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Un Brin d'histoire
Un paysage très typique des rues de Terrebonne en 1917, ici la rue Saint-André, entre Saint-Jean-Baptiste et Saint-Pierre. (Photo : SHRT, Coll. Frère Savignac)

Un Brin d'histoire

Claude Martel

Vendredi 29 septembre 2017

Petits articles de L’Écho de Terrebonne

 

On poursuit notre analyse du journal L’Écho de Terrebonne (1917-1921) et cette semaine, on vous propose quelques courts articles qui évoquent bien la vie, les mœurs et les préoccupations des concitoyens de l’époque. 

 

Dix règles d’éducation

1- Habituez vos enfants dès leur plus bas âge à une obéissance immédiate et absolue;

2- Unissez la fermeté à la douceur;

3- Ne leur faites jamais une promesse que vous ne soyez certain de pouvoir leur tenir;

4- Si vous dites à un petit enfant de faire quelque chose, montrez-lui comment il faut qu’il s’y prenne et veillez à ce qu’il le fasse;

5- Punissez toujours les enfants qui désobéissent de propos délibéré, mais ne le faites jamais avec colère et emportement;

6- Rappelez-vous qu’une légère punition, lorsque l’occasion l’exige, est toujours plus efficace que la menace d’un châtiment plus grand pour le cas où la faute se renouvellerait;

7- Ne leur permettez jamais de faire ce que vous avez défendu, quand les circonstances sont les mêmes;

8- Ne leur donnez jamais une chose parce qu’ils crient pour l’avoir;

9- Apprenez-leur que le seul moyen sûr de paraître bon est de l’être en effet;

10- Accoutumez-les à respecter scrupuleusement la vérité dans leurs petits rapports. Ne leur passez aucun mensonge.

 

La mendicité dans notre ville

Un règlement municipal interdit la mendicité dans notre ville, et l’inspecteur est autorisé à donner à manger aux frais de ville aux miséreux qui ont faim et à les héberger s’ils n’ont pas l’argent voulu pour aller coucher aux hôtels.

Cette sage mesure est faite dans l’intérêt des citoyens de cette ville, pour les protéger contre les faux mendiants.

Et cependant, il ne se passe guère une journée sans qu’un ou plusieurs de ces derniers parcourent notre ville, tendant la main comme s’il n’existait aucun règlement contre la mendicité. Ceci est une disgrâce, en attendant que ce soit un malheur; car c’est la plupart du temps sous les allures des mendiants que s’introduisent les apaches qui méditent un coup dans les campagnes.

Il y a ici des œuvres de charité pour secourir les vrais mendiants. Donnons à ces œuvres et demandons au conseil [municipal] qu’il fasse respecter le règlement.

 

Le baseball à Terrebonne

Notre club local semble vouloir reprendre le terrain perdu en gagnant sa deuxième partie consécutive.

Le 18 juin [1920], le C.P.R. fut battu par un score de 7 à 4 et le 20 juin dernier, le club d’Oka était défait 14 à 5.

Cette dernière partie fut des plus sensationnelle, mentionnons : Ti-Georges Hémond au deuxième but qui a joué une partie à la « Collins », Paul Mathieu, receveur et Lambert, lanceur, semblent bien se comprendre et par là font tous deux du bon travail.

« L’Écho de Terrebonne » publiera à chaque mois, la moyenne du travail des joueurs du Terrebonne, à vous les fervents du sport de vous rendre en grand nombre pour encourager l’équipe de MM. Tanguay et Dugrenier.

 

Protégeons les oiseaux

Il n’est pas question des moineaux, mais des oiseaux migrateurs, qui sont tous insectivores. Ces oiseaux sont les principaux agents destructeurs des insectes nuisibles dont ils empêchent la trop grande production, préservant ainsi les moissons des vergers aussi bien que les arbres dont l’ombre protectrice nous est si agréable et si utile.

Nous pourrions attirer ces oiseaux en empêchant tout garçonnet de les effrayer en leur lançant des pierres, en empêchant la destruction de leurs nids, et même en leur construisant, comme le font quelques-uns, des petites maisons dans des endroits convenables comme les jardins, les parcs, les cimetières.

Une loi défend sous peine d’amende de tuer aucun de ces oiseaux insectivores ou de détruire leurs nids. Il serait bon que les contrevenants soient rappelés sévèrement à l’ordre. C’est un reste de barbarie que d’être cruel pour ces créatures alliées qui parent nos parcs et nos bois ou même d’être simplement indifférent au charme de leur chant et de leur beauté.

 

Un bain public à Terrebonne

(NDLR ­– Le terme «bain public» signifie aujourd’hui une piscine publique.)

Terrebonne a une population d’au-delà de 2000 habitants pour la plupart des locataires; n’ayant pas eu le choix, ils furent obligés de se loger dans des maisons plus ou moins salubres. Un grand nombre de ces derniers sont des logements de vieux style et par conséquent dépourvus de chambre de bain. L’on voit ici la difficulté que rencontrent ces personnes pour prendre un bain de corps; et cependant rien n’est meilleur pour la santé que de pouvoir, deux ou trois fois la semaine et plus souvent selon certains médecins, bénéficier de ces nettoyages en règle.

C’est par esprit civique et pour le plus grand bien de nos citadins que nous nous permettons de lancer cette idée de la construction d’un bain public en notre ville.

(L’article se poursuit longuement et fait état des nombreux adversaires au projet; si bien qu’aucune piscine publique ne sera construite.)

 

Un salaire pour notre maire

Tout employé doit avoir un salaire… et cependant, nous avons à l’Hôtel de Ville un citoyen qui dépense ses énergies pour les citoyens de Terrebonne sans que l’on parle de le rémunérer pour ses bons services. Il est à la tâche tous les jours et bien souvent au détriment de son commerce. Quelle que soit l’heure que vous vous présentez chez lui, vous le trouvez toujours souriant et heureux de vous servir. Demandez à nos Échevins combien maintes fois il les appelle en caucus… toujours pour protéger ses concitoyens. Bref, il serait trop long d’énumérer tout ce que notre Maire fait pour notre bien… Allons Messieurs les Échevins, un bon mouvement et votez un salaire à Notre populaire Maire… vos électeurs ne vous en feront pas le reproche… Soyez-en persuadés.

 

 

Source : Journaux L’Écho de Terrebonne de 1917 à 1921.

24 novembre 2017 Rive nord bas

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