-1° Terrebonne, dimanche 19 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

Fil RSS

COUP DE CHAPEAU !, par Réjean Léveillé

Mardi 8 mars 2005

Ces jours-ci, Laurence Pothier ne tient pas en place. Remarquez que c’est une bonne chose, puisqu’elle pratique la danse depuis tellement d’années. Cette élève de la polyvalente Armand-Corbeil met toutes ses énergies, même pendant la semaine de relâche, dans la préparation d’un spectacle bénéfice.

Finissante du volet international, Laurence a eu le temps d’en apprendre sur le sort des enfants à travers le monde. Vous le savez, je ne suis pas un gars de chiffres, mais certaines situations me répugnent. Le VIH empoisonne la vie de 12 millions de jeunes chez les 18-24 ans. Les guerres déclenchées et menées par les adultes ont entraîné dans la mort 1,7 millions d’enfants depuis 1990. J’arrête là, mais Laurence en a relevé pas mal plus, des tragédies de ce genre. Elle veut faire sa part, si maigre soit-elle, pour aider l’Unicef à enrayer certains fléaux.

Son ouverture sur le monde, elle veut la partager avec nous. «J’ai contacté toutes mes amies et les professeures de danse que je connais. Elles embarquent toutes pour être à mes côtés le samedi 26 mars à l’école Des Rives de Lachenaie. J’ai tellement hâte!»

La danse dans le sang

La danse, elle a ça dans le sang. Chaque mercredi et dimanche soir, Laurence est en piste à l’École de danse Suzie Paquette. «J’aime tellement ça que j’enseigne maintenant aux plus jeunes la fin de semaine. On y pratique autant le classique que le hip hop. La danse, vous savez, c’est le plus beau moyen de s’exprimer sans parler. C’est très personnel.» De sa belle voix rieuse, elle ajoute : «En bougeant, il y a plein de choses que l’on peut transmettre. C’est beau. C’est universel. Les peuples pauvres trouvent même le moyen de se réfugier dans la danse.»

Je vois à quel point son projet l’habite. Il lui tient à cœur. «Organiser ça, c’est vraiment plus gros que je ne l’avais cru. J’ai pensé, au début, que je pourrais tout coordonner. Je me rends bien compte que ça requiert de la complicité et du travail d’équipe. Dans mon cas, ce sera aussi du travail en famille. Mon père, ma mère et mon frère joueront des rôles actifs, croyez-moi!»

Il va de soi qu’elle n’a pas de secrétariat. Vous pouvez réserver vos billets à l’école de danse au (450) 492-4044. «Suzie, la directrice, fait pas mal plus que ça, puisqu’elle me prête les costumes. C’est fou le nombre d’étapes à franchir! C’est vrai, que j’ai frappé un creux de vagues, il y a quelques semaines. Par bouts, c’est décourageant, car il faut relancer tout le monde, tout le temps. J’apprends beaucoup sur la vie actuellement. Je veux réussir. Je ne le fais pas pour moi. Je suis peut être idéaliste, mais je crois que l’on peut aider, même modestement.»

Altruiste comme pas une

Cette future élève du Conservatoire Lassalle aide aussi localement. «Comme d’autres élèves du programme, je prends plaisir à aider des enseignants au primaire. J’aime aussi entourer les plus jeunes lorsque vient le temps des devoirs à leur école.»

Elle sait aussi apprécier l’encadrement d’Alexandra Pelletier, du programme d’éducation internationale. «Je suis une fille bien entourée. Si je veux qu’il y ait du monde dans la salle de spectacles, c’est pour toutes mes amies qui viendront danser. Elles sont talentueuses et passionnées. Elles acceptent de consacrer leur samedi au complet à la cause. J’aimerais tellement ça, que le public nous encourage! Ça ne coûte que 8 $ pour les adultes et 4 $ pour les enfants. Nous nous sommes vraiment investies et nous voulons redonner des sous à l’Unicef. Je sais que l’on ne fait pas la une avec ça, mais nous sommes, nous aussi, une belle génération. Ce n’est vraiment pas reconnu.»

Elle n’a pas tort. Tantôt, lorsque j’évoquais le sort des jeunes à l’étranger, je me revoyais, rentrant à la maison pour sensibiliser mes garçons à ces drames banalisés. Georges, le papa de Laurence, est un des meilleurs chefs d’antenne à la télé. Alors, ne vous demandez pas pourquoi Laurence a développé autant de sensibilité sur le sort des autres. Si vous avez la chance de lui dire de continuer, ne vous gênez pas. Elle appréciera. C’est ainsi que l’on façonne la relève.

31 dec 2017 Ptit Creux

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités