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Un Brin d'histoire
Sœur Denise, en 1978, devant l’ancienne maison du bedeau où prenait place le Centre d’entraide de Mascouche. (Photo : archives La Revue)

Un Brin d'histoire

Claude Martel

Vendredi 27 octobre 2017

Le Centre d’entraide de Mascouche a 50 ans

Des sources mentionnent que dès 1962, l’on retrouvait à Mascouche de l’aide pour les démunies, mais c’est véritablement avec l’arrivée, en 1967, de sœur Denise-Thérèse, de la communauté des Sœurs de la Providence, que prend son envol le Centre d’entraide de Mascouche.

 

Au temps de sœur Denise

Le 7 novembre 1967, sœur Denise (Laura Bineault) vient répondre à l’appel lancé par la fabrique de la paroisse (catholique) de Saint-Henri de Mascouche afin qu’une personne-ressource vienne encadrer l’aide aux familles démunies de Mascouche. À son arrivée, elle aménage l’ancienne maison du bedeau avec l’aide de quelques bénévoles. Le «vestiaire paroissial», comme on l’appelait à l’époque, prit vie. Sœur Denise en devient rapidement l’âme; d’ailleurs, on lui attribue rapidement le titre de «l’ange gardien de Mascouche».

On la décrit comme un être plein de bonté, de douceur et de générosité. On la retrouvait, sept jours sur sept, dévouée avec ardeur pour améliorer le sort des déshérités. Elle ne recevait pas de salaire, pas de subvention, elle était toujours là pour aider un citoyen qui se voyait impuissant face à la bureaucratie gouvernementale, et elle savait mettre les gens en relation. Bref, elle semait l’espérance et la joie de vivre malgré les épreuves surprises de la vie! Pour ce qui était de l’argent, elle laissait cela à «saint Joseph»; elle disait toujours : «saint Joseph s’occupe du budget»! Elle ne manqua pas de fonds et chaque année, la maison-mère des Sœurs de la Providence versait un don de 500 $ au Centre d’entraide. Accompagnée de 6 ou 7 bénévoles, sœur Denise accueillait les gens de toutes conditions et de toutes les confessions, sans discrimination. Son sourire, ses bons mots, sa chaleur humaine sans pareille étaient connus de tous à Mascouche.

La petite maison blanche sise derrière l’église dû faire place, en 1978, à l’agrandissement de l’école Sacré-Cœur (aujourd’hui une composante de l’école Le Prélude), si bien que faute de preneur, la maison fut détruite. Devant la nécessité que l’œuvre poursuive ses activités, le conseil de fabrique décida d’abriter le Centre dans un local adjacent au garage du presbytère. Mais l’exiguïté des lieux obligea la construction d’un nouvel espace voisin, dont la majeure partie des travaux fut exécutée par la Ville de Mascouche. C’est ainsi que les nouveaux locaux du 2998 Sainte-Marie (l’actuelle salle Saint-Henri) accueillirent, à compter du 16 décembre 1978, le nouveau Centre d’entraide de Mascouche. La cérémonie inaugurale était présidée par Mgr René Audet, évêque de Joliette, qui bénit les lieux en ces termes : «Manifestation de l’amour et de la charité de Dieu, signe d’espérance et remplie de promesses, nous demandons au Seigneur de bénir cette maison.» En complément, le prélat fit une louange du travail de sœur Denise et de ses bénévoles, rappelant que «cela n’a pas de prix»!

Installés dans des locaux plus spacieux, sœur Denise et ses bénévoles purent accueillir tous ceux et celles qui tendaient la main. Mais un beau jour de 1990, un cancer du sein afflige notre bonne sœur dirigeante; la maladie l’obligea à se retirer de Mascouche. Elle céda le flambeau à l’agente de pastorale Louise Bouffard, qui prit la direction du Centre à une époque où la demande était en forte croissance. Afin de réponde à cette augmentation, le Centre est agrandi en 1993.

Les défis du XXIe siècle

L’augmentation significative de la clientèle oblige la fabrique à revoir sa vision de développement du Centre. C’est dans ce contexte, un peu de discorde, que la directrice quitte le Centre en 1997. Toujours sous la gouverne du conseil de fabrique, la paroisse forme un comité de coordination présidé par Solange Bérard et assisté de Pierre Raymond et René Turcotte.

En 1999, il fallait se rendre à l’évidence que l’espace requis était insuffisant. La fabrique décide donc de déménager le Centre dans un local loué au 2822 Sainte-Marie. Les Chevaliers de Colomb de Mascouche voient à rénover le nouveau local commercial, plus visible et offrant un plus grand choix de marchandise. Mais la demande est toujours en forte croissance, si bien qu’en 2004, le conseil de fabrique décide d’acheter l’ancien garage d’ALBI Mazda au 3320 Sainte-Marie, afin d’y aménager un magasin spacieux et fonctionnel, et dont l’espace fut réaménagé en 2014.

Depuis 2015, une équipe de coordination formée de Laurence Duval, de Frédéric Hamel et d’Éric Généreux gère l’un des plus gros centres d’entraide au Québec.

Aujourd’hui, 50 ans après l’arrivée de sœur Denise, le Centre d’entraide de Mascouche vient toujours en aide aux Mascouchois qui sont temporairement dans le besoin, soit en leur donnant des bons d’achat de nourriture, des vêtements, de meubles, des jouets, des accessoires divers ou de l’aide sur le plan scolaire. Avec ses 25 000 pieds carrés de surface, le Centre offre un éventail de produits à très bas prix. Le tout est rendu possible grâce aux dons des citoyens de la région et à 161 bénévoles dont la moitié sont des très assidus. Depuis un an, le Centre offre un tout nouveau service les mercredis et vendredis midi, avec un «bistro-bouffe» proposant de bons repas pour si peu que 4 $. La contribution de jeunes trisomiques de la région, ainsi que des jeunes de l’école l’Impact et de l’école du Coteau, rend possible ce projet.

Cette grande œuvre de bienfaisance ne pourrait exister sans l’apport de nombreux bénévoles comme Noëlla Crépeau, qui malgré ses 88 ans est toujours au poste à la banque alimentaire, ou comme Nicole Dubé, qui œuvre au sein du Centre depuis 1978. On ne peut passer sous silence les dons des discrets partenaires de la communauté tels que Maxi, IGA, l’Aubainerie, Dolce Sapore, ou Carolyn Design.  

 

 

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Source : Archives La Revue et entrevue tenue le 19 octobre 2017 avec Laurence Duval, Éric Généreux, Solange Bérard, François Gagné et Nicole Dubé.

17 decembre 2017 Sports Expert cell

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