<![CDATA[Journal La Revue - Gilles Bordonado :: Blogues de La Revue]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php Mon, 19 Feb 2018 16:45:47 -0500 http://www.larevue.qc.ca/images/logo_la_revue.gif <![CDATA[Journal La Revue - Gilles Bordonado :: Blogues de La Revue]]> http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php Zend_Feed http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss <![CDATA[Sens de l’initiative]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=780 La décision de regrouper les services offerts par le Centre local de développement économique des Moulins (CLDEM) et Tourisme des Moulins à même la mission et les locaux de la MRC Les Moulins, qui recevait les subventions pour les transférer à ces organisations, se défend.

De un, les administrations municipales de Terrebonne et de Mascouche ont tout le pouvoir pour réaliser ce regroupement que le gouvernement du Québec souhaitait pour des raisons d’économie et pour recentrer les budgets des instances régionales vers les organisations municipales.

Que tous ces gens travaillent ensemble, assurant une meilleure cohérence de leurs actions, est plein de sens.

Pour avoir été ancien employé et ex-membre du conseil d’administration de Tourisme des Moulins il y a 30 ans, pour agir comme un partenaire privilégié de cet organisme depuis toujours, comme du CLDEM d’ailleurs, je dois avouer que je suis tout de même attristé de voir ces organisations disparaître. J’appréciais l’autonomie et la liberté dont ces deux groupes disposaient, mais je comprends que l’on doit aujourd’hui passer à autre chose.

Ces deux organismes étaient nés de la volonté du milieu de se doter de structures autonomes menées par le milieu, de concert avec les villes de la région, pour développer leur champ d’action respectif, qu’il s’agisse du tourisme ou du développement économique et industriel.

Malgré les propos rassurants, je crains qu’à moyen et long terme, avec la disparition des organismes et le retrait progressif des administrateurs et employés qui font rayonner ces groupes, ce sens de l’initiative entrepreneuriale se perde.

Mais je donne la chance au coureur, c’est-à-dire aux maires Tremblay et Plante et à leur administration respective, de s’assurer de la plus grande autonomie possible et de la meilleure représentativité souhaitable du milieu au sein des différents comités mis en place.

Les deux premiers magistrats promettent qu’il en sera ainsi et je veux bien les croire sur parole. Je ne sens pas, dans cette décision de regroupement, une quête de l’économie, mais une recherche de plus de proximité, d’efficacité et de cohésion. Espérons que le sens de l’initiative qui a animé le CLDEM et Tourisme des Moulins ne se perdra pas dans la mise en commun de leurs services et que les retombées seront celles qui sont visées.

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Un petit mot en terminant sur Marc-Antoine Gagnon, qui a offert une performance époustouflante à PyeongChang lundi. S’il est décevant de terminer 4e pour une deuxième fois aux Jeux olympiques, le Terrebonnien doit être particulièrement fier d’être 4e au monde dans la pratique de son sport. Il a réussi à rehausser ses prestations à chaque étape de la compétition et il peut sortir la tête haute de cette compétition relevée. Bravo, Marc-Antoine!

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Wed, 14 Feb 2018 00:00:00 -0500
<![CDATA[Wô les moteurs!]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=777 Comme vous pouvez l’apprécier sur la une et en page A-3 de la présente édition de La Revue, le Service de police intermunicipal de Terrebonne/Sainte-Anne-des-Plaines/Bois-des-Filion avait une excellente nouvelle à annoncer : une baisse significative du nombre d’accidents sur son territoire.

 

Prévention et coercition

La baisse du nombre d’accidents matériels est de 34,7 % et celle du nombre d’accidents avec blessés, de 4 %, et ce, malgré l’accroissement constant de la population.

Ce phénomène est en parfaite synchronisation avec une hausse du nombre de constats d’infraction pour la vitesse au volant sur le territoire. Pas moins de 9 341 constats ont été remis à des automobilistes ne respectant pas les limites de vitesse. Presque le tiers de toutes les amendes l’ont été pour cette faute, ce qui montre que bien du travail reste à faire.

Il semble donc que la Ville de Terrebonne ne se soit pas trompée dans ses priorités, dont l’une était de limiter la vitesse dans ses rues. Depuis plusieurs années, Terrebonne plaide haut et fort que c’est «tolérance zéro» dans ce cas, comme dans celui du cellulaire et de l’alcool au volant.

En plus des nombreuses campagnes de prévention que ce service mène, comme le gouvernement du Québec d’ailleurs, la police de Terrebonne a appliqué une politique de coercition que je soutiens totalement, puisque nos rues sont désormais plus sécuritaires. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Souhaitons qu’il continue à en être ainsi. Wô les moteurs!

À n’en pas douter, le fléau du cellulaire au volant continuera de représenter un autre des chevaux de bataille des policiers. Il suffit de s’arrêter à un feu de circulation et de tourner la tête à sa droite et à sa gauche pour voir les irréductibles du mobile s’activer pour comprendre que la prévention et la coercition dans le domaine n’ont pas encore totalement fait leur boulot.

La vitesse et l’usage du cellulaire, à l’instar de l’alcool au volant, finiront eux aussi par devenir des phénomènes appelés à s’effacer peu à peu, mais il reste du travail à accomplir.

Un mot sur Mascouche

Un petit mot en terminant sur Mascouche, où la dernière séance du conseil municipal s’est tenue tambour battant devant… trois citoyens, dont un est arrivé en retard. Les élections sont déjà loin derrière nous, semble-t-il.

La vocation commerciale du noyau villageois prend forme. Trois entreprises s’y installeront au cours de l’année, soit un café-restaurant, une microbrasserie et un magasin de produits d’alimentation. Comme je l’avais écrit dans un précédent billet, je suis bien heureux de voir se dessiner une âme commerciale, cohabitant avec l’histoire, dans le vieux centre-ville de Mascouche.

Dans son analyse des défis de 2018, Guillaume Tremblay souligne avec raison toute la question de la circulation automobile, le développement du Domaine seigneurial, le développement du CentrOparc et la piscine. Il prépare aussi les citoyens à une certaine augmentation du compte de taxes en 2018, après deux gels consécutifs, un exploit en soi. Le nouveau rôle d’évaluation permettra d’introduire cette hausse dans le contexte de l’arrivée de grandes infrastructures, tels la piscine et le Manoir rénové.

Je vous parle des défis auxquels fera face Terrebonne dans une prochaine chronique.

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Tue, 06 Feb 2018 00:00:00 -0500
<![CDATA[Macédoine!]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=771 Voilà longtemps que je n’ai pas fait de macédoine et devant les nombreux sujets qui se bousculent, j’opte pour ça cette semaine.

 

Ça se précise

L’annonce de l’intérêt de l’ex-députée péquiste Diane Gadoury-Hamelin comme représentante du Parti Québécois aux prochaines élections place le premier jalon de la lutte électorale qui se dessine dans la circonscription de Masson. Mme Gadoury-Hamelin avait été défaite par seulement 534 voix en 2014 par le caquiste Mathieu Lemay, qui sera sur les rangs.

Dans Terrebonne et dans la nouvelle circonscription Les Plaines, les péquistes sont de plus en plus en selle. La candidature du député péquiste Mathieu Traversy est confirmée, tandis que dans Les Plaines, un jeune aspirant, Marc-Olivier Leblanc, est déjà dans la course à l’investiture.

À la Coalition Avenir Québec, on joue de prudence, alors que les sondages récents montrent que la formation de François Legault, qui se présenterait dans la circonscription redécoupée de L’Assomption, balayerait la Rive-Nord et la région de Lanaudière.

La Presse a souligné que l'économiste Youri Chassin, qui résiderait sur la Rive-Nord, désirait se porter candidat dans Terrebonne, mais rien n’est confirmé pour l’instant. C’est dire que Mathieu Traversy, qui a déjà vaincu Gaétan Barrette, ferait face encore à une grosse pointure.

Quant aux libéraux et aux solidaires, ils sont hors jeu et ne pourront jouer que les trouble-fêtes dans la course entre les deux principaux partis d’opposition. Les prochains mois promettent d’être palpitants.

Plus d’harmonie

Je suis bien heureux de voir les rapprochements entre la Ville de Mascouche et ses employés cols bleus et cols blancs. Les derniers mois avaient été difficiles dans les relations de travail entre ces employés et leur employeur.

Aucune entente ne satisferait pleinement l’une ou l’autre des parties, ce qui est la nature même d’une négociation et des compromis. Les bleus, qui avaient approuvé l’entente de principe à 85 %, et les représentants de la Municipalité semblent avoir mis de l’eau dans leur vin. On a peu de détails sur les cols blancs, mais on peut s’attendre à ce qu’il en sera de même.

À Terrebonne, l’administration du maire Marc-André Plante entend réaliser certaines réformes. Le premier magistrat a déjà clairement signifié qu’il entendait se rapprocher des employés, ce qu’il fait déjà concrètement sur le terrain. Il dit jouir d’un bel accueil et a confiance que les relations s’amélioreront avec les employés syndiqués et leurs représentants. Souhaitons qu’il en sera ainsi pour le mieux-être des travailleurs, mais aussi des citoyens qui ont droit à des services de qualité offerts de manière optimale.

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Tue, 23 Jan 2018 00:00:00 -0500
<![CDATA[Nouveau départ]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=770 Comme vous pouvez le remarquer, La Revue dispose d’un tout nouveau format cette semaine.

Comme je vous l’expliquais dans la dernière édition de l’année 2017, les tendances sont fortes pour des formats plus petits, donc plus pratiques, plus écologiques et, avouons-le, plus économiques.

En adoptant ce format bien connu pour avoir été choisi par la presque totalité des journaux du Québec et la plupart des quotidiens, dont le Journal de Montréal, La Revue demeure compétitive sur le plan des prix publicitaires. Cela permet à notre entreprise de poursuivre son essentielle mission d’information, car le pourcentage de publicité va diminuer, assurant un nombre d’articles similaire dans nos pages malgré la réduction du format. Comme nos textes seront un peu plus courts et qu’ils iront au cœur du sujet, nous pourrons traiter de plus de nouvelles.

À ce nouveau départ, nous associons un nouveau slogan à l’entreprise, «La vie, la vraie, la vôtre», qui veut marquer l’importance que nous donnons à votre monde, à votre famille, à vos voisins, à votre entourage. Dans un monde où le bruit incessant des réseaux sociaux et l’accroissement des fausses nouvelles détournent bien des citoyens du vrai, du réel et des priorités sensées en société, nous trouvons important de vous rappeler que nous sommes ici pour raconter vos histoires et pour les partager avec nos milliers de lecteurs.

Comme je le disais il y a quelques semaines, le nombre de pages du journal La Revue a augmenté depuis le mois de juillet, ce qui s’explique par une embellie de l’économie, mais surtout par la popularité de nos journaux.

Selon un sondage mené par la maison SOM en avril, quelque 86 % des Moulinois se sont dits lecteurs de La Revue et du Trait d’Union. Pas moins de 50 % les lisent toutes les semaines et ils passent en moyenne 17 minutes à le faire. S’ajoutent à ces fidèles lecteurs de la version papier environ 8 % d’internautes qui fréquentent notre site Internet toutes les semaines. Nous tenons à vous remercier de cette fidélité et nous continuerons d’en être dignes.

Comme vous le remarquerez cette semaine dans le Publisac, Le Trait d’Union fait relâche. Il en sera ainsi la semaine prochaine également. Il sera de retour en format magazine, plus convivial et plus vivant que jamais. Son nom sera changé, comme sa facture visuelle. Nous reverrons de plus une partie de sa distribution pour nous assurer de répondre aux besoins de nouveaux lecteurs, mais aussi de nos annonceurs.

Notre entreprise évolue et entrera bientôt de plain-pied dans sa 60e année, ce qui est une durabilité exceptionnelle dans le monde des médias et de l’entrepreneuriat. Et nous en sommes très fiers.

Aimé Despatis, fondateur de La Revue, nous dirait assurément un très senti «eh bien !» en voyant comment ont évolué le journal et l’entreprise qu’il a mis au monde en mai 1959. Nous continuons aujourd’hui de nous inspirer de son œuvre, qui était de présenter dans nos pages «Toutes les nouvelles qui méritent d’être publiées». Dans une ère où le sens des valeurs a tendance à se perdre, il est important de s’associer à des entreprises qui en ont à revendre. Et en toute modestie, nous croyons en avoir de solides. Notre engagement pour notre région est sans bornes et nous entendons bien qu’il en soit toujours ainsi.

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Wed, 10 Jan 2018 00:00:00 -0500
<![CDATA[La vie, la vraie, la vôtre]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=769 L’année 2017 a été celle des grands bouleversements à Terrebonne avec l’arrivée de l’administration dirigée par Marc-André Plante. Pouvions-nous sélectionner une autre personnalité de l’année que le nouveau maire de Terrebonne? Pas vraiment.

En quelques jours, les décisions sont tombées rapidement. On sent un vent de renouveau s’installer. L’Alliance démocratique de Terrebonne a eu un appui clair et la formation a les coudées franches pour apporter les changements qu’elle désire. Le maire en a fait sourciller en se plaignant de la pauvreté de la gestion financière de ses prédécesseurs. C’est un constat de toutes les nouvelles administrations, mais la dénonciation est particulière, puisque quatre de ses conseillers sont de l’ancienne administration. Si la politique demeurera toujours la politique, le premier magistrat a cependant toute la volonté de changer les choses et c’est tant mieux. J’aime bien le fait que quelques conseillers, tout comme le maire sortant, Stéphane Berthe, entendent jouer les chiens de garde. Un brin d’opposition ne nuit à personne et ça manque d’ailleurs un peu à Mascouche.

L’an dernier, j’écrivais que la petite voisine voguait sur des eaux calmes et il en a été ainsi avec la réélection complète de l’équipe de Guillaume Tremblay. L’administration, qui a gelé les taxes en 2017 et en 2018, a reçu un appui sans réserve des votants. La Ville a vu le poste de police être inauguré, les travaux au Manoir, lancés, et les premiers terrains du CentrOparc, vendus. Il y a bien la question de l’aéroport qui traîne, mais elle ne préoccupe pas beaucoup les citoyens. Les tribunaux trancheront en 2018 sur l’avenir de cette infrastructure, mais il y a fort à parier que la saga se poursuivra encore de nombreuses années. S’il y a un enjeu, ce sont les frais juridiques de cette bataille qui promet d’être longue et ardue. Quant à la situation des cols bleus, il semble qu’une entente de principe soit survenue et c’est une bonne nouvelle.

L’année 2018 sera aussi une année d’élection à Québec. J’écrivais l’an passé que François Legault tenait le haut du pavé et il en est encore ainsi cette année, au grand plaisir de son collègue caquiste Mathieu Lemay. Mais le PQ ne lâchera pas le morceau. Mathieu Traversy et probablement Diane Hamelin ne se laisseront pas faire. Et on verra bien ce qui se passera dans la nouvelle circonscription Les Plaines, où les choses s’activent un peu. Ça promet donc à l’automne. À Ottawa, les bloquistes Luc Thériault et Michel Boudrias se prépareront à l’échéance électorale de 2019, comme leur chef, Martine Ouellet d’ailleurs.

Entre-temps, la situation économique est au très beau fixe. Les millions pleuvent et les emplois aussi. Dans les mondes culturel, communautaire, scolaire et sportif, on perçoit un dynamisme toujours croissant et une mise en commun des forces comme jamais auparavant.

De nouveaux formats dès le 10 janvier

Pour ce qui est de La Revue et du Trait d’Union, certaines nouveautés marqueront le début d’année. Tout d’abord, les formats des deux journaux changeront. Les tendances sont fortes pour des formats plus petits, donc plus pratiques, plus écologiques et, avouons-le, plus économiques.

Pour assurer la compétitivité et des prix concurrentiels, cette décision était avisée. Nos textes seront un peu plus courts et iront au cœur du sujet.

Je disais que l’horizon se dégageait et il en est ainsi. Le nombre de pages du journal La Revue a augmenté depuis le mois de juillet, ce qui s’explique par une embellie de l’économie, mais surtout par la popularité de nos journaux.

86 % des Moulinois se disent lecteurs de La Revue et du Trait d’Union

Selon un sondage mené par la maison SOM en avril, quelque 86 % des Moulinois se sont dits lecteurs de La Revue et du Trait d’Union. Pas moins de 50 % les lisent toutes les semaines et ils passent en moyenne 17 minutes à le faire. S’ajoutent à ces fidèles lecteurs de la version papier environ 8 % d’internautes qui fréquentent notre site Internet toutes les semaines.

La Revue a évolué et continuera d’évoluer. Ce printemps, une vaste étude sera menée en concertation avec un consultant réputé pour étudier le virage numérique de nos publications en fonction des besoins des lecteurs et de notre clientèle. Elle sera la base d’une transformation qui assoira l’avenir de notre entreprise au cours des prochaines années. D’un simple éditeur de journal papier, La Revue entend bien maintenir sa mission d’information, mais désire aussi bonifier sa mission d’entreprise de communication moderne au service de la population et de l’économie régionale.

Alors que nous entrerons, en avril 2018, dans la 60e année de La Revue, soyez assuré de notre engagement à long terme, de notre volonté de servir la communauté moulinoise. Nous y déploierons toutes les énergies possibles.

Dans ce contexte, nous lancerons plusieurs initiatives s’inspirant de notre engagement envers vous, lecteurs, lectrices, partenaires et entreprises d’ici. Car vous êtes au cœur de notre mission. Pour nous, la vie, la vraie, c’est la vôtre, comme le veut le nouveau slogan de La Revue.

Merci de votre fidélité envers nous. Nous l’apprécions grandement et nous vous promettons de continuer à en être dignes. 

Bonne année 2018 à vous tous! Amour, santé et prospérité!

 

 

 

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Fri, 22 Dec 2017 00:00:00 -0500
<![CDATA[Civisme (2)]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=767 Si les amateurs de ski et de sports d’hiver sont comblés par ce mois de décembre froid et enneigé, mais ceux qui étaient sur la route mardi matin étaient loin de partager leur enthousiasme face à cette merveille blanche.

Moi qui n’aime pas la neige, je n’y ai rien trouvé de merveilleux, sinon un parcours de 1 heure 15 minutes pour me rendre au bureau alors que ça me prend 15 minutes normalement. Je compatissais encore plus avec tous ces vaillants travailleurs et travailleuses qui devaient se rendre en ville. On a évoqué jusqu’à 3 heures d’auto pour aller au boulot.

Alors que je circulais sur la 25 (voilà un grand mot, car «circulais» sous-entend «mouvement», ce qui n’était pas le cas), je voyais tous ces automobilistes et camionneurs nous doubler à gauche et se rabattre des centaines de mètres devant nous. Je me disais qu’ils coupaient leur attente sous notre nez de gens civilisés, tout en prolongeant la nôtre. Voilà donc le civisme, volet 2, de ma chronique. Ne croyez pas, chers inciviles, que nous ne vous voyons pas, particulièrement certains (pas tous) propriétaires de voitures de luxe et de gros VUS qui semblent penser que la marque ou la taille de leur véhicule leur donne des droits que n’ont pas les autres… Comme quoi le civisme ou son absence n’est pas question de statut social.

Et puisque j’y suis, j’en profite pour clarifier une autre chose. Voici un panneau qui semble avoir perdu de sa signification pour bon nombre d’automobilistes qui auraient besoin d’un petit rafraîchissement à l’école de conduite la plus près de chez eux. Voici la définition du panneau «Cédez le passage» selon Transport Québec : Ces panneaux indiquent l'obligation de céder le passage aux véhicules qui circulent sur une route prioritaire. Face à ces panneaux, certains conducteurs poursuivent leur chemin comme si de rien n'était. En revanche, d'autres marquent systématiquement un arrêt complet. Les uns et les autres perturbent ainsi inutilement la circulation. L'objectif ici est de s'engager sur la route prioritaire sans s'arrêter, mais sans gêner les conducteurs qui y circulent. C'est seulement lorsqu'il est impossible de faire autrement qu'il faut s'arrêter.

Comme certains automobilistes ne semblaient pas en comprendre la signification, il me fait plaisir ici de faire œuvre d’éducation.

Sur ce, profitez bien de ce Noël blanc. Ce sera teeelllleeemmmeeennnttt beau…

Joyeux Noël à tous!

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Tue, 19 Dec 2017 00:00:00 -0500
<![CDATA[Être d'exception]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=766 Olivier Jean est un sportif hors du commun. Cette personnalité originale ne jouit pas d’une grande publicité, mais c’est avec fierté que nous vous le présentons sur notre page couverture cette semaine.

Rares sont les athlètes pouvant se vanter d’avoir pris part à une Olympiade et voilà qu’Olivier en sera à ses troisièmes Jeux olympiques. Et comme si ce n’était pas assez, il y participera en patinage de vitesse longue piste, une discipline qu’il ne pratique en compétition que depuis deux ou trois ans, car l’athlète de 33 ans privilégiait auparavant le patinage sur courte piste.

Son palmarès est impressionnant dans cette discipline : champion olympique de 2010 au relais de 5 000 mètres, champion du monde de 2012 au 500 mètres, médaillé d’argent des championnats du monde de 2011 au 500 mètres, médaillé de bronze des championnats du monde de 2009 au 500 mètres et trois fois champion du monde au relais 5 000 m (2013, 2012, 2011). C’est vous dire l’athlète d’exception qu’est Olivier Jean. Se qualifier ainsi pour les Jeux de PyeongChang en Corée du Sud en patinage de vitesse longue piste relève de l’exploit.

Qui plus est, Olivier Jean est un sapré bon gars. Il représente le Canada, le Québec et Terrebonne avec beaucoup de fierté. Ce n’est pas pour rien qu’il a été maintes fois honoré par le Gala du Griffon d’Or de Terrebonne comme athlète adulte et ambassadeur par excellence par le passé. Il s’est relevé de blessures graves et même du sabotage d’un patin par un adversaire en 2012.

Bravo, Olivier! Amuse-toi bien aux Jeux!

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Parlant de bonnes personnes, un mot en terminant sur Marc-Antoine et Alex-Anne Gagnon, deux skieurs acrobatiques en bosses qui tentent de se qualifier pour les Jeux. Revenu récemment à la compétition à la suite d’une grave blessure, l’aîné, 26 ans, a pris part aux Jeux de Sotchi en 2014, terminant au 4e rang. Sa benjamine, 22 ans, prend part au circuit de la coupe du monde depuis deux ou trois ans. Ces deux Terrebonniens, des êtres charmants comme leurs dévoués parents, sont les deux en plein processus de sélection pour les prochains Jeux. Nous leur souhaitons la meilleure des chances. Ils mériteraient aussi d’y être.

Qu’il s’agisse d’eux, d’Olivier ou des centaines d’athlètes d’élite, se dévouer autant pour la pratique d’un sport force l’admiration. Ce sont des êtres d’exception.

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Tue, 12 Dec 2017 00:00:00 -0500
<![CDATA[Pouvoir]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=761 La décision de Québec solidaire (QS) de gommer le mot «patrimoine», qui fait trop masculin, pour utiliser «héritage culturel» est d’un ridicule consommé.

Ça s’ajoute à d’autres folies comme les trois micros à leur congrès : un pour les hommes, un pour les femmes et un pour les autres, qui n’a été utilisé que par une seule personne. À mon avis, QS a manqué de respect envers les minorités et des citoyens québécois. Il aurait dû y avoir un 4e micro pour les autochtones, un 5e pour les immigrants et un 6e pour les Québécois de souche… J’ironise…

Ces anecdotes montrent comment QS s’éloigne du réel objectif d’un parti politique, celui de prendre le pouvoir. Car c’est bien beau d’avoir un super programme progressiste et tout le reste, encore faut-il avoir la capacité de l’appliquer en gagnant des élections. Si QS pense se rapprocher du pouvoir avec ses prises de position actuelles, il se trompe. On parle des licornes de Justin, mais on n’en est pas loin chez QS. Mis à part que Trudeau, lui, est au pouvoir.

Le PQ, en fédérant large, n’a pris que huit ans pour accéder à la direction de l’État. Sur son erre d’aller, la Coalition Avenir Québec pourrait le prendre en 2018 après sept ans d’histoire – 13 ans si on considère la date de fondation de l’ADQ.  Depuis sa fondation il y a 11 ans, jamais QS n’est passé près de prendre le pouvoir ou d’influencer de façon déterminante la joute politique. Il y a bien quelques coups d’éclat bien sentis, mais la direction du pays lui échappe complètement et ce sera le cas pour longtemps. La preuve en est que malgré l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois, QS ne lève pas dans les sondages. Il végète à 10-12 %, ne pouvant remporter que des circonscriptions à Montréal. QS est fier de la chute du PQ, mais à cause de la division entre souverainistes, la gauche n’aura jamais scoré aussi bas au Québec. On en est à 30 %. Bravo, champions!

Tous pensaient que GND allait rendre ce parti pragmatique, mais la bibitte à deux têtes se plaît à vouloir avoir raison plutôt qu’à poser les gestes qu’il faut pour prendre le pouvoir. Et pour le prendre, il faut agir, mettre de l’eau dans son vin. Il faut discuter avec des alliés potentiels sérieux, pas seulement Option nationale et ses 30 700 électeurs en 2014. Seule une alliance avec le PQ sauvera la gauche, mais on n’en a que faire à QS, qui se regarde joliment le nombril.  

«Le courage politique, c’est notre meilleure arme contre l’immobilisme politique au Québec», slogan de GND sur le site de QS, est vide, car l’immobilisme se poursuivra sans la prise du pouvoir. Le vrai courage politique est de poser les gestes nécessaires pour que les bonnes idées fassent consensus et puissent un jour être mises en application. Et ici, on en est bien loin. La CAQ et le PLQ doivent bien rire et on les comprend…  

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Tue, 05 Dec 2017 00:00:00 -0500
<![CDATA[Obligatoire]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=756 Comme plusieurs, j’ai été surpris de la faiblesse de la participation au vote aux élections municipales à Terrebonne et à Mascouche.

Pour saisir le problème, il faut savoir qui vote et qui ne vote pas. Selon une étude de Statistiques Canada citée par La Presse en 20151, l’abstention est dramatique chez les 18 à 44 ans sans études secondaires. Elle atteint 65,4 %! C’est à peine mieux chez les diplômés d’études secondaires de ce groupe d’âge, où l’abstention est de 52,6 %. Les plus jeunes votent moins que leurs aînés, mais les jeunes diplômés universitaires votent dans une proportion de 70 %, donc dans la moyenne. Il y a là un fort potentiel de croissance pour les politiciens. Si l’éducation à la citoyenneté et au devoir de voter n’est pas motivée dès l’adolescence, voire la majorité, l’abstention s’installera à long terme.

Donc si vous avez des enfants à la maison, mettez-vous au travail. S’ils ne votent pas une fois adultes, ce sera de votre faute. Votre rôle de citoyen et de parent vous impose d’aller voter et de rappeler à votre progéniture qu’il est important de le faire. Et si vous les motivez à demeurer à l’école, vous en ferez des citoyens mieux armés sur les plans personnel et professionnel et plus avisés pour critiquer de façon structurée les choses et pour voter de façon éclairée.

Voter est un privilège qui fait l’envie de plusieurs citoyens qui en sont privés dans le monde. Alors que ces pays voient leur liberté d’expression bafouée, nous avons tendance à oublier le privilège qui est de choisir nos représentants.

Intéressé à la politique depuis que je suis tout jeune, je crois que nos élus peuvent changer les choses. Les lieux communs tels que «voter ne changera rien», «tout est arrangé d’avance», «on connaît déjà le résultat» ou «les politiciens sont tous des pourris» sont des excuses pour les gens désirant se déresponsabiliser d’aller voter pour des raisons aussi futiles que le mauvais temps, les délais d’attente ou le manque de temps.

Devant cette situation, je crois que le vote devrait être obligatoire sous peine d’amende ou de sanction, comme c’est le cas dans 22 pays dans le monde, dont la Belgique, la Grèce, le Danemark, le Brésil, la Turquie, le Mexique et l’Argentine. En Australie, les taux de participation ont bondi au-delà des 80 % avec l’adoption d’une loi dans ce sens.

Au Canada, la participation aux scrutins est en baisse constante : 71,44 % aux élections provinciales de 2014 (avec un creux historique de 57,43 % en 2008),  68,3 % aux élections fédérales de 2015 (avec un creux de 61,1 % en 2011) et 40 % aux municipales à Terrebonne et à Mascouche cette année. Si la responsabilité du vote est individuelle, les conséquences globales sont graves. L’abstention enlève de la crédibilité à nos gouvernements et amène un désintéressement des affaires publiques. Il est plus que temps que ça change. 

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Tue, 21 Nov 2017 00:00:00 -0500
<![CDATA[Changement]]> Gilles Bordonado http://www.larevue.qc.ca/blogue-gilles-bordonado-2.php?art=753 La stratégie, le message, le programme et les candidats sont cruciaux dans le succès d’une campagne électorale, mais rien ne remplace son organisation et le temps de préparation investi avant un scrutin.

À ce chapitre, l’Alliance démocratique de Terrebonne ne s’est pas trompée. Marc-André Plante s’est mis en marche il y a 16 mois alors que les premières rumeurs de sa candidature se faisaient entendre. Son parti, son programme et son message se mettaient en place, tandis que les candidats se bousculaient au portillon. Le passage de quatre membres de l’Équipe Robitaille comme indépendants et ensuite à l’ADT a dynamité le projet plus ou moins secret de voir une coalition d’ex-élus de l’Équipe Robitaille se regrouper au sein d’une nouvelle formation.

Dès novembre, Stéphane Berthe a eu à apprendre et à jouer le rôle de maire, jaugeant ses chances de se présenter au poste ultime. Une fois décidé, il a dû mener deux combats de front : la mairie et la direction de Générations Terrebonne. Ce n’est qu’en avril, huit mois après les premiers pas de l’ADT, que son parti naissait. Ses derniers candidats ont été connus à la fin de juin.

Devant la nécessité de changement, l’ADT a bien joué ses cartes. Du temps, c’est plus de porte-à-porte alors que 40 % des gens vont voter et c’est aussi le souci du détail, dont un nom révélateur pour son site Internet (duchangement.ca) et une nouvelle dénomination de son parti sur les bulletins de vote : Alliance démocratique Terrebonne - Équipe Plante pour du changement.

Valérie Quevillon, déçue de la présence d’ex-membres de l’Équipe Robitaille à l’ADT, a lancé son équipe. Malgré son entrée tardive, elle a amassé le quart des voix. Son message simple et populiste a fait mal à Générations Terrebonne. La division du vote a favorisé l’ADT, alors que plusieurs croyaient que le contraire se produirait. Un organisateur de l’ADT me mentionnait qu’un bloc de 40 % des électeurs a penché pour la formation tout le long de la campagne et ça s’est vérifié.

Je croyais que la course serait serrée. Stéphane Berthe avait insufflé un certain renouveau, mais les citoyens cherchaient un changement plus profond, et l’ADT l’incarnait mieux que Générations Terrebonne aux yeux des électeurs. Depuis la fusion de 1984, ce sera la première fois qu’un maire et une administration ne seront pas issus des descendants du Parti de l’avenir des citoyennes et citoyens de Terrebonne, Irenée Forget, Jean-Marc Robitaille et Stéphane Berthe. Une page de l’histoire s’est tournée…

À Mascouche, les électeurs ont donné un second mandat à Guillaume Tremblay et à son équipe, car ils sont satisfaits de leur travail. Cela explique la faiblesse ou la tardive présence de l’opposition rencontrée. Au maire et à son équipe d’en être dignes. Connaissant le maire Tremblay, il a pris des notes et est déjà à pied d’œuvre pour faire encore mieux. Il a entendu les doléances et fera tout pour y répondre.  

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Wed, 08 Nov 2017 00:00:00 -0500