel datant de 1912 ou une nouvelle voie qui contournera le mont Royal.

Le maire Marc-André Plante a soutenu la ligne rose de la mairesse Valérie Plante et la prolongement de la ligne bleue vers l’est, un soutien stratégique que je trouve pertinent. Une fois le métro dans l’est, nous pourrons nous y brancher et qui sait, l’amener, un jour, de l’autre bord de la rivière des Prairies, à Laval, non loin de Terrebonne.

Entre-temps, Lanaudière demeure le parent pauvre de toutes les initiatives gouvernementales. On déploie le REM dans l’ouest de l’île de Montréal, dans l’ouest de la Rive-Nord et de la Rive-Sud, le métro dans l’est de Montréal et au cœur de l’île avec la ligne rose, mais on voit peu de choses pour Terrebonne, Mascouche et Repentigny, sinon un Train de l’Est qui viraille pendant 65 minutes dans le sud de Lanaudière et l’est de Montréal. Rien de direct n’entre à Montréal à partir d’ici, sinon des autobus qui se rabattent vers les stations de métro Montmorency, Cartier et Radisson. On est les champions du rabattement.

Si les libéraux ont livré le Train de l’Est, on ne voit pas de solutions poindre à l’horizon pour Lanaudière et pas plus de la Coalition Avenir Québec, curieusement silencieuse sur ce dossier pourtant crucial.

Le PQ met le doigt sur les problèmes inhérents au REM et propose une vision plus générale et globale du transport en commun métropolitain. Cependant, son projet ne dote pas Terrebonne et Mascouche de nouveaux accès directs vers Montréal. Il y a bien une fréquence plus grande et une présence du train les week-ends, mais ça me semble insuffisant. Le projet péquiste ne propose pas de voies rapides aux autobus sur la 25, comme il le fait pour la 13, la 15 et la 19.

Pour Lanaudière, le PQ rétablirait enfin l’équité entre les gens de L’Assomption et de Joliette, qui seront traités comme des égaux de leurs amis de Saint-Jérôme et de Mirabel, qui ont déjà le train depuis des années. C’est déjà ça de pris, c’est déjà ça de neuf.

Souhaitons que le PQ bonifie sa proposition et que le Parti libéral et la Coalition Avenir Québec finissent eux aussi par se positionner pour les usagers actuels et futurs du transport en commun dans Lanaudière et plus particulièrement ceux de Terrebonne et de Mascouche, et que les vœux de nos maires se concrétisent.

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Tue, 03 Apr 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Épée de Damoclès]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=799 Ça fait des années qu’une épée de Damoclès voltige au-dessus des têtes de l’ancien maire Jean-Marc Robitaille, de Daniel Bélec, son chef de cabinet, de l’ex-directeur général Luc Papillon et de quelques entrepreneurs liés à la Ville de Terrebonne. La semaine dernière, le fil qui retenait l’épée a cédé.  

Pour les citoyens de Terrebonne, les élus municipaux et même pour les personnes en cause, la situation était pénible et il est de l’opinion générale, même de certains accusés, qu’il est heureux qu’enfin cet abcès soit crevé. Le maire actuel, Marc-André Plante, a bien raison de dire que ces arrestations permettront à tous de passer à autre chose.

Pour connaître depuis longtemps Jean-Marc Robitaille et Daniel Bélec, je suis attristé qu’ils soient pris, par leur faute ou non, comme leurs proches, dans ce tumulte. Je reste cependant fermement convaincu que s’ils ont posé des gestes répréhensibles, il est nécessaire qu’ils répondent de ces gestes devant la justice, comme tout autre citoyen pris à avoir agi illégalement. La justice doit faire son œuvre. S’ils sont coupables, qu’ils paient pour leurs gestes, et s’ils ne le sont pas, qu’ils soient blanchis.    

Sont-ils coupables? La meilleure réponse personnelle que je puisse vous donner, c’est que je n’en sais vraiment rien. Je ne fréquentais pas les hautes sphères municipales à Terrebonne et encore moins les réunions qui menaient à l’octroi de contrats aux entrepreneurs, quels qu’ils soient. Comme tout le monde, j’entendais les rumeurs, mais j’ai appris les malversations possibles ces dernières années à la suite des enquêtes menées par l’UPAC. 

Au contraire des tribunaux populaires avides de sang sur les réseaux sociaux, où les accusations fusent à la rapidité de l’éclair, je préfère attendre de voir les preuves déposées par la couronne. Si l’UPAC et le ministère public ont porté ces accusations et arrêté ces cinq personnes, c’est qu’ils considèrent leurs preuves comme solides, mais ça reste à voir au cours d’un procès. Quand on regarde ce qui s’est passé dans l’affaire Marcotte pour l’entrepreneur Tony Accurso, sorti blanchi du procès intenté contre lui, la prudence est de mise. Sans compter que bien d’autres cas traînent en longueur.

Il reste cependant que l’UPAC peut se vanter de plusieurs succès, entre autres à Laval, à Mascouche, à Montréal, à Boisbriand, à L’Assomption et à Saint-Rémi. Devant la preuve accumulée, une longue suite de maires, de fonctionnaires et d’entrepreneurs accusés ont préféré plaider coupables avant la fin des procédures.

Poussés par l’arrêt Jordan qui leur impose de monter leur preuve plus rapidement, l’UPAC et le Procureur général du Québec ont-ils tout en main pour démontrer la culpabilité de Jean-Marc Robitaille, de Daniel Bélec et de leurs acolytes? Ça reste à voir. Une chose est certaine et il faut le souligner, l’UPAC, malgré ses coûts importants, sa gestion qui semble chaotique et ses méthodes peu orthodoxes, fait trembler les potentiels gestionnaires corrompus des villes à travers le Québec et des professionnels et entrepreneurs potentiellement véreux qui traitent avec eux. Et ça, c’est une excellente chose.

Si j’ai un regret, c’est que l’UPAC semble regarder dans une seule direction, les municipalités, et que de bien gros poissons semblent lui échapper ailleurs. Attaquer les maires est une chose, attaquer le gouvernement qui nous nourrit en est une autre…

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Tue, 20 Mar 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Le côté obscur de la force]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=797 J’aime bien Martine Ouellet. C’est-à-dire, j’aimais bien Martine Ouellet. Malgré les appels à la prudence que je recevais, j’ai appuyé sa candidature à la chefferie de Parti Québécois sans prendre conscience que son esprit volontaire et frondeur cachait un côté obscur de la force.

Sa volonté de défendre la souveraineté me plaisait alors qu’elle cherchait à diriger le Parti Québécois, mais force est de constater que celle-ci frise l’entêtement, d’autant plus que le Bloc est beaucoup plus que seulement un parti souverainiste à Ottawa. S’il n’a pas à faire grandir le fédéraliste canadien, le Bloc a longtemps réussi à fédérer les Québécois sur la défense de leurs droits. Et, disons-le, avec un succès certain pendant de longues années. Il a fallu l’essoufflement du Parti Québécois au provincial et la montée du NPD de Jack Layton pour que le Bloc perde de son aura. Et la défense des intérêts du Québec et de tous les Québécois, y compris des nationalistes, Mme Ouellet semble ne plus vouloir la servir. C’est d’autant plus grave que cette défense des droits du Québec est dans l’ADN du Bloc et que la souveraineté ne se fera pas à partir d’Ottawa, mais de Québec.

Il est dangereux de penser avoir toujours la vérité et la seule vérité, et malheureusement, la chef du Bloc Québécois semble être de ces politiciens qui croient que la seule vérité est la leur. Elle a beau se démener, elle ne convaincra personne qu’elle n’est pas responsable de la cassure qui se vit entre elle et 70 % des membres de son caucus à la Chambre des communes.

Son entêtement à rester en place fait penser au capitaine de bateau qui a confiance qu’il se renflouera par la seule force de l’esprit. En perdant sept de ses députés, dont le vénérable Louis Plamondon et ses émérites collègues Luc Thériault et Michel Boudrias, députés de Montcalm et de Terrebonne, elle laisse croire que tout ira pour le mieux. Elle fait erreur. La capitaine du bateau analyse mal la situation.

La désunion qui frappe sa formation politique est bien plus profonde qu’elle ne le pense et le geste désespéré du groupe des sept se veut un électrochoc que Mme Ouellet doit saisir. Et ce n’est pas que les sept députés ne lui ont pas lancé d’appels répétés pour lui faire comprendre ses contradictions.  

Ces derniers ne sont pas dans le «qui m’aime me suive». Ils n’appuieront pas aveuglément l’actuelle députée de Vachon, amatrice de «transparlementarisme» dans son optimisme inconscient.

Je ne réalise que tardivement tout le caractère individualiste de la position de Mme Ouellet, qui ne compte que bien peu d’amis dans sa famille politique originale du Parti Québécois et qui fait maintenant le vide autour d’elle au Bloc.

Si elle a la cause de la souveraineté tant à cœur, elle doit saisir le message de ses députés. Elle doit se retirer ou offrir des garanties sérieuses de sa compréhension plus large du mandat attendu du Bloc à Ottawa, et travailler en équipe. 

Jamais, depuis près de 10 ans, le Bloc Québécois n’a été aussi bien placé pour représenter tous les Québécois à Ottawa avec l’élection de deux chefs hors Québec chez les conservateurs et les néo-démocrates et la gestion chaotique des affaires de l’État par les libéraux, dont les députés québécois sont silencieux comme des carpes.

Martine Ouellet doit faire un Luke Skywalker d’elle et ça presse, car elle ressemble plus à un Darth Vader actuellement.

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Tue, 13 Mar 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Hausse]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=789 Quand un politicien est élu ou réélu, il est de tradition que tous les gestes qui risquent de déplaire aux citoyens et aux contribuables soient posés dans les deux premières années suivant son élection.

À Terrebonne, devant l’ampleur de la précarité des finances publiques et le peu de temps qu’il avait pour agir entre son élection et l’adoption du budget, le maire Marc-André Plante n’a pas eu d’autre choix que d’imposer une hausse importante du compte de taxes.

Comme contribuable commercial à Terrebonne, à titre de propriétaire de l’édifice où loge La Revue, je comprends la situation. J’ai confiance que Marc-André Plante et son administration analyseront la machine municipale et poseront les gestes qui permettront de rétablir la situation.

Les dernières années ont été perturbées à Terrebonne et la fonction publique a été un peu laissée à elle-même, alors que des perturbations profondes frappaient le conseil municipal et la haute direction de la Ville.

En l’absence d’un leadership libre d’agir à la direction et malgré les efforts louables de Stéphane Berthe, arrivé bien tardivement, le travail de réforme qui s’imposait n’a pas été fait. Il est à souhaiter que Marc-André Plante et son équipe réalisent les grandes réformes qu’ils promettent et répondent aux formidables attentes placées en eux.

Le maire Plante profitera de l’enviable développement sur le territoire de Terrebonne pour remplir les coffres de la Ville et équilibrer les finances.

Ce même phénomène sera vécu à Mascouche, qui disposera des anciens terrains de l’aéroport pour accueillir ses premiers investissements majeurs au CentrOparc. L’administration Tremblay en aura bien besoin. Le maire n’a pas fait de cachettes en annonçant une certaine hausse du compte de taxes en 2019, avec l’arrivée de la nouvelle piscine. Après deux gels, ça se comprend.

Plus malhabile cependant est l’annonce de la hausse de salaires à la préfecture (voir article en page A-10). Globalement, il en coûtera autour de 100 000 $ de plus sur quatre ans aux contribuables pour payer nos deux maires à la préfecture.

Soyons honnêtes, les tâches de représentation des deux maires sur les plans régional, métropolitain et provincial justifient une certaine augmentation. Leurs tâches s’alourdissent, mais il reste que les hausses qu’ils se sont consenties frappent l’imagination.

Utiliser l’arrivée de la MRC 3.0 comme prétexte pour hausser leurs salaires est dur à vendre alors que c’était des bénévoles qui menaient la barque des conseils d’administration du CLDEM et de Tourisme des Moulins. Aurions-nous dû les payer pendant tout ce temps?

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En terminant, je lève mon chapeau sur les belles et longues carrières sportives d’Olivier Jean et de Marc-Antoine Gagnon, qui nous ont représentés fièrement aux Jeux olympiques d’hiver en Corée.

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Tue, 27 Feb 2018 00:00:00 -0500