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Libre opinion

Gilles Bordonado

Mardi 6 mars 2018

Femme de tête

Il y a quelques années, je soulignais dans cette chronique que ce nouveau millénaire serait celui des femmes, et force est de constater qu’il en sera bel et bien ainsi.

Elles sont plus nombreuses à accéder aux études supérieures et prennent donc, invariablement, une place de plus en plus prépondérante dans la société civile. Le taux de réussite scolaire chez les jeunes femmes est bien supérieur à celui des jeunes hommes, tant au primaire, au secondaire, au collégial qu’à l’université. Au point qu’enfin, on parle des catastrophes inhérentes au décrochage des garçons. Les femmes occupent une place qu’elles méritent de plein droit. Et elles le méritaient depuis un bon bout déjà.

S’il reste quelques boys clubs comme certains conseils d’administration de grandes entreprises, les partis politiques et des métiers traditionnellement masculins, le phénomène a changé dans bien d’autres domaines. On voit des femmes accéder à des postes prestigieux, car elles le méritent amplement. Elles sont formées et mieux préparées que bien des hommes. De plus, elles jouissent de plus en plus de l’expérience qui manquait à tant d’entre elles.

On n’a qu’à regarder le nombre accru de femmes dans les domaines de la santé et des affaires pour se faire une idée assez claire des virements de situation qui se vivent dans la société civile. Les femmes influencent les décisions. Leur arrivée dans les postes de direction aura un impact durable sur les organisations dont elles assureront l’avenir.

L’entrée de Valérie Plante à la mairie de Montréal est une démonstration de ce changement de garde. Cette femme de tête n’a pas eu peur de s’attaquer à un personnage politique que l’on croyait imbattable et qui se croyait imbattable.

À la chambre de commerce, la proportion de femmes d’affaires est en croissance exponentielle. J’ai siégé quatre ans au conseil d’administration il y a quelques années. J’avais confié mon malaise de voir si peu de femmes à la table. Aujourd’hui, la moitié des administrateurs sont des administratrices.

Dans la chronique évoquée au début, je lançais un appel aux gars. Je leur disais de se déniaiser, de lâcher certaines priorités futiles pour se consacrer à des priorités plus importantes, dont les études. Il semble que certains aient entendu ce message, puisque la réussite scolaire des garçons va en progressant… et les femmes y contribuent largement. Elles représentent désormais des concurrentes à part entière sur le marché du travail, par leur ardeur au boulot et leur compétence. Elles poussent dans le derrière des gars et c’est tant mieux.

Bonne fête, mesdames!

 

***

J’en profite en terminant pour remercier ces femmes qui partagent ma vie : ma conjointe, Suzanne, nos filles, Émilie et Rosemarie, ma maman, Louise, ma sœur, Diane, les précieuses employées de La Revue, Véronick, Lise, Annie, Mélanie, Vivianne, Lison, Carolle, Julie, Pénélope et Cinthia, et nos collaboratrices Jocelyne et Nancy, ainsi que toutes mes bonnes amies et connaissances qui font que notre monde – et le mien – tourne si rond!

2018-01-16 au 12-31 Monde à Vie CEL

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