<![CDATA[Journal La Revue - Gilles Bordonado :: Blogues de La Revue]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php Fri, 10 Sep 2010 03:14:47 +0000 http://www.larevue.qc.ca/images/logo_la_revue.gif Journal La Revue - Gilles Bordonado :: Blogues de La Revue http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php Zend_Feed http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss <![CDATA[Un appel à l'aide]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=68 À part exception, la situation économique des entrepreneurs qui œuvrent dans le commerce de détail dans le Vieux-Terrebonne est difficile. Leur choix de s'implanter dans ce beau quartier historique a deux tranchants : il s'agit d'un secteur de toute beauté, mais son achalandage bat au rythme des saisons et de la météo.

Si des entreprises de services, telle La Revue, et des corporations publiques comme la Ville de Terrebonne, le Théâtre du Vieux-Terrebonne et l'Île-des-Moulins vont fort bien et contribuent à la vitalité du quartier, plusieurs autres commerçants tirent le diable par la queue et sont bien isolés.

À l'instar de beaucoup d'entrepreneurs, ils comptent sur des équipes réduites, ce qui les force à multiplier les heures pour réussir à tirer leur épingle du jeu. Devant travailler jusqu'à 60-70 heures par semaine pour joindre les deux bouts, plusieurs commerçants n'en peuvent plus et ont mis leur entreprise sur le marché. La majorité en vain.

Quant aux résidants, ils sont forcés à l'exode. S'ils profitent de quelques beaux commerces spécialisés pour acheter des produits alimentaires (entre autres chez Salaison Limoges, La mie du Vieux et La fromagerie du Vieux-Terrebonne) et pour se restaurer, ils n'ont d'autres choix que de s'exiler pour le reste. Une fois que l'auto est prise, la fuite commerciale s'en suit.

Le Vieux-Terrebonne, c'est l'âme de la ville. C'est l'histoire qui se vit au quotidien. Il s'y trouve un noyau solide d'entrepreneurs et un bassin de résidants intéressants. Le TVT et l'Île sont des moteurs, des catalyseurs sur lesquels il faut s'appuyer encore plus.

Le Vieux-Terrebonne mérite un meilleur positionnement sur l'échiquier économique de la région, mais aussi hors de la région. Il faut continuer à attirer des touristes consommateurs de produits et services originaux et de qualité.

Si La Revue s'engage dans cette voie en créant des promotions dédiées aux entreprises du Vieux-Terrebonne et en mettant en valeur ses richesses, il en revient à la Ville de Terrebonne, à la Chambre de commerce de Terrebonne (qui a récupéré la mission de l'ancienne Association des commerçants du Vieux-Terrebonne) et à Tourisme des Moulins, voire au CLDEM, de se concerter pour soutenir ces commerçants et ces citoyens à la recherche de services de proximité.

Quant à l'éternel «problème» de stationnement, je pense qu'il demeure important, mais qu'il n'est pas la raison première d'un certain désintéressement des consommateurs. Il faut faire vite et refaire du Vieux la destination «in» qu'il mérite d'être.

Une vente qui arrive à point

Quand on parle de «timing»... La vente des terrains de la gare de la Ville de Mascouche à l'Agence métropolitaine de transport ces derniers jours arrive à point.

Le portrait de la situation financière de la Ville que j'avais réalisé ce printemps s'est donc vérifié. D'un déficit potentiel de 1,7 M$ (prix de vente des terrains), la Ville de Mascouche dégage donc un surplus de près de 200 000 $, a-t-on annoncé officiellement lundi soir à la réunion mensuelle du conseil municipal.

Restera maintenant à voir si la taxation nouvelle imposée aux citoyens en janvier 2010 permettra de dégager de nouveaux surplus... qui permettront de réduire cette même taxation l'an prochain, voire dans deux ou trois ans... avec l'approche des prochaines élections. Une chose est certaine, cette vente arrive à point.

Dans un autre ordre d'idées, comme ça, le ministère des Transports du Québec fait appel à la suite de sa défaite en Cour supérieure contre la Ville de Mascouche, qui y gagnait le droit de vendre à son profit les terrains de l'aéroport. Rien de très surprenant là. Ça sent les millions... Nous y reviendrons très prochainement.

 

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Thu, 26 Aug 2010 04:00:00 +0000
<![CDATA[Vous avez dit nouvelles ?]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=67 Cela fait 21 ans cette semaine que je suis journaliste et cela fait bien une douzaine d'années que je signe la chronique Libre opinion. Si notre région a évolué à vitesse grand V, il en est de même du monde des communications et du journalisme.

Avec le développement des postes de télévision de nouvelles en continu, on a de plus en plus l'impression que la moindre petite nouvelle, d'où qu'elle nous arrive sur la planète, est prétexte à traitement, que ce soit important ou non.

Qu'il s'agisse d'un vol perpétré sur des touristes dans les Caraïbes, d'une tempête sans victimes en Asie, d'un mariage de 500 couples simultanément en Afrique, de la disparition d'un énième aîné d'un centre d'hébergement quelconque au Québec retrouvé dans l'heure qui suit ou d'un poulpe qui prévoit les résultats des matches de la Coupe du monde en Europe, on nous sert souvent une pléiade d'anecdotes et de nouvelles sans intérêt véritable. Elles nous sont vite rendues, comme du prêt-à-servir, une nouveauté pour remplir du temps que l'on jettera à la première occasion pour la remplacer par une autre nouvelle à jeter... Il n'est pas rare de s'entendre dire : «Ouais, il manquait de nouvelles à LCN ou à RDI.» Et c'est pareil à CNN...

Les médias américains militent pour le journalisme et le commentaire citoyens. Le consommateur médiatique se fait analyste, juge et parti. Si je suis un partisan du commentaire de citoyens éclairés qui proposent des perspectives personnelles intéressantes, je ne suis vraiment plus capable d'endurer les insanités débitées par de «simples citoyens» qui n'ont souvent rien à cirer des sujets sur lesquels certains médias les questionnent. Souvent, ces commentaires n'apportent rien à la nouvelle, sinon de remplir du temps ou de l'espace. «Monsieur et madame Tout-le-Monde s'expriment.» Pééénnniibblllee...

Qu'un journaliste questionne divers spécialistes sur un thème précis ou des acteurs directement touchés par une question donnée, voilà le travail même du journaliste. Il doit rendre la nouvelle avec le plus d'impartialité possible, trouver le meilleur angle pour la rendre et trouver les meilleurs intervenants pour nous instruire et nous forger une opinion.

Le lecteur, l'auditeur, avec ses opinions souvent bien arrêtées, réclame invariablement aux journalistes de faire preuve de recul et d'objectivité, et c'est là ce que la majorité des gens embrassant cette profession tentent de faire. Par contre, j'ai toujours dit que tout journaliste possède son schème de valeurs, sa grille d'analyse personnelle et que l'objectivité se verra toujours teintée de ces réalités. Le recul et la distanciation permettent cependant au journaliste d'offrir cette perspective de diversité qui donnera aux lecteurs la nouvelle la plus complète. C'est ce que nous tentons de faire à La Revue, et je pense que notre équipe de journalistes y réussit plutôt bien.

Sommes-nous parfaits? Je ne le pense pas. Ce que je sais, cependant, c'est que nous faisons un travail plus que respectable, bien que certains citoyens consommateurs de médias se fassent spécialistes en journalisme et voient les choses différemment à l'occasion. Les gérants d'estrade, il y en a dans notre monde comme dans toutes les professions.

En ce qui a trait à cette chronique, elle diffère, car elle se veut du commentaire, une opinion que j'émets sur un sujet donné. Ce privilège me vient de mes années d'expérience et de ma connaissance du métier, et ce, tout en assumant mes positions et mes opinions.

Dans ce monde où le citoyen consommateur est roi, le journalisme et le commentaire sont des arts qui demandent un doigté hors du commun, surtout si l'on ne veut pas tomber dans le sensationnalisme, la vox pop et la nouvelle jetable...

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Sat, 07 Aug 2010 04:00:00 +0000
<![CDATA[La passion du ballon rond]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=66

Le prochain mois promet d'être riche en émotions pour les amateurs du ballon rond, soit le soccer ou, pour tous les autres connaisseurs planétaires de ce sport, du football - le vrai, pas celui qui est américain ou canadien et qui se joue avec un ballon ovale.

Trente-deux des puissances mondiales du soccer international croiseront le fer en Afrique du Sud pour remporter cette Coupe du monde, le plus important événement sportif sur terre après les Jeux olympiques. Ces formations enflammeront la planète comme le fait le Canadien en séries éliminatoires. On sera fanatique, on dépassera même les bornes, c'est malheureusement la loi du sport-spectacle professionnel.

Personnellement, comme 200 000 Québécois, je pratique ce sport avec enthousiasme cette année. Depuis plus de 35 ans, c'est toujours pour moi un plaisir renouvelé chaque printemps de me retrouver sur les terrains pour pratiquer ce sport d'équipe merveilleux.

On est au grand air sous le soleil, dans la chaleur, ou alors sous la pluie, dans le froid, comme dimanche dernier au matin. On y joue sur du gazon naturel ou synthétique. Mais on retrouve toujours la même passion d'être en groupe à partager des moments uniques qui ne se répèteront jamais. Nous écrivons la chorégraphie de cette partie, comme chacune de celle que nous jouons à notre échelle, à notre niveau, avec les talents que nous avons.

Que ce soit moi, ma fille Rosemarie ou tout autre joueur de soccer, et je pense même à tout sportif amateur ou professionnel, nous vivons pleinement le moment présent et donnons le maximum de nous-mêmes en espérant bien faire et, ultimement, remporter la victoire, défi collectif du sport que nous pratiquons ensemble.

Il est bien certain que nos objectifs sont plus modestes que ces artistes qui se confronteront pendant trente jours en Afrique, mais nous partageons tous la même passion pour le ballon rond, que nous vivons avec joie avec nos coéquipiers et nos adversaires, sous l'œil d'officiels essentiels à la pratique de ce sport centenaire.

Je vous souhaite une belle Coupe du monde. Mon cœur ira à la France et l'Espagne, deux contrées, deux pays qui ont vu naître mes ancêtres.

Chapeau Renaud, Margot et les agents RE/MAX

Un petit mot en terminant pour féliciter chaleureusement Renaud Thibault, sa conjointe et complice, Marguerite Laurin, tous les agents RE/MAX et les bénévoles qui ont uni leurs efforts pour mobiliser notre milieu au profit d'Opération Enfant Soleil.

Dimanche, ils ont tenu courageusement trois barrages routiers à Terrebonne sous la pluie et le froid. Les bureaux de RE/MAX sur des Seigneurs ont accueilli la centrale téléphonique samedi soir et dimanche toute la journée. À cela se sont ajoutés, il y a quelques semaines, un superbe tournoi de golf, une soirée casino et la vente de billets de tirage pour la Maison Enfant Soleil.

Renaud, Margot et toute votre équipe, chapeau à vous d'avoir embrassé cette belle cause et d'avoir si bien fait! Vous remettrez sûrement un montant record au Téléthon, et ce seront nos enfants qui en profiteront.

 

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Thu, 10 Jun 2010 04:00:00 +0000
<![CDATA[Plus ça change, plus c'est pareil]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=65 Voici un petit envoi qui m'a été fait par monsieur Claude Benoit de Terrebonne. Je ne sais pas si le verbatim est vrai, mais c'est tout de même amusant...

Extrait d'une conversation vraie entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV (roi de France de 1643 à 1715)

Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou.

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couverts de dettes, on va en prison.
Mais l'État ?
L'État, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison.
Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d'autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c'est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français (ou des Québécois) qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser. C'est un réservoir inépuisable.

- M. Benoit mentionne que cette citation pourrait très bien être de Jean Charest, s'il finissait un jour par dire le fond de sa pensée. Je partage son opinion...

 

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Thu, 29 Apr 2010 04:00:00 +0000
<![CDATA[Le pool de La Revue ]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=64 Amateurs de hockey, voici les prévisions du grand «pool» annuel des séries éliminatoires de la chronique Libre opinion de La Revue.

Comme le veut la tradition, seront de la partie : les supposés experts Éric Parent, du Groupe Plein Air Terrebonne, Kevin Riopel, rédacteur en chef, et moi-même, ainsi que les néophytes que sont Mélanie Savage, journaliste peu amatrice de hockey, et ma fille Rosemarie, maintenant âgée de huit ans, mais toujours pas intéressée par notre sport national. Pour la première fois depuis son jeune âge,Rosemaire s'est intéressé aux équipes pour leurs résultats. Avant, elle préférait se baser sur lenom de l'équipe, surtout si elle portait le nom d'un animal, et la couleur du chandail. 

Voilà donc nos choix ! 

Kevin Riopel

Washington en 5
New Jersey en 6
Boston en 7
Pittsburgh en 6

San Jose en 5
Chicago en 5
Vancouver en 7
Détroit en 5

Éric Parent

Washington en 6
N- J en 7
Pittsburgh en 6
Boston en 6

San Jose en 6
Chicago en 5
Los Angeles en 6
Detroit en 4

Gilles Bordonado

Washington en 5
N-J en 6
Pittsburgh en 7
Buffalo en 6

San Jose en 6
Chicago en 7
Vancouver en 5
Detroit en 6


Mélanie Savage

Washington en 7
Philadelphie en 6
Boston en 5
Pittsburgh en 7

San José en 6
Chicago en 5
Los Angeles en 7
Détroit en 7

Rosemarie Bordonado

Washington en 6
Philadelphie en 7
Buffalo en 5
Pittsburgh en 7

Colorado en 6
Chicago en 5
Vancouver en 7
Détroit en 7

 

 

 

 

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Thu, 15 Apr 2010 04:00:00 +0000
<![CDATA[Le grand défi]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=63 Comme entrepreneur, je suis à même de comprendre que la sélection et la rétention de la main-d'œuvre sont assurément deux des plus grands défis auxquels je dois faire face. Comme La Revue, toutes les entreprises et tous les employeurs du monde industrialisé sont confrontés à cette réalité.

  Avec le vieillissement de la population, les nombreux départs à la retraite de baby-boomers en droit de profiter du bon temps, les patrons devront multiplier les acrobaties pour fidéliser à long terme leurs travailleurs de tous les âges, qu'ils soient près de la retraite ou jeunes et mobiles.

En ajoutant à l'équation les exigences liées au développement d'une meilleure conciliation travail-famille et à une féminisation plus grande des postes de travail, la pression s'accentue sur les travailleurs et travailleuses qui demeurent en emploi et leurs patrons.  

Parmi les solutions, et c'est le plus important, c'est qu'il doit y avoir de la part des patrons un plus grand respect des travailleurs, l'obligation d'offrir de bons salaires, de bonnes conditions de travail et une ambiance de travail de qualité. Sur le plan de la rétention, d'autres avenues s'offrent aussi, dont le travail à temps partagé ou à temps partiel, le télétravail à partir de la maison, un départ plus tardif à la retraite, le mentorat et une transmission plus juste des connaissances.

Une meilleure formation et une efficacité améliorée des méthodes de travail représentent aussi des gains en productivité et, par conséquent, des gains pour un meilleur «usage» des ressources humaines.
Sujet controversé s'il y en a un dans les sociétés occidentales, l'immigration fait partie aussi de la solution avec la baisse des naissances et la présence de moins en moins de jeunes Québécois de souche sur le marché du travail. Se posera alors toute la question de l'intégration de ces nouveaux travailleurs étrangers ou de deuxième génération, de l'acceptation des autres avec leurs forces, leurs faiblesses, et surtout leurs us, coutumes et habitudes.

La question de la formation professionnelle, qui fait l'objet d'un dossier exclusif dans La Revue cette semaine, prend ici tout son sens. Pour répondre aux besoins de l'industrie, il faut intéresser les jeunes et même les adultes aux possibilités offertes par les «métiers». Longtemps, ces domaines d'emploi, exigeant moins d'années de scolarité, mais des compétences précises, ont été si dévalorisés dans le milieu de l'éducation et en société que des pénuries graves de travailleurs se sont installées dans des secteurs cruciaux de l'économie.  

Il est heureux que depuis le tournant de l'an 2000, les dirigeants du monde éducatif et des affaires aient rappelé l'importance de ces emplois. Ceux-ci sont plus qu'attrayants sur le plan des débouchés sur le marché du travail, mais offrent aussi des salaires plus que décents.

Comme on peut le constater, la gestion du capital humain représente tout un défi pour les entrepreneurs et il est heureux que notre société civile, en particulier dans notre région, en ait fait une priorité.

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Wed, 07 Apr 2010 04:00:00 +0000
<![CDATA[Indéfendables et inexpliquées]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=62 La réception des comptes de taxes municipales à Mascouche a apporté une grogne rarement vue au cours des 20 dernières années dans cette municipalité, en particulier chez les contribuables du secteur résidentiel.

Sérieusement sous-évaluées depuis nombre d'années à Mascouche, les valeurs immobilières ont crû de façon spectaculaire pour la plupart des propriétés en 2010.
De plus, en rétablissant ces valeurs à celles se rapprochant du marché immobilier, il aurait fallu que le conseil municipal de Mascouche abaisse sérieusement le taux de sa taxe foncière générale pour que les comptes de taxes soient plus équilibrés. La baisse proposée n'a pas suffi.
Jamais, en 20 ans, comme journaliste et comme contribuable mascouchois, n'ai-je rencontré une telle hausse des comptes de taxes résidentielles. Richard Marcotte et son équipe avaient toujours fait preuve de beaucoup de retenue. Ici, la Ville a visiblement sous-estimé les hausses et surtout leurs effets sur ses citoyens.
Je n'avais pas vu un tel branle-bas de combat depuis les travaux d'élargissement de la montée Masson. Il s‘agissait alors surtout de terrains et de bâtiments commerciaux.

Un impact majeur et généralisé
En conférence de presse, il y a quelques semaines, le maire Richard Marcotte m'avait mentionné que les hausses seraient de l'ordre de 7 à 10 %, ce qui est fort élevé en cette période économique houleuse et alors que l'inflation frise les 0 %. Je l'avais questionné à savoir si cela allait être la seule hausse du mandat. Il n'avait pu s'avancer sur cet élément, en particulier pour l'an prochain.
Si la moyenne est de 7 à 10 %, certains citoyens ont malheureusement vu leur contribution aux goussets municipaux franchir les 15 %, voire les 20 % de plus en argent sonnant.
La Ville est-elle dans une situation financière précaire nécessitant une action dramatique? Des projets exceptionnels exigent-ils des investissements importants?
Les citoyens verront-ils leurs comptes de taxes gelés pour le reste du mandat?
Si tel avait été le cas, les citoyens auraient pu comprendre. Mais là, ils ne comprennent pas, ils ne peuvent comprendre. Et on est loin de faire face à des caprices. L'impact est majeur et généralisé, d'où la réaction des gens.
Il y a moins de six mois, en pleine campagne électorale, on leur a juré que la situation financière de la Ville était excellente, que les infrastructures se payaient bien et que leur taxation demeurerait stable et compétitive.
Visiblement, la communication a manqué entre les citoyens et la Ville. Le document envoyé aux contribuables plaidant la compétitivité des taxes mascouchoises était loin de suffire comme justificatif à des hausses qui franchissaient allègrement les 200 $, 300 $ et plus encore dans certains cas.

La prudence s'imposait
Si on peut comprendre qu'une administration hausse les taxes au début d'un nouveau mandat, il y a des limites qu'il ne faut pas dépasser. Personnellement, je pense que dans le cas présent, le conseil municipal mascouchois y est allé trop fort.
Si M. Marcotte et son équipe ont été «trop gentils» en réduisant ou en gelant le compte de taxes des contribuables l'an passé, à l'occasion d'une année électorale, ils auraient dû être plus prudents au volet des dépenses ou plus transparents sur les raisons des hausses cette année, surtout que la situation l'imposait.
Les gens sont d'une nature tolérante, mais crieront toujours au loup s'ils ont le sentiment qu'il y a de l'abus. Et c'est bien la perception qu'ont les gens dans le cas présent.
Dans ce sens, ces hausses demeurent indéfendables et inexpliquées.

 

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Wed, 10 Mar 2010 05:00:00 +0000
<![CDATA[Un grand merci !]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=61 Il y a deux samedis, j'ai vécu de bien beaux moments. En effet, la Chambre de commerce de Mascouche a honoré votre journal La Revue en tant qu'«Entreprise de l'année 2009». Rares sont les occasions où nous pouvons être honorés de la sorte dans notre région, et c'est avec beaucoup de joie et de fierté que mon équipe et moi avons accueilli cette nouvelle, nous qui sommes plutôt habitués à mettre en relief les succès des autres.

En tant que propriétaire de La Revue, je profite de cette chronique pour remercier de cet honneur la Chambre de commerce de Mascouche et le comité des entreprises.

De voir nos efforts et nos énergies être récompensés de la sorte nous pousse à poursuivre notre œuvre d'information, mais aussi d'implication sociale, communautaire et économique. Nous avons un rôle de ciment de notre communauté et nous entendons bien continuer à jouer ce rôle.

Je tiens à partager cette reconnaissance avec tous les membres de ma belle équipe, ainsi que nos partenaires fournisseurs, dont l'atelier Compomax. Nous sommes près d'une trentaine, en incluant l'équipe du fameux Guide Rouge, à œuvrer d'arrache-pied pour vous offrir chaque semaine le meilleur journal qui soit.

Ce prix, nous tenons à le partager aussi avec vous, chers lecteurs et annonceurs, hommes et femmes, qui ont confiance en nous, au produit que nous vous livrons, semaine après semaine, depuis maintenant 50 ans.

Ce 50e anniversaire, nous l'avons célébré avec faste en lançant, entre autres, un grand concours offrant 50 000 $ en produits canadiens et québécois, en publiant un livre anniversaire de 200 pages et en organisant un grand brunch.

J'ai ici également une belle pensée pour monsieur Aimé Despatis, fondateur de notre journal, qui est décédé l'an dernier en plein cœur des festivités du 50e.

Je partage aussi ce prix avec la fille de monsieur Despatis, Marie-France, de qui j'ai acquis l'entreprise il y a maintenant près de six ans, et qui était à nos côtés le soir du gala. Celle-ci a vécu un grand deuil avec le départ de son papa, mais elle était bien fière de le représenter avec nous ce soir-là.

Monsieur Despatis ne recherchait pas les hommages, mais il savait les apprécier. Je suis comme lui. Si je suis un fier entrepreneur propriétaire d'un hebdo indépendant à Terrebonne, je suis aussi un citoyen mascouchois, fichtrement fier que nous soyons honorés ainsi.

En terminant, je tiens à remercier les membres de ma famille, mes parents, qui sont toujours à mes côtés, mais aussi ma conjointe et mes deux filles, qui ont été privées d'un mari ou d'un papa bien souvent au cours des derniers mois. Et elles le sont encore à l'occasion... Elles ont mis beaucoup de cœur et d'action dans notre petite famille et m'ont permis de mieux vous servir et de servir notre communauté.

Mille mercis encore à vous tous, et soyez assurés que La Revue, le plus grand hebdo indépendant et gratuit au Québec, sera toujours à vos côtés pour faire briller notre monde, votre monde. Et surtout, continuez de mettre du cœur dans vos actions!

Gilles Bordonado
Président-directeur général
La Revue

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Sat, 06 Mar 2010 05:00:00 +0000
<![CDATA[Tic-tac, tic-tac, tic-tac...]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=60

Non, ce n'est pas le bruit d'une bombe à retardement... C'est le bruit des secondes, des minutes, des heures, des semaines, des mois, des années qui s'écoulent depuis l'annonce du Train de l'Est, qui devrait emmener les citoyens de la seconde zone que nous habitons vers le centre-ville de Montréal...

Il y a un «mais», même un double «mais»

À l'occasion d'une conférence de presse tenue lundi en fin d'après-midi, les ministres Boulet et Courchesne, accompagnées du président de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), Joël Gauthier, nous ont appris que le projet était toujours sur les rails.

Mais il y a un «mais». Je dirais même qu'il est double, ce «mais».

Premièrement, selon M. Gauthier, qui préside l'organisme responsable de la réalisation du projet, il en coûtera maintenant 435 M$ pour réaliser les travaux du Train de l'Est, contre 300 M$ à son annonce en 2006 par le premier ministre Jean Charest, une hausse de 45 % des coûts. Deuxième «mais», les premiers passagers ne pourront monter dans le train à partir de Mascouche qu'à l'été 2012; en tout cas, c'est ce que promettent les deux ministres. Et à votre place, je serais aussi assez avisé de ne pas baser ma vie professionnelle sur la venue du train à cette date, car personne ne sera surpris d'apprendre, en cours de route, que le projet vit un problème ou un autre qui mènera plus loin les délais d'embarquement des premiers passagers. Et ne me dites pas que je suis pessimiste...

Délais, délais, délais

Pour mémoire, je rappellerai que ce projet a été lancé à la fin des années 1980. Les passagers doivent alors prendre la direction de Laval pour se rendre à Montréal par les rails du Canadien Pacifique.

Le gouvernement du PQ est le premier à s'engager formellement. En 2003, il promet le train pour l'automne 2004, mais ne livre pas la marchandise. Le projet est de 47,5 M$, mais n'inclut pas le matériel roulant. Le PQ est défait par les libéraux, qui arrivés au pouvoir, font traîner le projet en longueur.

En 2005, coup de théâtre, l'AMT annonce, à la surprise générale, un tracé vers le centre-ville par Repentigny et l'est de Montréal. L'AMT parle alors d'une réalisation de ce projet en 2007.

Déjà que je ne suis pas un fan du circuit vers Repentigny, vous comprenez mon scepticisme vis-à-vis, ce nouvel engagement. On lancerait les travaux cet été et on monterait dans le train en 2012... J'ai hâte de voir les «pépines» à l'œuvre...

Tic-tac, tic-tac, tic-tac, c'est aussi le bruit que fera votre montre pendant les longues heures que vous resterez dans votre voiture à faire le pied de grue sur la 25 avant que le train n'entre en gare. Bon courage!

 

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Wed, 17 Feb 2010 05:00:00 +0000
<![CDATA[Café]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=59 C'est avec une certaine retenue que je rédige la chronique de cette semaine.  Je vous dirais même que c'est sous l'insistance d'une collègue que je me permets de la rédiger, conscient que cela me met sur la sellette...

Les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas un grand amateur d'animaux domestiques, bien que ma petite famille abrite, grâce aux bons soins de ma conjointe, de nombreux poissons dans deux aquariums, une mini grenouille, un serin orange prénommé Clément et un hamster prénommé Chocolat... Évidemment, ils font le bonheur de nos enfants et en particulier de ma benjamine, Rosemarie.

On a eu un chien, Capucine, un schnauzer nain adorable, mais qui jappait tout le temps. Ce petit chien gentil nous a quittés pour un monde meilleur, et nous ne l'avons pas remplacé, car nous avons réalisé qu'il était difficile de consacrer suffisamment de temps à ce pauvre animal.

J'en viens au but de cette chronique : l'animal domestique, au même chapitre que tout être vivant, mérite un minimum d'attention de l'humain.

Je m'explique. Récemment, un chat angora a adopté notre patio comme nouvelle maison. Était-ce le chat qui avait abandonné ses maîtres ou l'inverse, je ne saurais dire. Mais je considère le chat assez intelligent pour savoir s'il est désiré ou non. Et là, il se trouvait fidèlement attaché à ma porte-patio, miaulant et ronronnant. Je vous laisse donc tirer vos propres conclusions.

Toujours est-il que nous avons nourri et abreuvé le pauvre animal, tout en lui donnant un panier et une couverture, donc un minimum de soins. Notre Rosemarie le brossait et lui avait même trouvé un nom : Café !

Malheureusement, nous ne pouvions adopter ce joli minet, car trois des membres de notre famille de quatre sont allergiques aux chats, et pas à peu près. Dilemme moral, s'il en est un.

Devant l'abandon de cet animal, après deux à trois semaines de services de traiteur félin, j'ai contacté les maîtres, qui ont fait montre de bien peu de sensibilité et de sens des responsabilités. Mon sens moral a fait que j'ai assumé les miennes. Je ne pouvais laisser «Café» comme ça.

Une amie d'une amie gère un refuge pour les chats abandonnés. Cette femme extraordinaire en a sauvé 200 à ce jour, c'est vous dire. Elle les fait traiter chez un vétérinaire à ses frais et leur trouve ensuite des familles qui les aimeront et prendront soin d'eux.

Jeudi dernier, elle est venue récupérer notre petit Café, qu'elle a pris de mes bras avec toute l'affection d'une maman pour ses petits. Je lui ai fait un petit chèque couvrant, j'imagine, une partie des frais de vétérinaire. J'étais mal à l'aise de la voir assumer des responsabilités qui ne lui revenaient pas, mais qui revenaient plutôt à ces maîtres qui voient les animaux domestiques comme des bibelots ou de petites choses dont on peut se débarrasser sans trop de questionnement.

Y a-t-il une morale, une conclusion à cette petite histoire? Bien sûr! C'est là l'objet de cette chronique. Je pense que le respect que l'on voue à tout être vivant démontre tout le respect que l'on a pour la vie.

Jeudi en après-midi, Jacynthe, cette âme charitable, m'a rappelé pour me dire que malgré le froid et le manque de soins, Café allait bien et qu'elle lui avait trouvé une nouvelle maison. Des gens qui l'apprécieront vraiment.

Et soudainement, je me suis senti bien d'avoir fait le bien...

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Thu, 11 Feb 2010 05:00:00 +0000