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Gilles Bordonado

Mardi 19 décembre 2017

Civisme (2)

Si les amateurs de ski et de sports d’hiver sont comblés par ce mois de décembre froid et enneigé, mais ceux qui étaient sur la route mardi matin étaient loin de partager leur enthousiasme face à cette merveille blanche.

Moi qui n’aime pas la neige, je n’y ai rien trouvé de merveilleux, sinon un parcours de 1 heure 15 minutes pour me rendre au bureau alors que ça me prend 15 minutes normalement. Je compatissais encore plus avec tous ces vaillants travailleurs et travailleuses qui devaient se rendre en ville. On a évoqué jusqu’à 3 heures d’auto pour aller au boulot.

Alors que je circulais sur la 25 (voilà un grand mot, car «circulais» sous-entend «mouvement», ce qui n’était pas le cas), je voyais tous ces automobilistes et camionneurs nous doubler à gauche et se rabattre des centaines de mètres devant nous. Je me disais qu’ils coupaient leur attente sous notre nez de gens civilisés, tout en prolongeant la nôtre. Voilà donc le civisme, volet 2, de ma chronique. Ne croyez pas, chers inciviles, que nous ne vous voyons pas, particulièrement certains (pas tous) propriétaires de voitures de luxe et de gros VUS qui semblent penser que la marque ou la taille de leur véhicule leur donne des droits que n’ont pas les autres… Comme quoi le civisme ou son absence n’est pas question de statut social.

Et puisque j’y suis, j’en profite pour clarifier une autre chose. Voici un panneau qui semble avoir perdu de sa signification pour bon nombre d’automobilistes qui auraient besoin d’un petit rafraîchissement à l’école de conduite la plus près de chez eux. Voici la définition du panneau «Cédez le passage» selon Transport Québec : Ces panneaux indiquent l'obligation de céder le passage aux véhicules qui circulent sur une route prioritaire. Face à ces panneaux, certains conducteurs poursuivent leur chemin comme si de rien n'était. En revanche, d'autres marquent systématiquement un arrêt complet. Les uns et les autres perturbent ainsi inutilement la circulation. L'objectif ici est de s'engager sur la route prioritaire sans s'arrêter, mais sans gêner les conducteurs qui y circulent. C'est seulement lorsqu'il est impossible de faire autrement qu'il faut s'arrêter.

Comme certains automobilistes ne semblaient pas en comprendre la signification, il me fait plaisir ici de faire œuvre d’éducation.

Sur ce, profitez bien de ce Noël blanc. Ce sera teeelllleeemmmeeennnttt beau…

Joyeux Noël à tous!

La Revue en 5 minutes CEL

Commentaires

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  • P. Morin
    Vendredi, 22 décembre 2017 02:49:51
    Doubler à gauche sur la 25 ? Je ne vois pas où ce serait possible en direction sud. Si vous parlez de la direction nord à la hauteur du pont Olivier-Charbonneau, il s'agit de la voie réservée de la sortie de ce pont et les gens qui y circulent sont tout à fait en droit se rendre à l'extrémité de cette voie avant de se rabattre sur la 25 sinon ce serait ceux qui suivent qui passeraient devant eux. D'ailleurs, qu'ils se rabattent au début ou à la fin de cette voie revient exactement au même pour ceux qui sont sur l'autoroute.

    Par ailleurs, je suis d'accord avec vous sur le manque de respect des gens à propos du panneau "cédez" et il faut rappeler que ce panneau s'adresse à celui qui le voit sur sa droite, ce que certain ignorent en entrant sur l'autoroute mais aussi quand il en sortent à plus de 100 km sans se préoccuper de ceux qui viennent en trajectoire de collision sur la voie de service.

    Ajoutons que les brettelles d'accès sont conçues pour accélérer jusqu'à la vitesse de ceux qui sont déjà sur l'autoroute pour s'insérer avec aisance entre deux voitures, pas y entrer à 50 km/h pour causer un freinage subit ou un accident aux autres qui arrivent à 100 km/h (hors pointe bien entendu) sur la voie rapide...

    Tout cela s'enseigne dans les écoles de conduite mais on constate encore aujourd'hui les méfaits qui ont été causés par l'abolition du cours de conduite obligatoire pendant 10 ans et pour les plus vieux, qui ne s'en souviennent plus ou s'en "sacrent"...

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