<![CDATA[Journal La Revue - Gilles Bordonado :: Blogues de La Revue]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php Sun, 19 Aug 2018 14:00:48 -0400 http://www.larevue.qc.ca/images/logo_la_revue.gif <![CDATA[Journal La Revue - Gilles Bordonado :: Blogues de La Revue]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php Zend_Feed http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss <![CDATA[Pour initiés seulement]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=856 À mon avis, même si elle en a parfaitement le droit, la Ville de Terrebonne ne prend pas la décision la plus avisée en ne publiant plus éventuellement l’essentiel de ses avis légaux dans leur intégralité dans le journal La Revue. Lors de négociations avec l’Union des municipalités du Québec, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, avait fait ce «cadeau» réclamé par certaines municipalités de la province.  

Actuellement, quelques villes au Québec ont adopté cette mesure qui peut être économique. Terrebonne leur emboîte donc le pas.

Le maire Marc-André Plante a raison lorsqu’il dit que les avis peuvent être incompréhensibles pour plusieurs et qu’ils ne sont pas tous lus par une majorité de citoyens. Il reste que ces avis ne le seront pas plus quand la mesure sera en place, car ils seront confinés dans une page du site Internet de la Ville. Si je me fie à ce que je vois sur ce site de la Ville, les internautes ne trouveront pas là beaucoup plus d’éclairage, car actuellement, il s’agit ni plus ni moins que d’une liste chronologique des avis avec leur numéro et un titre pour les décrire.  

Comme lecteurs et comme contribuables, éventuellement, vous ne pourrez donc plus voir ces avis et lire leur description complète, carte à l’appui, directement dans votre journal distribué de porte en porte à tous les citoyens, toutes les semaines, comme avant. Seuls les initiés qui s’intéressent grandement aux choses municipales prendront la peine de se rendre sur Internet pour les consulter. Dans ce sens, il s’agit, selon moi, d’une perte potentielle nette pour le citoyen, et la Ville pourrait y perdre en transparence.  

Fort heureusement, l’administration Plante a assuré à La Revue que les avis ayant un impact plus grand feront toujours l’objet d’une publication, qui pourrait être «vulgarisée», dans le journal. De plus, les appels d’offres continueront à être publiés.

Qui plus, est la Municipalité entend poursuivre la publication de publicités dans La Revue, ce qui limitera l’effet financier négatif de la non-publication des avis.

Car c’est de ça qu’il est question aussi : La Revue perdra des revenus importants, ce qui pourrait affecter sa capacité à servir ses lecteurs. Il y va du soutien à la liberté de presse. Le maire Plante a assuré que son administration ne vise pas à nuire à La Revue et qu’elle a le plus grand respect pour notre mission. Cela nous rassure, d’autant plus que La Revue est généreuse dans son milieu et en particulier à Terrebonne. Plusieurs partenariats en commandite publicitaire permettent à nombre d’organismes de Terrebonne d’annoncer sans frais ou à faible coût leurs activités, une contribution économique pour la Ville de Terrebonne.

Le journal La Revue a été fondé il y a 60 ans à Terrebonne et est toujours implanté à Terrebonne. Notre publication fait partie du quotidien des gens depuis ce temps et représente, en toute modestie, un des moteurs économiques et sociaux de notre communauté. La Revue suit depuis 60 ans et continuera de suivre pour vous les activités de Terrebonne, et je suis heureux que, malgré cette décision, la Ville de Terrebonne croie toujours en notre mission, comme 86 % d’entre vous, chers citoyens et citoyennes, qui se disent lecteurs de La Revue selon un sondage que nous avons mené l’an dernier.

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Tue, 14 Aug 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Black Blanc Beur]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=853 Ce ne sera une surprise pour personne : dimanche, j’étais un spectateur assidu de la finale de la Coupe du monde de soccer. Comme plusieurs habitués de cette chronique le savent, je suis un ancien joueur de ballon rond et j’entraîne toujours l’équipe de soccer de ma fille Rosemarie, maintenant âgée de 17 ans.

Au lancement de la compétition en Russie il y a un mois, j’étais déchiré. Entre mes origines espagnoles et françaises, mon cœur balançait. Sans compter le coup de cœur que j’avais pour l’Islande, petit pays moins populeux que Laval qui avait réussi le tour de force de se qualifier pour cette compétition relevée.

L’élimination rapide des Islandais et des Espagnols a réglé le tout. Mon parti pris est allé à la France, une équipe hétéroclite qui a redoré le blason de cette puissance déchue après ses succès de la fin des années 1990. Et il y a des similitudes entre les équipes de 2018 et de 1998, surnommées «Black Blanc Beur», un rappel des origines africaines, métropolitaines et magrébines des joueurs français. Si certains ont l’épiderme sensible au sujet de la teinte des gens et leurs origines, ce n’est pas mon cas. Fils d’immigrants, je me sens Québécois, et il en est de même pour les joueurs français dont certains, s’ils sont blancs de peau, ont des origines espagnoles ou autres.

Le succès de la France, c’est celui d’une intégration réussie et du travail d’une vingtaine de joueurs ayant un objectif commun, celui de se dépasser, de réussir et de bien représenter leur pays. Ces grands athlètes, l’entraîneur Didier Deschamps, les membres de son «staff», comme il le dit, ont fait du bon boulot. Champions du monde à l’occasion d’une compétition qui a lieu aux quatre ans, c’est vraiment exceptionnel. Rien à voir avec la Coupe Stanley…

Suggestion de sorties

Je profite de cette chronique pour vous inviter à découvrir votre Île-des-Moulins. Le dimanche 8 juillet, en après-midi, ma famille et moi avons visité l’Île-des-Moulins. Oui, oui, l’Île-des-Moulins. On a pris La Grande Tournée, qui a inclus la visite guidée avec l’excellent Guillaume, le tour de bateau-ponton avec Audrey, l’animation 1804 : l’aviron qui te mène avec d’excellents comédiens et visité toutes les expositions. Le tout pour un petit 10 $ par adulte et 8 $ pour les étudiants (12 ans et plus). C’est ce prix pour les aînés de 65 ans et plus et gratuit pour les 11 ans et moins. Finalement, c’est moins cher que d’aller au cinéma ou au resto et, en plus, on en apprend beaucoup sur notre coin de pays. Si vous habitez la région, avez-vous visité, vraiment visité, votre Île?

P.S. – Pendant ce beau dimanche d’été, on a rencontré des centaines de zombies... Oui, oui, des zombies! On se serait cru au cœur d’un épisode de TheWalking Dead. Ils marchaient la tête baissée, les yeux rivés sur leur cellulaire à chasser des Pokémon. Désolé de le dire, mais j’ai trouvé ça un peu pathétique... Au moins, ils prenaient le grand air.

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Tue, 17 Jul 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[La grande séduction]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=851 Avec la chute de la popularité du NPD au Québec et les chicanes au Bloc Québécois, le Parti libéral et le Parti conservateur du Canada sont en mode séduction dans les circonscriptions de Terrebonne et de Montcalm.

N’ayant pas élu un candidat libéral dans Terrebonne depuis Roland Comtois en 1980 et un candidat progressiste-conservateur depuis Jean-Marc Robitaille en 1988, libéraux et conservateurs voient le ciel s’ouvrir devant eux à l’orée des élections fédérales prévues à l’automne 2019.

Lundi, deux poids lourds de ces partis sont passés dans la région, la ministre libérale du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, dans les deux circonscriptions pour rencontrer les maires de Terrebonne et Mascouche, et le lieutenant québécois du Parti conservateur, Alain Reyes, dans Terrebonne, pour mener une consultation auprès de représentants du milieu.

Première représentante notable du gouvernement de Justin Trudeau à mettre les pieds dans la MRC Les Moulins en trois ans, la ministre n’a pas caché l’intérêt de son parti pour ces circonscriptions nationalistes qui ont fait l’objet de luttes serrées aux élections de 2015. Le Bloc y avait fait élire Michel Boudrias dans Terrebonne avec 33 % des voix et Luc Thériault dans Montcalm avec 37 % des appuis. Pour une rare fois, un parti souverainiste sortait gagnant de luttes à trois. Les libéraux avaient chauffé les candidats indépendantistes avec 27 % du soutien populaire. Il n’y a rien de surprenant à voir les libéraux s’activer ici et ailleurs dans le 450. Ces derniers convoitent le vote progressiste du NPD, dont les députés sont en plein désarroi actuellement.

Avec la déconfiture récente des libéraux provinciaux en Ontario (seulement 7 élus sur 124 circonscriptions), Justin Trudeau et ses troupes sont inquiets. Craignant un effritement de leur appui chez nos voisins, ils ont plus que jamais besoin du vote des Québécois pour demeurer au pouvoir.

De leur côté, les conservateurs, qui ont obtenu des résultats extrêmement décevants en 2015 dans Terrebonne et Montcalm, se disent qu’ils n’ont rien à perdre. Il y a, croient-ils, un vieux fond bleu qui ne demande qu’à prospérer. Les troupes d’Andrew Scheer, bien moins interventionnistes que les libéraux, espèrent que la mouvance caquiste plus à droite actuellement dans la province fera tache d’huile au Québec en leur faveur. Dans Montcalm, qui compte des villes en milieu rural, le gâteau pourrait prendre, surtout si Andrew Scheer parle de décentralisation des pouvoirs, de respect des juridictions des provinces et de rapport d’impôts unique, des demandes historiques du Québec.

Mais cela risque d’en prendre un peu plus tout de même. Dans le sud de la région, les gestes posés envers les familles par le gouvernement plus progressiste de Justin Trudeau ont davantage de chance de plaire aux électeurs.  

C’est cependant jouable pour les conservateurs. Si les néo-démocrates ne s’en sortent pas si mal en Ontario, en Colombie-Britannique, au Manitoba, dans les Maritimes et au Québec, ils pourraient voler des voix précieuses aux libéraux et donner une trentaine, voire une quarantaine de circonscriptions aux conservateurs dans ces provinces. Quelques élus au Québec pourraient suffire pour donner un gouvernement minoritaire au PC.

La plus grande inconnue demeure l’état des forces souverainistes dans Terrebonne et Montcalm. Que se passera-t-il avec le Bloc Québécois et Québec Debout et leurs 10 députés? Feront-ils la paix à temps pour les prochaines élections? S’entendront-ils sur un programme? Qui mènera les souverainistes au prochain scrutin? Voilà autant de questions qui auront un impact central sur les chances des libéraux et des conservateurs dans la région.

Entre-temps, libéraux et conservateurs jouent à la grande séduction, et c’est de bonne guerre…

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Tue, 10 Jul 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Parlons sports]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=850 Je me passionne pour le soccer. Petit, je jouais avec mes amis dans la cour de l’école La Mennais de Mascouche. J’ai pratiqué le sport jusqu’à la mi-quarantaine. Blessé au dos, j’ai accroché mes crampons, mais je coache toujours et suis bénévole depuis 35 ans.

Ce week-end, bien au frais, j’ai regardé les quatre huitièmes de finale de la Coupe du monde. Je sais, j’aurais sûrement pu faire meilleur usage de mon temps… Mais que voulez-vous, la Coupe du monde est aux quatre ans et il est rare d’avoir une aussi belle compétition. Je ne regarde pas les matches les jours de semaine, sinon en reprise. Le niveau de jeu est exceptionnel.

Fidèle à mes ancêtres, j’espérais le meilleur pour la France et l’Espagne. Il ne me reste plus que la France à soutenir, car l’Espagne a été sortie par la sympathique équipe russe. Car c’est là toute la magie de la Coupe du monde. Si la Russie jouait une série 4 de 7 comme dans la LNH, elle n’aurait aucune chance de l’emporter. Mais sur un match, tout peut arriver.

C’est le cas de l’Islande au dernier Euro. Ce pays, qui a moins d’habitants que Laval, a réussi l’exploit extraordinaire de se classer pour cette Coupe.

Bon, il y aura toujours les comédiens à la Neymar qui semblent frappés d’épilepsie lorsque cognés par leurs adversaires, mais ça ne suffit pas à nous priver du plaisir de les voir briller sur le terrain. Il n’y a pas plus beau sport au monde.

Bravo Xavier, Étienne et Shawn

Je profite de cette chronique pour féliciter Xavier Ouellet, qui a signé une entente avec les Canadiens de Montréal, Étienne Marcoux, qui a rejoint les rangs du Rocket de Montréal, et Shawn Boudrias, qui a été repêché par le Wild du Minnesota.

Si je n’ai jamais eu la chance de les interviewer personnellement, La Revue suit leur carrière depuis longtemps, grâce aux articles signés par Pierre-Luc Chenel, collaborateur fidèle de notre publication.

J’espère que Xavier pourra se faire valoir à Montréal, lui qui a été confiné à un rôle de remplaçant avec les Red Wings de Détroit. Il a une chance unique de se tailler une réelle place avec le grand club.

J’ai bien connu Robert, le père de Xavier, qui a une histoire peu commune. Grutier après une belle carrière junior majeur, il a eu la chance de jouer professionnel à Saint-Pierre-et-Miquelon avant de traverser l’Atlantique et de faire carrière pendant 11 ans en Europe. Il a même joué pour l’équipe de France pendant cinq championnats du monde et deux Jeux olympiques. D’ailleurs, Xavier est né à Bayonne en France.

Étienne a eu un parcours de combattant. Après avoir joué avec Ulysse, le Junior de Montréal et l’Armada de Blainville-Boisbriand, il a gonflé les rangs des clubs-écoles des Ducks d’Anaheim. Il a appartenu à huit équipes de la ECHL et de la ligue américaine et a joué deux ans à l’Université du Nouveau-Brunswick. Je suis bien heureux que sa persévérance lui permette de déposer ses valises avec le Rocket de Laval.

Quant à Shawn, sélectionné en 6e ronde par le Wild, il poursuivra sa jeune carrière avec les Olympiques de Gatineau. Il est aussi promis à un bel avenir.

Bonne chance à ces trois bons gars de Terrebonne! Vous faites la fierté de notre communauté!

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Tue, 03 Jul 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Habitudes]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=849 La décision des villes de Terrebonne et de Mascouche d’introduire le nouveau bac brun est plus qu’avisée. Les Moulinois étaient prêts et les chiffres révélés par les deux municipalités montrent que les habitudes des deux tiers des citoyens ont déjà changé.

Trier à la source les déchets qui allaient à la poubelle permet d’économiser des frais associés à l’enfouissement des déchets, mais aussi de tirer le meilleur de ressources au potentiel inexploité.

Lors d’un voyage réalisé en 2001 à Vitré, ville jumelée à Terrebonne, j’avais été impressionné par le traitement des déchets domestiques des citoyens de cette ville bretonne. Les Vitréens avaient une série de bacs de couleur pour trier les différents déchets et les recycler. Et on était en 2001. Il est heureux que le Québec ait enfin introduit le recyclage de matières sous toutes ses formes. Certaines villes, dont Mascouche, s’attaquent aux sacs de plastique, et l’abolition des bouteilles de plastique, de vraies plaies pour l’environnement, est en route.

Marcheur assidu, et bien que ça m’écœure de voir des gens aussi peu respectueux, je ramasse sur mon chemin les verres et les paquets de cigarettes en carton, les bouteilles de plastique et les canettes d’aluminium qui traînent dans la rue. Je les mets au recyclage, leur donnant une seconde vie. Et je ne suis pas seul à avoir pris cette habitude, d’autres font de même. Des coureurs pratiquent ce ramassage et le tout a un nom : le plogging. Cette activité venue de Suède s'est étendue à la suite des préoccupations concernant la pollution par les plastiques. Le journal Métro a présenté un groupe du genre à Montréal. Ces sportifs font d’une pierre deux coups. Ils marchent, courent et se penchent pour nettoyer l’environnement des déchets laissés au sol par les gens manquant de savoir-vivre. Comme quoi tout est une question de changement d’habitudes.

Un ancien de La Revue s’éteint (libre.jpg)

Permettez-nous de saluer un ancien collaborateur à La Revue, M. Jean Sanscartier, qui s’est éteint le samedi 16 juin à l’âge de 83 ans.

Ami du fondateur de La Revue de Terrebonne, Aimé Despatis, M. Sanscartier a aussi été un bénévole engagé à Terrebonne. Membre fondateur du Club Optimiste de Terrebonne, ce passionné de littérature et d’ornithologie s’est également impliqué à l’aide aux devoirs à l’école primaire Saint-Louis, à l’ABC des Manoirs, ainsi qu’au Parti Québécois et au Bloc Québécois.

La famille recevra les parents et amis au Salon funéraire Lajeunesse-Fortin, au 10280, boulevard Laurier, Terrebonne (secteur La Plaine), le samedi 30 juin, de 13 h à 17 h. Nos plus sincères condoléances à sa femme, Yolande Gascon, à sa fille, Martine, aux autres membres de la famille et aux amis de M. Sanscartier.

 

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Tue, 26 Jun 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Surplus]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=848 Surplus

Si je n’ai pas eu l’opportunité d’analyser moi-même les états financiers de la Ville de Mascouche, à la lecture de l’article de mon confrère Gilles Fontaine dans La Revue la semaine dernière, force est de constater que la situation de Mascouche est appréciable.

Avec un surplus annuel de 2,3 M$ dans ses coffres au 31 décembre 2017, la Municipalité semble en excellente situation pour faire face aux nouveaux défis.

Qui plus est, si l’on se fie au peu de citoyens présents aux rencontres du conseil, on peut conclure à la satisfaction évidente de la grande majorité des contribuables. Les messages sur les réseaux sociaux sont dithyrambiques envers le premier magistrat et son équipe, ce qui devrait les réconforter.

Les contribuables mascouchois, qui ont eu droit à des gels du compte de taxes au cours des deux dernières années, savent cependant à quoi s’attendre pour l’an prochain. Le maire n’a pas fait de cachettes. L’arrivée de la piscine, comme la remise à niveau du Manoir, l’aménagement du Domaine seigneurial et de plusieurs infrastructures routières devraient apporter leur lot de coûts supplémentaires.

Quant à la dette municipale, elle ne croît pas de façon démesurée, soit de 2,5 % l’an passé. Sa croissance suit celle de la municipalité.

Avec un développement résidentiel et commercial continu, les perspectives sont  encourageantes pour Mascouche, qui n’a pas encore exploité le plein potentiel du CentrOparc sis sur les anciens terrains de l’aéroport. Les terrains sont toujours là et attireront inévitablement des investisseurs. Ce n’est qu’une question de temps pour qu’ils se développent. Outre le Manoir et la piscine, plusieurs projets animeront la prochaine année : la revitalisation du vieux centre-ville, la circulation routière en constante croissance et l’accroissement des services municipaux en fonction des ressources financières disponibles. Dans tous les cas, l’administration Tremblay semble bien consciente des défis auxquels elle fait face.

Il y a peu d’épées de Damoclès sur la tête des contribuables, sinon le cas de l’Aérodrome Les Moulins. Les frais juridiques sont importants et les négociations, pour le moins houleuses avec ses dirigeants.

Premier

La semaine dernière, je rendais un hommage mérité aux artisans du Relais pour la vie de Terrebonne-Mascouche, tenu il y a une dizaine de jours.

Alors que je parlais avec le président du comité organisateur, Jean-Pierre Laurin, ce dernier nous a remerciés de notre couverture de presse et de notre soutien à cette cause qu’est la lutte au cancer. Il m’a informé que notre Relais allait prendre la première place cette année encore au pays pour le montant d’argent amassé. Avec les sommes arrivées après l’événement, il a récolté 617 000 $, un montant record, bien au-delà des 450 000 $ visés. Ce sont 275 000 $ de plus que le Relais qui trône au 2e rang au Canada, celui de Prince George en Colombie-Britannique, qui a tout de même amassé l’impressionnante somme de 345 000 $.

Encore bravo aux organisateurs d’ici de cet exploit hors du commun!

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Tue, 19 Jun 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Relais]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=845 Pour la première fois en neuf ans, je n’ai pas marché au Relais pour la vie de Terrebonne-Mascouche. J’ai suivi ça à distance grâce à Facebook, assistant en direct au dévoilement du chiffrier final montrant une collecte de plus de 600 000 $ cette année. Quelle belle façon de célébrer cette décennie d’histoire!

Les milliers de marcheuses et de marcheurs regroupés dans la centaine d’équipes qui participaient à ce Relais ont bien raison d’être fiers. Tout ce beau monde aurait pu rester à la maison. Ils ont plutôt fait le choix de s’impliquer, de donner au suivant. C’est un geste qui les honore, eux qui rendent hommage à des proches, à des parents emportés par le cancer ou qui luttent contre le cancer.

Plusieurs de ces généreux sportifs et sportives ont eux-mêmes été frappés par la maladie et s’en sont sortis. Ils veulent contribuer à leur tour. Si la recherche a sauvé leur vie, pourquoi ne pas marcher pour permettre de sauver d’autres vies, plus de vies?

Le Relais pour la vie de Terrebonne-Mascouche, ce sont des milliers d’heures données par des centaines de bénévoles, dont un comité organisateur dévoué. Je salue ici Jean-Pierre Laurin, un fier Terrebonnien et ancien de la Société canadienne du cancer, qui est président de ce comité local. Après des années de dévouement pour lutter contre le cancer, il aurait pu rester chez lui. Ce n’est pas le choix qu’il a fait et notre communauté doit beaucoup à son équipe et lui.

Contribuer, donner, s’impliquer, c’est ce que font aussi des dizaines d’entreprises qui ont mis la main à la pâte et dans leur portefeuille pour donner à cette grande cause. Ce n’est pas rien pour eux, il y a tant de bonnes causes à soutenir! Je suis fier d’être des leurs depuis neuf ans.

Je pense à mes amis Éric Rousseau et Julien Trussart, qui mènent de main de maître le Club des ambassadeurs, à André Shatskoff et à la Caisse Desjardins de Terrebonne, qui se sont engagés à plein dans la cause encore une fois, aux municipalités de Terrebonne et de Mascouche qui en font autant.

Si je regrette de ne pas avoir été là cette année, je peux vous dire que j’étais sur les lieux par l’esprit et le cœur.

Car c’est bien de cœur dont il est question ici. Il faut avoir assisté à l’envolée de ballon et à la marche des survivants accompagnées de la voix de Vicky Marchand, à l’hommage aux disparus au son de la cornemuse et à l’allumage des lampions pour ressentir toute l’émotion de ce grand rassemblement populaire.

Je l’ai déjà conté, mais cette histoire m’inspire toujours. Il y a quelques années, une jeune participante, que j’entraîne toujours au soccer, m’avait dit qu’elle marchait pour sa maman atteinte d’un cancer. Encore toute jeune, cette mère de famille luttait contre la maladie soutenue par son mari, ses proches et ses deux filles. Juste à écrire ces mots, j’en suis encore bouleversé. Mais je ne peux vous dire combien je suis heureux aujourd’hui de voir cette maman sur les lignes de côté les soirs de match. C’est ça, le résultat de l’implication et du cœur. Il permet à la recherche de nous offrir ce genre de petits miracles. Celui de garder une maman bien en vie près de son mari, de ses amis, de ses proches et surtout, de ses deux filles aujourd’hui adolescentes…

Il n’y a pas meilleure raison de marcher.

 

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Tue, 12 Jun 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Verdict]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=839 Il est triste de voir une personne aussi entière et dévouée pleurer en pleine télévision nationale. Ce n’est pas parce qu’elle est politicienne que Martine Ouellet est faite de bois. Je ne doute pas un instant que l’ex-chef du Bloc Québécois est une indépendantiste convaincue, mais le verdict dont elle est victime est sans appel.

Comme je l’ai écrit par le passé, j’aimais bien Martine Ouellet et je l’aime toujours. J’aime son esprit frondeur et déterminé. Je l’appuyais à la chefferie du PQ et ensuite du Bloc, mais je m’étais trompé. La députée de Vachon n’était pas faite pour être chef. En tout cas, pas maintenant. Sa conférence de presse de démission en a été une bonne démonstration. Habitée par une frustration palpable et compréhensible, elle a profité de cet ultime moment comme chef pour attaquer tous les gens qui lui ont tourné le dos et l’ensemble du mouvement souverainiste. Erreur. Grosse erreur.

Une grande leader aurait accepté le verdict avec dignité et avoué son incapacité à fédérer les gens autour d’elle. Martine Ouellet n’a pas fait ce constat pourtant évident au commun des mortels. Elle n’a pas été rejetée parce qu’elle était une femme, mais bien parce qu’elle a été une mauvaise chef. C’est tout. Il ne fallait pas être un grand analyste politique pour juger son passage catastrophique au Bloc. En quelques mois, elle s’est mis à dos la quasi-totalité des députés et la majorité des militants bloquistes. Triste, très triste.

Martine Ouellet reviendra-t-elle en politique un jour? À 49 ans, elle est encore jeune. Qui sait comment les choses peuvent tourner si elle tire les bons enseignements de cette période trouble de sa vie politique! Les gens avec des convictions affirmées sont des denrées rares. Après quelques mois à mijoter cet échec, il y a fort à parier que cette femme brillante saura en tirer des conclusions.

Des conclusions, les souverainistes de Québec Debout et du Bloc Québécois devront aussi en tirer à Ottawa. L’échéance est assez lointaine et c’est heureux pour les souverainistes. Ils ont à fédérer les indépendantistes et nationalistes sous une nouvelle bannière forte, alors qu’une fenêtre s’ouvre toute grande devant eux. La recette du Bloc, à sa fondation, mérite d’être remise de l’avant. Oui à un parti favorable à la souveraineté, mais oui, avant tout, à une formation qui défendra les intérêts du Québec devant la faiblesse de la députation actuelle du Parti libéral de Justin Trudeau.

À Québec, malgré la popularité décroissante du Parti Québécois, le chef Jean-François Lisée et son équipe ont compris qu’un réalignement du PQ à gauche était indispensable. C’était dans l’ADN de ce parti à sa fondation : souverainiste, progressiste et social-démocrate. Ça s’est oublié avec l’exercice du pouvoir et il était grand temps d’y revenir. Lisée et ses troupes auront-ils le temps de démontrer qu’ils incarnent un meilleur changement de politique à l’Assemblée nationale? Ça reste à voir. Il y a un écart majeur, mais il reste bien de l’eau à couler sous les ponts du fleuve Saint-Laurent et on ne sait jamais ce que réserve une longue campagne électorale comme celle que l’on aborde à Québec.

Si la mouvance indépendantiste vit bien du désarroi, il reste toujours une frange de la population qui croit à cet objectif. Malgré les déchirements au Bloc comme au PQ et l’absence de ce parti au pouvoir, 35 % des Québécois se disent toujours souverainistes, dont 45 % des francophones. C’est important et ces derniers méritent d’être bien représentés.

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Tue, 05 Jun 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Équipe]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=838 Le succès d’une entreprise repose sur un travail d’équipe et vous êtes aujourd’hui en mesure de le constater avec le journal que vous avez entre les mains.

Sans un engagement hors du commun de la vingtaine de membres de La Revue et de ses précieux partenaires commerciaux, vous n’auriez pas le privilège de lire un journal La Revue de 104 pages cette semaine, mais aussi un journal-magazine Le Trait d’Union MAG de 24 pages et, pour les résidents de La Plaine, le journal de quartier Le Plainois, qui comptera 16 pages et qui sera distribué de porte en porte la semaine prochaine.

Le Plainois est l’une des trois publications que nous éditons quatre fois l’an dans différents secteurs de Terrebonne. Les deux autres sont Le Carrefour dans l’est et L’Ouest Express dans l’ouest de la municipalité.

J’ose parler de privilège, car ces publications et les nombreux articles qui y sont présentés vous sont offerts gratuitement, tant en version papier que sur notre site Internet et sur les pages Facebook de nos journaux. Ce n’est pas pour rien que 86 % d’entre vous se disent lecteurs et lectrices de La Revue et du Trait d’Union MAG selon un sondage mené par la maison SOM en avril 2017. Nous avons le soutien privilégié d’annonceurs fidèles qui apprécient le rendement qu’offrent nos publications. Et nous les en remercions. Grâce à eux et à votre fidélité, nous pouvons poursuivre cette mission d’information rédactionnelle et commerciale qui nous est chère et qui nous a été transmise par le fondateur de La Revue, Aimé Despatis.

Donc, cette semaine, ce sont 144 pages d’information que notre équipe aura partagées avec vous, sans que vous ayez un sou à sortir de votre poche comme lecteurs et lectrices. «Un autre petit miracle», dirait Despatis.  

Malgré l’ampleur de la tâche pour les journalistes, les conseillers publicitaires, l’atelier de montage Compomax et l’équipe de soutien, notre tâche est de vous offrir, semaine après semaine, les meilleurs journaux qui soient.

La semaine dernière, à l’occasion du gala des Grands Prix des Hebdos du Québec à Saint-Hyacinthe, nous n’étions pas peu fiers de voir que notre travail était reconnu. Deux membres de notre équipe, Jean-Marc Gilbert et Gilles Fontaine, ont remporté trois prix de journalisme pour des articles publiés dans La Revue et un dossier présenté dans Le Trait d’Union.

Qui plus est, La Revue a pris le troisième rang pour la mise en valeur du contenu et la qualité du français, la catégorie la plus prestigieuse des Grands Prix. Je vous invite à prendre connaissance de notre article que nous avons modestement placé en page 36.

Alors que nous entamons la 60e année de notre histoire et que nous vivons en mai et en juin la période la plus achalandée de l’année, je désirais saluer le travail de mes équipiers. Ensemble et avec nos annonceurs, nous faisons tout un boulot. Je suis bien fier d’eux, de vous, et je tenais à le partager avec vous aujourd’hui.

Bonne lecture!

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Tue, 29 May 2018 00:00:00 -0400
<![CDATA[Courage]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=830 Les récits de courage décrits par nos journalistes et que vous lirez aujourd’hui en pages 3 et 4 donnent froid dans le dos. Ils racontent les gestes courageux, voire héroïques, de policiers dans l’exercice de leurs fonctions, des fonctions dans les cas qui nous occupent qui vont bien au-delà des gestes traditionnels attendus de ces agents.

 

À Terrebonne, à l’occasion de l’incendie survenu à la Résidence Oasis il y a près d’un an, le travail des policiers, des pompiers et des ambulanciers a été vanté avec raison. Les premiers répondants ont pris des risques pour sauver des vies et ils n’ont pas démérité.

C’est une situation similaire à celle de Mascouche, alors que deux policiers ont sauvé un malheureux qui a tenté de s’immoler par le feu. 

Même s’ils œuvrent dans l’ombre, les répartiteurs du 9-1-1 ont un rôle crucial. Deux répartitrices ont permis de sauver une vie à Terrebonne. Et que dire de cette simple citoyenne qui n’est pas restée indifférente à la conduite chaotique d’un automobiliste! Tout en suivant ce dangereux automobiliste sous l’emprise de l’alcool, elle a expliqué aux forces de l’ordre son itinéraire pour qu’elles puissent l’arrêter. Au lieu de regarder à côté, elle a troqué l’indifférence pour l’implication et le bien commun.

Car c’est bien ce que tous ces gens ont en commun, le mieux-être d’autrui, une valeur importante à mes yeux et pour bien des gens. Il est heureux que le gouvernement du Québec et son ministère de la Sécurité publique soulignent ces gestes extrêmes d’abnégation.  

Faire le bien, ici souvent au risque de sa vie, demande un altruisme hors-norme. C’est une vocation.

Bien des gens cassent du sucre sur le dos des policiers et se plaignent de leur manque de compréhension à l’occasion d’une contravention souvent bien méritée. D’autres se plaignent du traitement salarial des pompiers, qui passent, disent-ils, leur temps à dormir dans une caserne. Mais tous ces «critiqueux de salon», souvent forts en gueule sur les réseaux sociaux, ont tendance à oublier les risques inhérents à ces métiers. Combien d’entre eux, combien d’entre vous, prendriez ces mêmes risques dans des circonstances similaires? Bien peu à mon avis. Eux les prennent.

Les policiers, les pompiers, les ambulanciers et les répartiteurs 9-1-1 ont des vies entre leurs mains et ils en sauveront sûrement plusieurs au cours de leur carrière. Et à votre avis, ça vaut combien, une vie?

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Parlant d’altruisme et de générosité, je m’en voudrais de ne pas terminer cette chronique en parlant des bienfaits du bénévolat, qui fait du bien autant pour celui qui donne quelques heures que celui qui en est le bénéficiaire. Et de ces aidants naturels qui prennent soin d’un proche.

«Toujours les mêmes», entend-on quelquefois. C’est triste, mais c’est souvent le cas. Et vous, quand avez-vous donné un moment de votre précieux temps pour autrui?

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Tue, 22 May 2018 00:00:00 -0400