Terrebonne, mardi 7 février 2012
Par Claude Martel
Mardi 24 août 2010
Les 60 ans de Our Lady of the Holy Rosary / Notre-Dame-du-Saint-Rosaire
Le 30 août, les paroissiens de Notre-Dame du Saint-Rosaire célèbreront les 60 ans de leur paroisse. En ce jour de 1950, Monseigneur Joseph-Arthur Papineau, évêque de Joliette, promulgua le décret d'érection canonique de ce que l'on désignait à l'époque comme la paroisse catholique anglaise de Mascouche.
Les débuts de Terrebonne Heights
Au cours des années 1920-1930, le sud-ouest de Mascouche était en plein développement de villégiature. Les promoteurs de «Terrebonne Garden» parvinrent à vendre bon nombre de lots sur les rues adjacentes au chemin des Anglais. La majorité de leurs clients provenaient du sud-ouest de Montréal, donc de milieu anglophone issu majoritairement de confession anglicane. D'ailleurs, cette communauté ne tarde pas à s'organiser afin de combler ses besoins de culte.
The St. Mary's Mission of Terrebonne-Heights
En 1948, le secteur compte une vingtaine de familles catholiques anglophones désirant se doter d'une école et d'une paroisse. Sous l'initiative des familles John Théberge et James McCune (voisins et beaux-frères), des démarches furent entreprises à cet effet. C'est ainsi que le 2 juin 1948, le père Raymond Fitzgerald, un rédemptoriste d'Ottawa, célébra la première messe catholique dans la maison de James McCune, sur la rue Brompton. On eut recours par la suite à une tente de l'armée comme lieu de culte. La nouvelle mission s'active rapidement avec une retraite au début de l'été qui attire 165 fidèles. Dès septembre 1948, une petite école temporaire s'ouvre sur la rue Joy.
Le 30 novembre 1948, l'évêque de Joliette consent à mettre en place un comité de syndics chargé de la construction d'une chapelle. Encadrés par le chanoine Caillé, curé de Saint-Henri-de-Mascouche, MM. John Théberge, J.D. Stuart, Pat Murphy, Alfred Tessier et C.G. Goughlin se mirent à l'œuvre. On décide d'emprunter un montant de 10 500 $ auprès de divers paroissiens de Saint-Henri-de-Mascouche au taux de 3 %, pour une période de deux ans.
La construction de l'église
La construction de l'église débute le 12 septembre 1949. Les travaux progressent si rapidement qu'une messe est célébrée à Noël dans le soubassement de l'église par le père W.J. Cassidy, qui fait office de missionnaire depuis 1948. Le 2 juillet suivant, on y célèbre la première messe dans l'église. Elle fut bénie par Mgr J.-A. Papineau le 13 août suivant.
Les paroissiens accueillent leur premier curé en titre le 31 août 1950. On profite de l'été 1951 pour y ériger le presbytère. À la fin de l'été 1952, on effectue la première finition intérieure de l'église, notamment afin de l'«hiverniser». En décembre 1956, on procède à l'achat d'un terrain de M. Raoul Chartrand afin d'aménager le cimetière paroissial. Au cours de l'année 1958, on finalise l'intérieur de l'église : décoration, tuiles. Les bancs sont installés en mars 1959. En septembre 1963, on procède à l'érection de la tour des cloches, lesquelles seront bénies en mai 1965, lors du 15e anniversaire de la paroisse.
La francisation de la paroisse
Avec le Concile de Vatican II, les messes en latin firent place à des messes en anglais et en français. On introduit donc, vers 1965, des célébrations en français. De plus, la grande vague d'exode des régions périphériques du Québec provoque chez nous, à la fin des années 1960 et au cours des années 1970, une forte croissance démographique de francophones qui viennent s'établir à Mascouche. De plus, il appert qu'après l'élection du Parti Québécois, en 1976, bon nombre d'anglophones du secteur quittèrent le Québec. Leurs maisons accueilleront de nouvelles familles francophones, si bien qu'à la fin des années 1970, la population de la paroisse était devenue majoritairement francophone. Le quartier, qui prit le nom de «Mascouche-Heights» au début des années 1970, s'affirmait de plus en plus sous le nom de «Mascouche en Haut»!
C'est l'abbé Desrosiers qui fit changer le nom de la paroisse afin de le rendre bilingue.
Les 25 ans de la paroisse
Au cours de l'année 1975, la communauté célébra les 25 ans de la paroisse. Une dizaine d'activités permirent de souligner l'événement, dont une grande messe en latin célébrée par le premier curé de la paroisse, l'abbé Albéric Lalande.
La paroisse Saint-Benoît
En 1980, la partie «Mascouche-Ouest» de la paroisse est amputée afin de former la nouvelle paroisse de Saint-Benoît. En 2004, cette paroisse fut supprimée, et Notre-Dame-du-Saint-Rosaire retrouvait son territoire d'origine. Toutefois, la messe fut célébrée à Saint-Benoît jusqu'au 9 juin 2010. La croix de Saint-Benoit fut rapatriée à l'église.
La paroisse en 2010
Avec un peu plus de 7 200 paroissiens, on y retrouve une paroisse en croissance où la vie pastorale est très active. L'école du dimanche et la messe spéciale dédiée aux enfants attirent plusieurs jeunes familles.
Malgré le fait que le nombre de paroissiens anglophones ait considérablement diminué, on constate que ceux qui assistent à la messe en anglais du dimanche matin proviennent de l'ensemble de la région. Dans les faits, la paroisse dessert maintenant les anglophones du sud de Lanaudière. On retrouve aujourd'hui trois messes en français par semaine et une en anglais. L'église se trouve au 388, chemin des Anglais à Mascouche.
Liste des curés
1950-1965 Albéric Lalande
1965-1968 Roland Bérubé
1968-1970 Albéric Lalande
1970-1974 Yvon Boisjoli
1974-1978 Luc Marsolais
1978-1988 Jean-Marc Desrosiers
1988-1990 Onil Abran
1990-1997 Benoit Houle
1997-2000 Michel Lapalme
2000-2003 Yves Chamberland
2003-2009 Claude Ritchie
2009-aujourd'hui Éric Généreux (prêtre modérateur)
Sources :
Fonds Aimé Despatis - dossier Terrebonne Heights, Société d'histoire de la région de Terrebonne.
Entrevue effectuée le 4 août dernier avec Mme Constance Gallager et M. Robert Locas.
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