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BRIN D'HISTOIRE, par Aimé Despatis

Mardi 11 janvier 2005

La bataille autour de la construction du premier hôtel de ville à Terrebonne

Comme partout ailleurs dans le monde, on a connu à Terrebonne les chicanes et tiraillements entre factions politiques qui n'ont qu'un but dans la vie : être au pouvoir!

À Terrebonne, ce petit bourg des années avant 1900 qui avait une population de quelque 1 900 habitants, où tout le monde connaissait tout le monde, il était fatal que les animosités entre familles se transportent dans le domaine politique. À telle enseigne que les membres en vue du conseil municipal devaient appartenir à un ou l'autre des deux partis du temps, les libéraux et les conservateurs, communément appelés «les rouges» et «les bleus».

Durant des années avant 1900, il est question de construire un hôtel de ville digne de l'importance de Terrebonne, la plus importante du temps au nord de Montréal. Il faut ici noter tout de suite la présence en ce temps-là des personnalités politiques au pouvoir, de 1872 à 1892, soit les maires qui siégeaient à la mairie :

1872-73 : J.-Alfred Duchesneau;

1874-75-78 : Rodrigue Masson;

1879-1887 : J.-Serge Archambault;

1888-1889 : J.-Alfred Duchesneau;

1890-1892 : J.-S. Archambault.

En septembre 1889

Les premiers pas vers un hôtel de ville débutent en septembre 1889 au conseil municipal présidé par Duchesneau. On fait tirer de la rivière des toises de pierre et on commande les plans qui coûteront «$25». On prévoit que les maçons recevront 20 cents l'heure et les manœuvres, «$1» par jour. Le conseiller Moody offre à l'architecte... «$15» en règlement final!

***

Il est nécessaire de rappeler ici qu'à l'époque il était aussi question d'un pont en fer sur la rivière des Mille-Îles, entre Terrebonne et Saint-François. Le gouvernement avait même promis une aide financière de «$20,000». Les documents mentionnent aussi qu'il restait une dette comme contribution à la construction du Collège Saint-Louis. Tout cela pour une population fort restreinte et peu fortunée.

Mais à cette époque, le prestige d'une ville primait, et les membres du conseil, prévoyant sans cesse une prochaine élection, manœuvraient aussi pour le prestige de leur parti politique.

***

Les personnages sont en place. Les maires : le docteur J.-Alfred Duchesneau, organisateur libéral, le docteur J.-Serge Archambault, le maire, soutenu par J.-L. Rodrigue Masson, tous deux du parti conservateur.

***

Dans une prochaine chronique, une partie de la correspondance du docteur Archambault à Rodrigue Masson et la quasi-émeute des travailleurs de Terrebonne. Puis, les policiers de Montréal embauchés par le conseil pour maintenir l'ordre.

À suivre.

29 nov 2017 ALBI NISSAN cell

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