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Libre opinion

Gilles Bordonado

Mardi 3 octobre 2017

 

Aplaventrisme

 

Le gouvernement Trudeau est d'une faiblesse innommable. Après l'aplaventrisme de notre Justin national devant Trump menant à l'affaire Boeing vs Bombardier et sa pauvre prestation aux Nations Unies où il a encore autoflagellé le Canada sur le traitement des Autochtones alors que bien d’autres sujets retiennent l’attention sur la planète, voilà que sa ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, s'écrase devant Netflix.

 

Joly, dont le ministère a dépensé 23 000 $ pour des filtres Snapchat pour promouvoir la LNH et les 150 ans du Canada, n’applique pas la législation canadienne sur la taxation et donne ainsi un avantage indu à une multinationale multimilliardaire. Qui plus est, Ottawa et Québec investiront à qui mieux mieux des millions de dollars en publicité dans Facebook et Google, qui tuent les vrais créateurs de nouvelles, les médias traditionnels qui n'ont pas le «bon modèle d'affaires», dixit la ministre Joly. Celle-ci ne voit pas que Facebook et Google pompent déjà plus de 85 % des revenus publicitaires électroniques et qu’en situation de monopole, ce sera encore pire plus tard. Ses entrevues radio et télé ont démontré la faiblesse de ses choix et de son argumentaire.

 

Les entrepreneurs comme moi qui n'ont pas le «bon modèle d'affaires» vont continuer de se battre pour offrir de la nouvelle originale à leurs lecteurs et s'adapter. En liant ces médias au «mauvais modèle d’affaires», vous apprendrez, madame Joly, que ces multinationales et Netflix de ce monde ne sont pas les meilleurs citoyens d’affaires. Cherchez «GAFA», «Netflix», «impôts» et «taxes» sur Google pour vous en convaincre. Cherchez aussi s’ils donnent un sou à la communauté moulinoise, comme je le fais.

 

Des pays ont compris qu'il ne faut pas donner carte blanche à ces oligarques. Ils soutiennent les médias traditionnels garants de notre démocratie. L’éditorial «Faudra-t-il que des journaux ferment?» de François Cardinal sur La Presse + le démontre bien. Ces pays aident leurs journaux, contrairement au Canada. Ils ne leur imposent pas une taxe inéquitable sur le recyclage et n’adoptent pas de loi permettant aux villes de cacher leurs avis publics dans leur site Internet comme le fait Québec. J’applaudis néanmoins Luc Fortin, ministre de la Culture et des Communications du Québec, qui a dénoncé Ottawa dans l’affaire Netflix. Ce dernier a annoncé certaines bonnes nouvelles pour nous en avril, mais nous attendons toujours leur concrétisation.

 

Entre-temps, à Ottawa, la ministre Joly et son Calinours de chef ne font rien. Peut-être que les filtres de Snapchat leur plaisent plus que les filtres des journalistes pourtant essentiels à notre démocratie?

 

1 an Vitrerie Gascon Cell

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